mardi 6 novembre 2012

Les "socialistes" tombent le masque



Avec M. Hollande au moins, on a eu l’étiquette socialiste, rose clair si on veut, mais socialiste ! et voter socialiste, qui aurait cru que c’était voter à droite ?
Avec la création du ministère du redressement productif on était déjà un peu dubitatif. La compétition internationale, c’est un peu le dada de la droite. Parce qu’à cause de la compétition internationale, de la « mondialisation » n’est-ce pas, il faut renoncer à une société égalitaire, il faut se prosterner devant les riches qui créent des emplois en exploitant leurs employés et en dépensant leur richesse alors que nous, pauvres pauvres, on ne crée pas d’emploi ni en travaillant nous-mêmes, ni en allant chez le boulanger acheter le pain sur levain ou chez le boucher acheter le veau de l’Aveyron bio. Redressement productif mon cul. Partageons d’abord ce qu’on a, on produira davantage ensuite, si nécessaire.
Petite parenthèse sur le mariage pour tous, qui certes va dans le sens de l’égalité des droits, mais ne touche en rien au problème de l’inégalité des revenus. Si on vote à gauche, c’est pour avoir une société où les plus forts, les mieux nés ou les plus malins n’empêchent pas les autres d’avoir leur place au soleil. A droite, on est conservateur, on trouve que le monde est bien comme il est, c’est la nature qui veut ça, le patron naît patron, l'ouvrier bosse pour faire vivre des enfants qui deviendront à leur tour ouvriers, à l'ordre des choses il ne faut surtout rien changer, à part sa voiture, évidemment, son téléphone portable, son ordinateur… si on a l’argent pour, et sinon, on peut s’endetter c’est bien pour la banque.
Le  mariage pour tous… ça fait bien rire, plus personne ne veut se marier, sauf les homosexuels – il paraît qu’on vit trop longtemps pour se marier… et pourtant la vie est bien courte… homosexuel ou pas. L’adoption pour les couples homosexuels ? une loi ne suffira pas… il faudra encore convaincre les tribunaux, je crois que ce sont eux qui décident de la validité des adoptions… Enfin, beaucoup de bruit pour peu de résultat.

Le nucléaire, on savait que Hollande n’était pas contre, on n'attendait rien de ce côté-là, à moins d’un "Fukushima" local, et encore… L’aéroport de Nantes, vu que Jean-Marc Ayrault est de Nantes, on savait qu’on allait devoir y passer, et puis, un aéroport de plus ou de moins… remarquez que je ne prends jamais l’avion, et surtout je n’ai aucun goût pour le béton! Il paraît que quand le bâtiment va, tout va... et pourtant,  allez planter des salades dans le béton!
Bref, le Hollande n’a rien d’écolo, mais absolument rien, bien que certains à droite aient émis à haute voix des craintes... ce gouvernement pourrait être l’otage des quelques « verts » à des postes de responsabilité. L’écologie, ce n’est pas le plus urgent, l’écologie, les Français s’en foutent. Ils n’ont été que 2% à voter pour Mme Joly. Il faut dire qu’elle ne présente pas bien : son visage, vieux, son accent, étranger, et puis c’est une femme, et d’ailleurs elle est juge, ce genre de personne qui fait parfois respecter le droit ! Bref, dehors l’écologie, on verra ça quand, comme aux États-Unis, l’espérance de vie commencera à baisser, quand l’air deviendra irrespirable ; - mais même alors, on pourra toujours mettre en vente des masques à gaz fort seyant, qui nous apporteront peut-être moult parts de marché.
Le plus urgent, c’est comme je le croyais de prendre des mesures pour diminuer les inégalités. Si on a élu un socialiste, c’est pour ça, ou alors les mots n’ont plus aucun sens. Or un certain M. Gallois, Louis de son prénom, nous a sorti de son chapeau un très vilain rapport, où il est dit que les parts de marché de la France ont gravement baissé ces dernières années. Deux remarques à cet égard : dans le même temps les rémunération des chefs d’entreprises, ces incapables qui laissent les étrangers nous prendre nos places sur les marchés, ont-elles diminué ? pas que je sache... Comment le comprendre ? D’ailleurs, comment sait-on qu’une entreprise est française ? A la nationalité de ses actionnaires ? Bref, le Louis Gallois demande un crédit d’impôt de 20 milliards pour les entreprises. Le MEDEF applaudit à tout rompre, la droite se demande si Hollande aura le « courage » de le faire.
Eh bien oui ! M. Hollande a le courage de céder au MEDEF ! M. Ayrault annonce qu’il accorde ce crédit d’impôt aux entreprises !  et pour le financer, vous savez quoi ? l’état va faire des économies et la TVA va augmenter. Il fallait y penser, et M. Sarkozy y avait pensé.
Vous vous en foutez sûrement mais je vais quand même vous dire ce que j’en pense, moi. C’était une sacré connerie soufflée à Sarkozy par le MEDEF, et c’est toujours une connerie, même dans la bouche d’un soi-disant socialiste.

