lundi 20 août 2012

Après le rainbow warior et les 35 heures : un nouveau scandale!


Vous n’êtes pas sans avoir appris par voie de presse qu’un nouveau coup a été porté à la liberté de circulation par le sinistre représentant de la gauche molle qui siège désormais à l’Élysée.

Des radars nouvelle génération vont permettre à l’état de récupérer encore plus d’argent. Ils seront mobiles, « embarqués » comme on dit et nul ne pourra y couper ! Déjà, en 2012 suivant plusieurs sources, l’Etat va récolter 700 million d’Euros d’amendes… une bénédiction pour le déficit public, certes, mais qui paye ? ce ne sont pas les délinquants sexuels (qui, eux, sont laissés en liberté, quel scandale !) c’est bien l’élite de la nation, qui au volant de sa voiture durement gagnée et chèrement payée se retrouve mis à contribution ! Que les déficits socialistes soient comblés par des contraventions de sympathisants, voire de militants UMP, on ne saurait tolérer pareil scandale.

Mais que faire ? Contre le gauchisme, il faut employer des armes de gauchistes ! On peut commencer par signer la pétition sur le net. Ce genre de pétition est cependant rarement suivie d’effet, et puis je trouve qu’aller protester contre des radars, c’est un peu crier sur les toits  qu’on est bien décidé à ne pas respecter le code de la route ! Dans un état policier comme le nôtre où l’on ne peut même pas s’envoyer trois anisettes avant de prendre le volant (alors que les bougn… les habitants des cités tirent sur la maréchaussée à la chevrotine – oui, parfaitement, à la chevrotine, vous n’avez pas regardé les infos ?) je n’irais pas délibérément mettre mon nom sur une telle liste.

Non, je vais vous révéler gratuitement et sans plus attendre le système infaillible : la grève de l’excès de vitesse. Sachant que la moitié de la population française (et même bien davantage), a des sympathies portées plutôt à droite, si, dès aujourd’hui, tous les sympathisants UMP et apparentés se mettent à rouler systématiquement en deçà de la vitesse limite (mettons 5 à 10 km/h) les gabelous de la route feront chou blanc, la source se tarira et les socialistes devront bien trouver ailleurs une autre vache à lait !

Et qui sera bien attrapé ? Le flanc aux pruneaux !

jeudi 16 août 2012

Prenez des bains pour la planète!


Vous voulez faire « un geste pour la planète » et on vous dit « prenez des douches au lieu de bains »,  au motif qu’une douche se serait 30 litres d’eau et un bain 80.

Je vais d’abord discuter des chiffres : on dit 30 litres une douche. 30 litres mon œil ! ça dépend quand même de la durée de votre douche… Dans votre bain,vous pouvez y passer une heure sans problème ; si vous voulez en faire autant avec la douche, je me demande combien de flotte va passer dans l’égout…On dit un bain : 80 litres, et là je redis mon œil… on peut prendre un bain avec moins d’eau que ça. On fait juste couler un peu d’eau au fond de la baignoire, on se glisse dedans, et on laisse un filet d’eau chaude couler pour conserver la bonne température. A moins qu’on ait affaire à un hippopotame obèse, 45 litres suffisent à un être humain adulte normal.
 
Vous n’avez pas de piscine privée ? vous ne prenez pas l’avion pour vous bronzer les fesses au Maroc ? Vous passez vos vacances chez votre belle-sœur ou à la maison comme un français sur deux ? Alors vous pouvez prendre des bains tous les jours si vous voulez en restant tout à fait supportable pour la planète. Rien ne vous empêche de récupérer l’eau pour arroser le potager ou les plantes en pots, ou pour dégrossir la vaisselle…

D’ailleurs, songez-y bien à deux fois avant de renoncer aux bains. Un bon bain chaud est calmant, permet de méditer au calme, est relaxant au possible. Il vous évitera aussi vrai que 2 et 2 font 4 d’aller voir le médecin à cause du stress, et de prendre des antidépresseurs et autres produits chimiques, pas du tout écolo, eux.

