samedi 23 juin 2012

Jouer avec excès comporte des risques


Sous M. Sarkozy, on a autorisé nombre de nouveaux jeux d'argent. On en a surtout autorisé la publicité, de manière à encourager ce vice. M. Hollande voudra-t-il changer tout cela?

"Jouer avec excès comporte des risques" vous prévient-on sournoisement. Ce qu'on ne vous dit pas, c'est quand l'excès commence. A mes yeux, c'est net, il commence au premier centime joué. Qu'espère-t-on en jouant? Devenir riche et échapper égoïstement à un destin médiocre? Une fois riche, on brise son couple, (pourquoi demeurer avec une demi-laide quand toutes les dames intéressées sont à vos pieds?) on abuse de la boisson (le Champagne, ça ne peut pas faire de mal, si?) on  achète des saletés nuisibles (à quoi bon avoir de l'argent si ce n'est pour le dépenser?).
 On finit cocu, battu, volé, avec une bonne cirrhose et des héritiers qui se déchirent sur le cercueil.

Et puis figurons-nous bien que c'est l'argent des perdants que le gagnant emporte! Au total, en France, 5 milliards d’euros de mises ont été enregistrées, soit en moyenne une centaine d'€ par personne, sachant qu’auparavant un tiers de cet argent est allé aux organisateurs et un tiers à l’État. Si l'on fermait la Française des Jeux et consort, on empêcherait peut-être l'avènement de quelques rares nouveaux riches, mais on permettrait certainement aux ménages modestes de vivre plus aisément et plus paisiblement.

Et si l'on commençait par ne pas en autoriser la publicité?

Austérité : et pourquoi pas?

On a peur, à ce qu'on lit dans une presse dite de gauche, de l'austérité, et on réclame l'augmentation des salaires, du SMIC, du RSA, mais on a tort, parfaitement. A quoi bon augmenter les salaires, puisque augmentation des salaire entraine augmentation des prix?  Laissons donc les salaires en paix et examinons le véritable problème : certains n'ont pas de toit, alors que d'autres possèdent des quartiers entiers. Qui, a votre avis, a besoin d'une cure d'austérité?

C'est clair, l'austérité ne doit pas s'exercer sur le revenu de l'ouvrier, ni même sur celui du facteur ou du maître d'école, non, elle doit frapper le possesseur de yacht en premier. Un yacht pour une seule personne, c'est un terrible gâchis. Donnons donc à ces gens une barque ou même une goélette, sur laquelle ils vogueront tout aussi bien et promenons plutôt le peuple sur ces grosses machines, ou transformons-les en hôpital flottant ou même en prison dorée pour malfaiteurs en col blanc, que sais-je? Ceci vaut pour tous les absurdes signes extérieurs de richesse vantés par les publicitaires... M. Bouygues n'a qu'une bouche, il n'a pas besoin de douze fourchettes.

L'austérité doit commencer par le haut! c'est ce qui, curieusement, échappe à nos gouvernants. Certes, baisser de quelques pour cents la paye des députés, c'est très joli du point de vue symbolique, mais il faut aller beaucoup plus loin.