Baisser les impôts des entreprises, supprimer une partie des services publics et taxer le pauvre monde ! Le MEDEF l’a rêvé, Jean-Marc Ayrault veut le faire! Et vous savez quoi ? FO trouve que c’est très bien…

vendredi 12 octobre 2012

Petit cours de parisien cultivé à l'usage des provinciaux honteux.



Si vous êtes comme moi provincial, vous avez peut-être déjà ressenti cette injustice : vous avez beau avoir obtenu une licence en lettres, il vous suffit d’ouvrir la bouche pour que vous soyez catalogué citoyen de seconde zone. Vous avez une tare, vous êtes comme le valet de Molière qui répondait à sa maîtresse précieuse « je parlons tout dret comme on parle cheux nous ! ». Cela ne fait pas très sérieux, et, on en garde, qu’on en ait conscience ou non, un léger sentiment d’infériorité. Ayant appris que mon accent venait de l’occitan j’ai décidé de l’apprendre hélas, si en français j’ai l’accent auvergnat, je parle l’auvergnat avec un vilain accent français! La malédiction, ou plutôt la mauvaise diction me poursuit.

Un ami me racontait qu’ayant passé son enfance en région parisienne il suivit ses parents qui déménageaient à Perpignan. A l’école, un camarade s’écria en l’écoutant : « Il parle comme à la télé ! ». Rappelons qu’on ne parle pas comme on veut à la télévision : un organisme vérifie que le français y est correct, et les provinciaux n’ont pas le droit de s’exprimer comme cheux eux, il leur faut respecter la diction française. Le vieux dictionnaire qui m’a accompagné dans mes études le signalait en préface : la prononciation indiquée est celle du  parisien cultivé. J’avais fait l’effort de me cultiver, mais pour faire partie de l’élite, il m’aurait fallu changer de ville. Est-ce que je n’étais pas aussi français, moi, Clermontois, que les Parisiens? Il faut croire que non.

Voici donc un petit cours de diction à l’usage des provinciaux qui veulent progresser dans la voie de la parisiannité cultivée. Évidemment, j’ai exagéré les effets pour signaler clairement les tendances.

La principale tare du Clermontois, et de bien des méridionaux, c’est que la prononciation des phonèmes varie en fonction de la syllabe.

Les voyelles

/é/ et /è/
 En provincial, « J’aime » se prononce /jèm/, avec un è ouvert, mais « j’aimais » se prononce /jémé/  avec deux é fermés au lieu du parisien cultivé j’èmè. Ainsi les humoristes Chevallier et Laspallès, dans la saynète la pizza pomme de terre (4: 05) où ils se moquent des provençaux, constatent qu’en Provence le rosé se boit /tréfré/ et non /trèfrè/, comme en parisien cultivé.

On distingue deux types de syllabes : les ouvertes : fraîche prononcé /frèch/ et les fermées frais prononcé / frè/, sans consonne à la fin. En syllabe ouverte les méridionaux ont tendance à ouvrir la voyelle, et à la fermer en syllabe fermée. Par exemple, paix se dira /pé/ et non /pè/, mais  paisse /pès/. Pour devenir un parisien cultivé, il faut donc s’habituer à boire son rosé /trèfrè/ et non /tréfré/.

/o/ et /ó/
 Rose se prononce, en parisien cultivé, /róz/ (o fermé) et non /ròz/ avec un o ouvert, même chose pour mauve etc. Un provincial pose /pòz/ posé /pózé/. Pour Cholet (ville), le parisien cultivé dira /chòlè/ alors que le méridional dira /chólé/.

/o/ et /eu/
Le parisien cultivé confond volontiers /o/ et /eu/ par exemple « un pot » et « un peu » hors du contexte de la phrase sont difficile à distinguer, ce qui laisse le provincial assez perplexe.

Voyez par exemple la saynète (10 : 35) de Bigard   où il remarque que « Faut qu’j’y aille » /feukjiaï/ signifie « enc… de militaire Américain » (« fuck G I ») ce qui n’est absolument pas vrai pour un provincial. Bigard, certes, est provincial d’origine, mais il est Normand, et le Normand se rapproche souvent du Parisien cultivé son voisin.
Lorsqu’en 2000 il a fallu trouver un équivalent  parisien cultivé au mot anglais bug, c’est le mot bogue qui fut choisi, ce qui paraît très naturel à un parisien cultivé, puisque bogue se prononce plus ou moins /beug/ pour lui, mais pas du tout au provincial que je suis.

Précisons qu’il ne s’agit que d’une tendance, qui n’est pas systématique et ne concerne pas tous les parisiens cultivés.

Le /eu/ lui même est contaminé par le /o/.
Ainsi le mot peloton est symptomatique, car le parisien cultivé a horreur des « e » dits caducs, il les évite systématiquement. Par exemple il dira « systématiqu’ment » et donc, parfois « p’loton », d’autre fois il voudra conserver le « e » de la première syllabe et dira alors « poloton », voire « poleuton ».