Alors, faites « un geste pour la planète »… prenez des bains !

Pourquoi sommes-nous "stressés"?


Le mot stress, emprunté à l’anglais (américain) comme toutes les nouveautés bienfaitrices, est assez neuf dans notre langue, il remonte selon des sources fiables, aux années 50, mais est véritablement entré dans le langage courant au cours des années 80. Le stress est apparu en même temps que, disons, le confort moderne. Avec l’arrivée des antibiotiques, la généralisation de l’automobile, du frigo, de la télévision et de la longue cohorte des objets à moteur censés nous faciliter la vie, eh bien on est devenus stressés. Pourquoi, nous autres occidentaux, sommes-nous tellement stressés ?

Certes le risque de se faire estourbir à l’ancienne égorgé par un vagabond ou dévoré par une bête sauvage s’est sérieusement estompé. En contrepartie, dès lors qu’elle prend le volant, la plus pacifique des grand-mères gâteau se transforme en super prédateur potentiellement susceptible de réduire en bouillie depuis le hérisson fourvoyé jusqu’au cheval de trait échappé d’une ferme pédagogique, en passant, évidemment par tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un bipède humanoïde. Le meilleur conseil qu’on puisse donner au candidat à la longévité, c’est de bien regarder à droite et à gauche pour traverser et de ne prendre le volant qu’en cas d’absolue nécessité, sous peine de finir ses jours comme des gens aussi différents que le cinéaste Théo Angélopoulos, les écrivains Roland Barthes et Albert Camus, l’acteur James Dean, le poète Jean Follain, l’architecte Antoni Gaudi, le politicien d’extrême-droite Jörg Haider, l’actrice Grace Kelly, la «star» du cinéma pornographique Linda Lovelace, le boxeur Carlos Monzón,  l’écrivain niçois Louis Nucera, le ministre de la culture Michel d’Ornano, le peintre Jackson Pollock, le comique auvergnat Fernand Raynaud, l’écrivain Italo Svevo et  l’actrice Judy Tyler (à 24 ans, avec son conjoint et ses animaux de compagnie) et une quantité d’autres plus ou moins anonymes.

La voiture, en occident, est partout et on lui sacrifie notre environnement, elle prend, comme ces monstres des contes de fée, son quota annuel de chair humaine – sans faire le tri entre les jeunes et les vieux, mais avec tout de même une certaine préférence pour les jeunes. Cet objet, non content de nous écraser, nous rend également sourd. Le contemporain, en ville comme à la campagne, est environné nuit et jour par les vrombissements des automobiles. Des automobiles, en ville! mais à la campagne, où elles sont moins fréquentes, il faut ajouter  les tondeuses à gazon, les tronçonneuses, les débroussailleuses, les taille-haie, et, le bijou préféré des amis de la nature : la souffleuse à feuille, qu’on rencontre partout. Elle n’est pas mortellement dangereuse, certes, mais elle cumule quand même un bruit atroce (nécessitant l’emploi de protège-oreilles), une odeur de carburant consumé à vous faire tomber en syncope, un aspect proche de la chimère pesant sur les épaules du pauvre travailleur esclave de son engin, et, évidemment, une faculté à rendre irrespirable l’air environnant en ne laissant pas la moindre poussière au sol.

L’être humain est ainsi fait qu’il associe en général bruit et danger. Autrefois, le bruit sourd de la course du rhinocéros laineux sur la savane rouergate était signe qu’il fallait prendre ses jambes à son cou le plus rapidement possible. Aujourd’hui, on est environné des bruits de nos esclaves motorisés. Dans la cuisine, quel soulagement lorsque le four à nettoyage automatique cesse son travail! au jardin, quelle sensation de relaxation intense lorsque le voisin cesse de faire beugler son gyrobroyeur!
Si on est soulagé, c’est que l’on souffrait… Cette souffrance continuelle, c’est elle qui provoque le stress ! Pour l’éviter, une solution : éviter autant que faire se peut d’utiliser nos faux amis à moteur…

mercredi 8 août 2012

Encore la crise! (naïfs propos)