Quand, dans une bande dessinée, on veut signifier qu’un personnage est sans éducation, on met des apostrophes à la place des e… (facil’ment…) eh bien on obtient de la sorte la prononciation du parisien cultivé. Y compris dans les médias les plus sophistiqués, on dira fréquemment « et maint’nant l’journal » « les cours d’la bourse » et c…
  
Le « e » dit caduc réapparait en parisien cultivé à des endroits tout à fait saugrenus.
Par exemple, un parisien cultivé ne peut pas prononcer parc des princes /parkdéprins/ il ajoute un /e/ de soutien et dit « parc-eu-des-princes ». Le coureur automobile Gerhart Berger a été pendant toute sa carrière affublé d’un /e/ et s’est appelé en France Guérart-eu-berger. Les ours blancs sont des ours-euh-blancs, les films noirs des film-euh-noir, et c.
Une telle prononciation est à éviter à la Comédie Française, les alexandrins supportant difficilement ce procédé.
Par contre prononcer PSG « Pé-esseu-gé » vous désigne aussitôt comme supporter Marseillais.

Le /a/,
En parisien cultivé il y a plusieurs /a/ celui de « pâte » et celui de « patte ». Le provincial du sud les ignore royalement.  Il faut qu’il s’imagine en train de se racler la gorge ou même de vomir pour former le /â/ convenable.
L’autre/a/ tend en général vers /è/ « Je vous donne les dètes du concert de Johnny » « Mèdème Chirac a ouvert la cérémonie ». Le /è/ est d’ailleurs plus largement ouvert qu’en provincial, ce qui le rapproche de /a/ et parfois presque diphtongué : ex : presque : /pra(è)sk/

Les voyelles nasalisées.

Le parisien cultivé confond in et un, et cette tendance a largement gagné toute la province. Rappelons que in est, à priori, en français, la nasalisation de /è/ (lèvres écartées, comme pour sourire) et que un est celle de /eu/ (lèvres vers l’avant, comme pour donner un baiser).  In et un, confondus donc, sont prononcés à peu près comme /in/ mais au lieu d’étirer les lèvres comme pour sourire ou pour faire un /è/, le parisien cultivé abaisse légèrement la mâchoire, comme pour former un /a/, si bien qu’il obtient un /an/ bien plutôt qu’un /in/.
J’ai eu peine à comprendre au début les jeux de mots du type « impeccable, deux peccables ». Confondre un et  in est plus embarrassant qu’on ne le dit. Ainsi, un possible et impossible se prononcent absolument de la même façon (« ampossip »)

Du coup, comme /in/ se prononce plus ou moins /an/, /an/ est passé assez systématiquement à /on/.
On raconte cette anecdote, le général De Gaulle en voyage dans les DOM TOM se serait écrié devant la foule assemblée pour l’accueillir « Que vous êtes français ! » ce que les autochtones avaient entendus, avec un brin de paranoïa : « Que vous êtes foncés ! » En parisien cultivé, Français se prononce en effet plus ou moins /fronçè/ et non /françé/ comme en Auvergne.

/on/ est prononcé long, pointu, avec insistance, pour le distinguer de /an/. Il n’est pas si facile à une oreille provinciale de distinguer en parisien cultivé enfance de  enfonce, même s’il y a une nuance.

Les consonnes
Elles posent nettement moins de problème, elles sont d’un usage assez similaire en provincial et en parisien cultivé. Attention toutefois aux nuances qui peuvent facilement vous trahir.

Le « » a tendance à disparaître dans les mots en –able, -ible, et c.
Impressionnable : « ampressionap »
impossible : « ampossip »

En fin de mot, -gre, -dre a tendance à se sonoriser, on note parfois la chute du –r- :
ex aigre : /ècr’/ voire /ec’/
tendre /tontr/, /tont’/

Les consonnes sourdes contaminent en général les sonores qui les suivent
ex cette viande : « cèt’fiont » plus ou moins homophone de cette fiente.

En finale, les sonores ont tendance à s’assourdir :
asperge /èsperch/


Pour finir, vous veillerez à bien prononcer les mots dimanche soir. Le « e » doit disparaître comme on l’a vu en parisien cultivé, ce qui nous donne « dimanch’soir ». Le /ch/ va contaminer le /s/ qui le suit : « dimanch’choir. ». Rappelons que le /an/ doit tendre vers /on/ et on obtient : « dimonch’choir ». De la sorte on prononce presque aussi bien qu’un journaliste de France Info

Même chose pour PSG. Ici, c’est le « gé » qui contamine le « èss »  on obtient : pé-èch’gé. Cette prononciation est obligatoire si on veut passer pour un parisien cultivé.


Exercice pratique
France Info : Fronce anfeu
France Inter : Fronce antèr
Europe Un : Oreupan

J’espère que ces quelques notes vous seront profitables et qu’à défaut elles vous auront amusé.

lundi 20 août 2012

Après le rainbow warior et les 35 heures : un nouveau scandale!


Vous n’êtes pas sans avoir appris par voie de presse qu’un nouveau coup a été porté à la liberté de circulation par le sinistre représentant de la gauche molle qui siège désormais à l’Élysée.

Des radars nouvelle génération vont permettre à l’état de récupérer encore plus d’argent. Ils seront mobiles, « embarqués » comme on dit et nul ne pourra y couper ! Déjà, en 2012 suivant plusieurs sources, l’Etat va récolter 700 million d’Euros d’amendes… une bénédiction pour le déficit public, certes, mais qui paye ? ce ne sont pas les délinquants sexuels (qui, eux, sont laissés en liberté, quel scandale !) c’est bien l’élite de la nation, qui au volant de sa voiture durement gagnée et chèrement payée se retrouve mis à contribution ! Que les déficits socialistes soient comblés par des contraventions de sympathisants, voire de militants UMP, on ne saurait tolérer pareil scandale.

Mais que faire ? Contre le gauchisme, il faut employer des armes de gauchistes ! On peut commencer par signer la pétition sur le net. Ce genre de pétition est cependant rarement suivie d’effet, et puis je trouve qu’aller protester contre des radars, c’est un peu crier sur les toits  qu’on est bien décidé à ne pas respecter le code de la route ! Dans un état policier comme le nôtre où l’on ne peut même pas s’envoyer trois anisettes avant de prendre le volant (alors que les bougn… les habitants des cités tirent sur la maréchaussée à la chevrotine – oui, parfaitement, à la chevrotine, vous n’avez pas regardé les infos ?) je n’irais pas délibérément mettre mon nom sur une telle liste.

Non, je vais vous révéler gratuitement et sans plus attendre le système infaillible : la grève de l’excès de vitesse. Sachant que la moitié de la population française (et même bien davantage), a des sympathies portées plutôt à droite, si, dès aujourd’hui, tous les sympathisants UMP et apparentés se mettent à rouler systématiquement en deçà de la vitesse limite (mettons 5 à 10 km/h) les gabelous de la route feront chou blanc, la source se tarira et les socialistes devront bien trouver ailleurs une autre vache à lait !

Et qui sera bien attrapé ? Le flanc aux pruneaux !

jeudi 16 août 2012

Prenez des bains pour la planète!


Vous voulez faire « un geste pour la planète » et on vous dit « prenez des douches au lieu de bains »,  au motif qu’une douche se serait 30 litres d’eau et un bain 80.

Je vais d’abord discuter des chiffres : on dit 30 litres une douche. 30 litres mon œil ! ça dépend quand même de la durée de votre douche… Dans votre bain,vous pouvez y passer une heure sans problème ; si vous voulez en faire autant avec la douche, je me demande combien de flotte va passer dans l’égout…On dit un bain : 80 litres, et là je redis mon œil… on peut prendre un bain avec moins d’eau que ça. On fait juste couler un peu d’eau au fond de la baignoire, on se glisse dedans, et on laisse un filet d’eau chaude couler pour conserver la bonne température. A moins qu’on ait affaire à un hippopotame obèse, 45 litres suffisent à un être humain adulte normal.
 
Vous n’avez pas de piscine privée ? vous ne prenez pas l’avion pour vous bronzer les fesses au Maroc ? Vous passez vos vacances chez votre belle-sœur ou à la maison comme un français sur deux ? Alors vous pouvez prendre des bains tous les jours si vous voulez en restant tout à fait supportable pour la planète. Rien ne vous empêche de récupérer l’eau pour arroser le potager ou les plantes en pots, ou pour dégrossir la vaisselle…

D’ailleurs, songez-y bien à deux fois avant de renoncer aux bains. Un bon bain chaud est calmant, permet de méditer au calme, est relaxant au possible. Il vous évitera aussi vrai que 2 et 2 font 4 d’aller voir le médecin à cause du stress, et de prendre des antidépresseurs et autres produits chimiques, pas du tout écolo, eux.

Alors, faites « un geste pour la planète »… prenez des bains !

Pourquoi sommes-nous "stressés"?


Le mot stress, emprunté à l’anglais (américain) comme toutes les nouveautés bienfaitrices, est assez neuf dans notre langue, il remonte selon des sources fiables, aux années 50, mais est véritablement entré dans le langage courant au cours des années 80. Le stress est apparu en même temps que, disons, le confort moderne. Avec l’arrivée des antibiotiques, la généralisation de l’automobile, du frigo, de la télévision et de la longue cohorte des objets à moteur censés nous faciliter la vie, eh bien on est devenus stressés. Pourquoi, nous autres occidentaux, sommes-nous tellement stressés ?