Depuis quelques temps, pour éviter le matraquage pro-stéroïde et autres stimulants, je me tenais éloigné des journaux, radio, et autres moyens de nous tenir au courant de ce monde passionnant dans lequel, à ce qu'on raconte, nous vivons. Pour plus de sureté, j'ai limité mon timide retour parmi les vivants au journal de midi trente de France Culture, radio ayant peu la propension à chanter les louange des sur-développés musculaires. Ce que j'ai appris ne m'a point engagé à reprendre plus avant contact avec les réalités médiatiques, car voici quinze jours, le tyran sanguinaire de Syrie massacrait des innocent, et voici qu'il massacre encore des innocents. Il y a quinze jours, l'économie Française était plus ou moins en crise, et voilà qu'on nous annonce une récession. Je suis aussi démuni devant ces deux événements chroniques, mais je me permettrais quand même de tenir quelques propos déplacés sur la récession.

Le journaliste de France Culture a constaté d'abord que les prévisions de croissance, pourtant établies par des organismes aussi sérieux que l'INSEE et le gouvernement, étaient erronées. J'en conclus que les prévisions de croissance sont un peu comme les prévisions météorologiques : on peut supposer qu'il fera beau, mais si ça se trouve, il pleuvra. Donc pas de croissance, mais une récession, faible sans doute, quelques dixièmes de pour-cents, mais inquiétante au possible. Elle est due, cette récession, à une faible consommation des ménages, et provoque la baisse du Produit Intérieur Brut. Je n'y connais rien, mais c'est la consommation qui baisse, et non la production. Il y a là au moins une incohérence logique que le journaliste de France Culture n'explique pas.

La consommation des ménages est en baisse, donc. On ne le dirait pas à contempler les légions de gros, de demi-gros et d'obèses qui ont envahi la place publique depuis que la chaleur estivale a fait disparaître les voiles derrière lesquels ils dérobaient au regard leurs produits intérieurs de brutes. Le journaliste indique précisément que c'est l'achat de voitures neuves qui a été insuffisant. Essayez pourtant de traverser une route de moyenne importance dans une ville secondaire d'une obscure province, ou  tentez de trouver un véhicule d'occasion de plus de sept ans, vous m'en direz des nouvelles!

 La France est pleine de voitures neuves, les vieux tacots qui faisaient le charme (et le danger, je suppose) de nos routes d'antan ont fait place aux véhicules dernier cri jusqu'au fond de nos plus rustiques campagnes. A supposer qu'il en reste, de ces campagnes qui faisaient aussi le charme de notre vieux pays, hélas tellement modernisé qu'on devrait, à l'entrée des villes, sur les panneaux indiquant le nom de la commune, en lieu et place de ces fleurettes désignant les "villes fleuries", apposer des parpaings qui désigneraient la cité la mieux bétonnée, il y en aurait, je vous le dis.

Donc, malgré nos efforts pour bouffer plus que de raison et rouler dans des voitures fraichement sorties d'usine au milieu de bâtiments sentant encore le ciment frais, le PIB va baisser. Le journaliste ne nous laisse pas attendre les conséquences dévastatrices de cet état de fait calamiteux : M. Hollande, notre chef d'état, dans ces conditions, aura bien du mal à réduire les déficits publics. Je ne voudrais pas avancer un raccourci trop osé, mais voilà : si je comprends bien (mais je ne comprends pas bien, et je ne suis pas le seul!) c'est parce que nous n'achetons pas de voitures neuves que le déficit public se creuse!

Naïvement, je pensais que si les finances publiques étaient en déficit, c'étaient que les dépenses de l’État dépassaient les recettes... et que donc il fallait soit diminuer les dépenses, soit augmenter les recettes - en clair, les impôts. M. Hollande, soyez un peu socialiste, vous qui avez été élu sous cette étiquette, augmentez donc les impôts directs!