Certes le risque de se faire estourbir à l’ancienne égorgé par un vagabond ou dévoré par une bête sauvage s’est sérieusement estompé. En contrepartie, dès lors qu’elle prend le volant, la plus pacifique des grand-mères gâteau se transforme en super prédateur potentiellement susceptible de réduire en bouillie depuis le hérisson fourvoyé jusqu’au cheval de trait échappé d’une ferme pédagogique, en passant, évidemment par tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un bipède humanoïde. Le meilleur conseil qu’on puisse donner au candidat à la longévité, c’est de bien regarder à droite et à gauche pour traverser et de ne prendre le volant qu’en cas d’absolue nécessité, sous peine de finir ses jours comme des gens aussi différents que le cinéaste Théo Angélopoulos, les écrivains Roland Barthes et Albert Camus, l’acteur James Dean, le poète Jean Follain, l’architecte Antoni Gaudi, le politicien d’extrême-droite Jörg Haider, l’actrice Grace Kelly, la «star» du cinéma pornographique Linda Lovelace, le boxeur Carlos Monzón,  l’écrivain niçois Louis Nucera, le ministre de la culture Michel d’Ornano, le peintre Jackson Pollock, le comique auvergnat Fernand Raynaud, l’écrivain Italo Svevo et  l’actrice Judy Tyler (à 24 ans, avec son conjoint et ses animaux de compagnie) et une quantité d’autres plus ou moins anonymes.

La voiture, en occident, est partout et on lui sacrifie notre environnement, elle prend, comme ces monstres des contes de fée, son quota annuel de chair humaine – sans faire le tri entre les jeunes et les vieux, mais avec tout de même une certaine préférence pour les jeunes. Cet objet, non content de nous écraser, nous rend également sourd. Le contemporain, en ville comme à la campagne, est environné nuit et jour par les vrombissements des automobiles. Des automobiles, en ville! mais à la campagne, où elles sont moins fréquentes, il faut ajouter  les tondeuses à gazon, les tronçonneuses, les débroussailleuses, les taille-haie, et, le bijou préféré des amis de la nature : la souffleuse à feuille, qu’on rencontre partout. Elle n’est pas mortellement dangereuse, certes, mais elle cumule quand même un bruit atroce (nécessitant l’emploi de protège-oreilles), une odeur de carburant consumé à vous faire tomber en syncope, un aspect proche de la chimère pesant sur les épaules du pauvre travailleur esclave de son engin, et, évidemment, une faculté à rendre irrespirable l’air environnant en ne laissant pas la moindre poussière au sol.

L’être humain est ainsi fait qu’il associe en général bruit et danger. Autrefois, le bruit sourd de la course du rhinocéros laineux sur la savane rouergate était signe qu’il fallait prendre ses jambes à son cou le plus rapidement possible. Aujourd’hui, on est environné des bruits de nos esclaves motorisés. Dans la cuisine, quel soulagement lorsque le four à nettoyage automatique cesse son travail! au jardin, quelle sensation de relaxation intense lorsque le voisin cesse de faire beugler son gyrobroyeur!
Si on est soulagé, c’est que l’on souffrait… Cette souffrance continuelle, c’est elle qui provoque le stress ! Pour l’éviter, une solution : éviter autant que faire se peut d’utiliser nos faux amis à moteur…

mercredi 8 août 2012

Encore la crise! (naïfs propos)

Depuis quelques temps, pour éviter le matraquage pro-stéroïde et autres stimulants, je me tenais éloigné des journaux, radio, et autres moyens de nous tenir au courant de ce monde passionnant dans lequel, à ce qu'on raconte, nous vivons. Pour plus de sureté, j'ai limité mon timide retour parmi les vivants au journal de midi trente de France Culture, radio ayant peu la propension à chanter les louange des sur-développés musculaires. Ce que j'ai appris ne m'a point engagé à reprendre plus avant contact avec les réalités médiatiques, car voici quinze jours, le tyran sanguinaire de Syrie massacrait des innocent, et voici qu'il massacre encore des innocents. Il y a quinze jours, l'économie Française était plus ou moins en crise, et voilà qu'on nous annonce une récession. Je suis aussi démuni devant ces deux événements chroniques, mais je me permettrais quand même de tenir quelques propos déplacés sur la récession.

Le journaliste de France Culture a constaté d'abord que les prévisions de croissance, pourtant établies par des organismes aussi sérieux que l'INSEE et le gouvernement, étaient erronées. J'en conclus que les prévisions de croissance sont un peu comme les prévisions météorologiques : on peut supposer qu'il fera beau, mais si ça se trouve, il pleuvra. Donc pas de croissance, mais une récession, faible sans doute, quelques dixièmes de pour-cents, mais inquiétante au possible. Elle est due, cette récession, à une faible consommation des ménages, et provoque la baisse du Produit Intérieur Brut. Je n'y connais rien, mais c'est la consommation qui baisse, et non la production. Il y a là au moins une incohérence logique que le journaliste de France Culture n'explique pas.

La consommation des ménages est en baisse, donc. On ne le dirait pas à contempler les légions de gros, de demi-gros et d'obèses qui ont envahi la place publique depuis que la chaleur estivale a fait disparaître les voiles derrière lesquels ils dérobaient au regard leurs produits intérieurs de brutes. Le journaliste indique précisément que c'est l'achat de voitures neuves qui a été insuffisant. Essayez pourtant de traverser une route de moyenne importance dans une ville secondaire d'une obscure province, ou  tentez de trouver un véhicule d'occasion de plus de sept ans, vous m'en direz des nouvelles!

 La France est pleine de voitures neuves, les vieux tacots qui faisaient le charme (et le danger, je suppose) de nos routes d'antan ont fait place aux véhicules dernier cri jusqu'au fond de nos plus rustiques campagnes. A supposer qu'il en reste, de ces campagnes qui faisaient aussi le charme de notre vieux pays, hélas tellement modernisé qu'on devrait, à l'entrée des villes, sur les panneaux indiquant le nom de la commune, en lieu et place de ces fleurettes désignant les "villes fleuries", apposer des parpaings qui désigneraient la cité la mieux bétonnée, il y en aurait, je vous le dis.

Donc, malgré nos efforts pour bouffer plus que de raison et rouler dans des voitures fraichement sorties d'usine au milieu de bâtiments sentant encore le ciment frais, le PIB va baisser. Le journaliste ne nous laisse pas attendre les conséquences dévastatrices de cet état de fait calamiteux : M. Hollande, notre chef d'état, dans ces conditions, aura bien du mal à réduire les déficits publics. Je ne voudrais pas avancer un raccourci trop osé, mais voilà : si je comprends bien (mais je ne comprends pas bien, et je ne suis pas le seul!) c'est parce que nous n'achetons pas de voitures neuves que le déficit public se creuse!

Naïvement, je pensais que si les finances publiques étaient en déficit, c'étaient que les dépenses de l’État dépassaient les recettes... et que donc il fallait soit diminuer les dépenses, soit augmenter les recettes - en clair, les impôts. M. Hollande, soyez un peu socialiste, vous qui avez été élu sous cette étiquette, augmentez donc les impôts directs!

samedi 7 juillet 2012

Woody Allen in Roma

Commençons par concéder ce qu'ont remarqué finement beaucoup de critiques : M. Allen écrit et tourne un film par an et il a bel et bien 76 ans. Il a tourné tant de films qu'il est bien peu probable que celui-ci soit son meilleur, ou même seulement un chef-d’œuvre. Dans ces conditions, pourquoi se déplacer alors qu'il est si simple de pondre une énième vague ineptie méprisante? Je ne sais quelle sommité du Masque et la Plume a même fièrement déclaré voici déjà quelques temps "Moi, les Woody Allen, ça fait des années que je ne vais plus les voir." C'est un critique de cinéma qui parle, on taira son nom par pudeur.

Mais laissons là la polémique. Ah! Si! On reprochera aussi à M. Allen de faire du tourisme. Autrefois on pouvait se gausser de sa manie de toujours tourner des comédies New-yorkaises, aujourd'hui  on fera des gorges chaudes sur sa collection de capitales Européennes (en plus il se trompe Barcelone n'est pas la capitale de l'Espagne, ah! ces Américains!). Lui-même reconnaît que ses films sont mauvais... mais M. Allen se compare à Fellini ou Bergman ou Strindberg, des auteurs qu'on ne connaît pas bien. D'ailleurs on ne connaît rien. L'autre jour j'écoutais Bonnaud, l'animateur vedette du Plan B sur le Mouv, racontant son entretien avec le maître, énoncer sans vergogne que Woody Allen était un cinéaste Hollywoodien. Il faut bien peu le connaître... Allen s'est toujours moqué des productions d'Hollywood, et les personnages de ses films passaient leur temps à éviter d'aller sur la côte Ouest... Allen est un cinéaste New-yorkais, examinez une carte des États-Unis et vous constaterez que New-York n'est pas à proprement parler la banlieue d'Hollywood...

Mais venons-en au dernier opus de la tête de turc de la critique. Eh non, avant il faut parler de la manie qu'a M. Allen de prendre systématiquement les meilleurs acteurs du moment, ou en tout cas les plus en vue... alors ça on n'y coupe pas. La distribution de ses films est toujours d'un goût sans faille, lui-même avoue choisir les meilleurs et se reposer ensuite sur leur interprétation. Faire confiance aux acteurs c'est un peu irresponsable, de l'avis des connaisseurs, ce qui est étonnant tout de même, c'est qu'à la fin on a quand même un film de Woody Allen, dans son style reconnaissable entre tous. Il faut dire que les films d'Allen sont très écrits. Le scénario fait, les acteurs choisis, le budget bouclé, eh bien le film est pratiquement terminé... C'est du moins ce qu'en dit l'intéressé lui-même, dans de nombreuses communications et autres publications que la critique n'a pas le temps de lire.

Avec Rome on a encore droit à un festival. Évidemment,  Roberto Benigni fait partie de la fête. Il est bon, certes, et même très bon, mais n'est-ce pas un peu trop attendu? Roberto joue un personnage ordinaire, très ordinaire qui, bizarrement, devient tout à coup la proie des paparazzis. Effet comique garanti, mais avec lui, c'est facile. Si l'on prend les meilleurs acteurs et qu'on est le meilleur scénariste, que reste-t-il aux autres? D'ailleurs ces scènes sont des resucées de Fellini à peine modernisées. Ceci dit, quand on voit ce que ça donne, les resucées de Fellini, on se prend à rêver que Woody ne soit pas le seul à en faire...

Nous avons là quatre nouvelles plutôt qu'un roman, quatre histoires qui s'entremêlent agréablement sans jamais se rejoindre. S'il y a unité, elle est thématique. A cet égard il faut noter la richesse des centres d'intérêts Alleniens. Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu envisageait surtout le problème de la vieillesse et des rapports intergénérationnels, Minuit à Paris roulait sur tout autre chose, ici, on revient à une thématique proche de celle de Celebrity, sur les servitudes et les turpitudes de la célébrité et du pouvoir, avec quelques scènes inénarrables, comme lorsque la prostituée de luxe jouée par Penelope Crutz se retrouve par extraordinaire dans une réunion d'hommes d’affaires et de politiciens qu'elle connaît à peu près tous... Il y a de la malignité à mettre en doute la moralité de ces gens (même si, en l'occurrence, il s'agit ici d'Italiens). On sait bien que les politiciens, exception faite de DSK, qui lui, "aime les femmes" cet original, tous les hommes de pouvoir sont des modèles de vertu. Le couple de provinciaux venu à Rome pour réussir, après ces péripéties, retournera dans sa province elle reprendra son boulot d'institutrice et lui se mettra à la peinture. Sagesse? conformisme?

Dans la lignée tout de même de Minuit à Paris on a l'histoire de cet entrepreneur de pompes funèbres qui chante bien, mais uniquement sous sa douche. Il lui faut la rencontre d'un metteur en scène connu pour son excentricité, maintenant en retraite mais désireux de reprendre du service, pour commencer sur le tard une carrière à l’Opéra (genre Italien s'il en est). Au passage, Allen tourne là une scène d’anthologie.

Une dernière histoire est un cliché Allénien, celle de la chronique de l'adultère annoncé. Un jeune couple reçoit une actrice esseulée annoncée pleine de charme et dangereuse, sous le regard expérimenté  d'Alec Baldwin, qui intervient auprès du jeune homme comme Bogart dans Tombe les filles et Tais-toi mais alors que Bogart encourageait à l'action un personnage maladivement timide, Alec Baldwin, désabusé, freine des quatre fers tout le long du film.

Un film riche, amusant et bien mené, donc, jubilatoire, satirique, nuancé, plein de finesse et de sous-entendus, toutes qualités insupportables je le reconnais, ce qui explique que dans l'ensemble, le public a préféré se distraire avec L’Âge de Glace V ou Batman XII

samedi 23 juin 2012

Jouer avec excès comporte des risques


Sous M. Sarkozy, on a autorisé nombre de nouveaux jeux d'argent. On en a surtout autorisé la publicité, de manière à encourager ce vice. M. Hollande voudra-t-il changer tout cela?

"Jouer avec excès comporte des risques" vous prévient-on sournoisement. Ce qu'on ne vous dit pas, c'est quand l'excès commence. A mes yeux, c'est net, il commence au premier centime joué. Qu'espère-t-on en jouant? Devenir riche et échapper égoïstement à un destin médiocre? Une fois riche, on brise son couple, (pourquoi demeurer avec une demi-laide quand toutes les dames intéressées sont à vos pieds?) on abuse de la boisson (le Champagne, ça ne peut pas faire de mal, si?) on  achète des saletés nuisibles (à quoi bon avoir de l'argent si ce n'est pour le dépenser?).
 On finit cocu, battu, volé, avec une bonne cirrhose et des héritiers qui se déchirent sur le cercueil.

Et puis figurons-nous bien que c'est l'argent des perdants que le gagnant emporte! Au total, en France, 5 milliards d’euros de mises ont été enregistrées, soit en moyenne une centaine d'€ par personne, sachant qu’auparavant un tiers de cet argent est allé aux organisateurs et un tiers à l’État. Si l'on fermait la Française des Jeux et consort, on empêcherait peut-être l'avènement de quelques rares nouveaux riches, mais on permettrait certainement aux ménages modestes de vivre plus aisément et plus paisiblement.

Et si l'on commençait par ne pas en autoriser la publicité?

Austérité : et pourquoi pas?

On a peur, à ce qu'on lit dans une presse dite de gauche, de l'austérité, et on réclame l'augmentation des salaires, du SMIC, du RSA, mais on a tort, parfaitement. A quoi bon augmenter les salaires, puisque augmentation des salaire entraine augmentation des prix?  Laissons donc les salaires en paix et examinons le véritable problème : certains n'ont pas de toit, alors que d'autres possèdent des quartiers entiers. Qui, a votre avis, a besoin d'une cure d'austérité?

C'est clair, l'austérité ne doit pas s'exercer sur le revenu de l'ouvrier, ni même sur celui du facteur ou du maître d'école, non, elle doit frapper le possesseur de yacht en premier. Un yacht pour une seule personne, c'est un terrible gâchis. Donnons donc à ces gens une barque ou même une goélette, sur laquelle ils vogueront tout aussi bien et promenons plutôt le peuple sur ces grosses machines, ou transformons-les en hôpital flottant ou même en prison dorée pour malfaiteurs en col blanc, que sais-je? Ceci vaut pour tous les absurdes signes extérieurs de richesse vantés par les publicitaires... M. Bouygues n'a qu'une bouche, il n'a pas besoin de douze fourchettes.

L'austérité doit commencer par le haut! c'est ce qui, curieusement, échappe à nos gouvernants. Certes, baisser de quelques pour cents la paye des députés, c'est très joli du point de vue symbolique, mais il faut aller beaucoup plus loin.

jeudi 26 avril 2012

La croissance, oui, mais comment?


M. Hollande veut de la croissance, M. Sarkozy devait aller la chercher « avec les dents » et la cherche toujours ; côté Europe on la réclame à cors et à cris. Parce que c’est la crise, et le seul remède à la crise c’est la croissance.
Ça, c’est le discours des économistes, mais en pratique, depuis les années quatre-vingt, de la croissance, on en a eu et malgré ça le chômage a augmenté. Il faut croire que ce n’est pas la solution. A moins bien sûr que la croissance n’ait pas été suffisante pour résorber le chômage ? Mais combien faut-il de croissance alors pour résorber cette plaie ? Soit dit en passant, quand on écoute nos candidats, qu’on voit l’action des gouvernements de droite et de gauche, on n’a pas l’impression que ça soit vraiment un problème, le chômage.
Mais admettons que la croissance soit le remède, on imagine que pour relancer la croissance, il faut relancer la consommation…  encore plus de bagnoles, de "quads", de yachts, d’avions de tourisme, que sais-je ? Ouais, mais alors quid de l’environnement? On ne va pas rajouter encore du béton et du goudron, si? Et le réchauffement climatique? Et puis si on doit bouffer plus, vu qu’on est tous plus ou moins obèses …
C’est fou, même en Afrique noire maintenant il y a des obèses, et on raconte que dans certains coins la première source est à dix kilomètres, mais la première canette de coca est à cent mètres ! Et il y a des Africains qui fument la Marlboro alors que leur famille n’a pas de quoi becqueter… vous le croyez, vous ?
M’enfin admettons, faut de la croissance… mais il n’est pas question d’augmenter les salaires… On a un pacte de stabilité intangible (alors que pour l’environnement, c’est assez élastique : on ne s’alarme pas trop pour les risques de contamination radioactive ou pour les pics de pollution !).
Faut de la croissance, mais le préalable à la croissance, c’est la suppression des impôts, donc des services publics : les petits salaires pourront se brosser pour ce qui est de l’éducation de la santé, et c. (et pas question d’augmenter les salaires, quoiqu’en promette le candidat Hollande : l’Europe nous le défend, et elle a raison, faut préserver la sacro-sainte stabilité monétaire qui garantit le capital. Tout le monde peut comprendre qu’en cas d’inflation, la monnaie perd de sa valeur et le capital s’effondre….) Pas d’augmentation de salaire donc les ouvriers resteront pauvres, diminution du nombre des fonctionnaires, donc les fonctionnaires vont s’appauvrir (en tout cas ceux qui auraient dû le devenir) quand aux chômeurs, supposés fainéants, on ira mollo sur les indemnités, bref, d’où va bien pouvoir venir la croissance dans ces conditions ?
Tout se passe comme si nos chefs et dirigeants réclamaient du ciel la croissance, mais se débrouillaient pour qu’elle ne vienne surtout pas. D’abord, nos dirigeants aiment l’ambiance de crise… avec la Grèce et ses fonctionnaires en dessous du RSA, on la ramène moins côté syndicats. Et puis une bonne crise, ça permet de supprimer le coût de fonctionnement de la société : ben oui, c’est la crise, on diminue les dépenses, du coup on diminue aussi les impôts. Ceux qui en payaient beaucoup peuvent donc acheter encore plus de yachts, quand à ceux qui n’en payaient pas, pour la bonne raison qu’ils n’ont rien, eh bien, pour eux, c’est toujours la même merde, en pire, puisque les services publics qui, à eux, leur servaient bien (va mettre ton gosse dans le privé quand tu n’as pas un rond !) n’existent plus.