lundi 8 novembre 2010

La retraite des instituteurs : une injustice?

Il n’y a rien de caché dans le régime des instituteurs, chacun peut se renseigner, il faut toutefois se renseigner «complètement» et non s’arrêter aux seuls «avantages». Les représentants des fonctionnaires négocient avec l’Etat. L’âge de départ à la retraite fait partie des négociations. Pourquoi les enseignants restés plus de quinze ans dans le corps des instituteurs conservent-ils la retraite à 55 ans (en réalité 57 ans après la «réforme» Woertz)?
Le report de l’âge de la retraite à 60 ans pour les professeurs des écoles a pour compensation une revalorisation salariale. C’est vrai pour les fonctionnaires entrés par concours dans le corps des écoles. On sait qu’on devient professeur des écoles par un concours externe au niveau licence, ou par un concours interne avec peu de places disponibles (on a vu des maîtres-formateurs chevronnés y échouer plusieurs fois!) Il n’a donc pas été permis à tous les instituteurs, loin de là, d’entrer dans ce corps, ce qui explique qu’il en reste encore plus de 30 000. Il a existé certes une intégration directe, sans passer par le concours mais à l’ancienneté. Elle a longtemps été réservée aux personnes ayant atteint le dernier échelon du corps des instituteurs. Aujourd’hui, pratiquement tous les instituteurs pourraient être intégrés. Mais cette intégration à l’ancienneté ne permet pas une revalorisation immédiate, elle ouvre seulement la possibilité de franchir de nouveaux échelons à condition bien sûr de ne pas prendre sa retraite avant. En partant à 55 ans les instituteurs devenus professeurs des écoles renoncent à accéder à des indices plus élevés. Avoir accédé au «nouveau grade» n’aura guère présenté d'avantage pour eux. Ils ne se pressent donc pas pour en faire la demande! Bien sûr, ils auraient la possibilité de prendre leur retraite plus tardivement mais curieusement, ils sont peu nombreux à le faire.

C’est que la pénibilité du métier d’enseignant est réelle, l’usure nerveuse est réelle, au bout de quarante ans même si elle ne se traduit pas par une surmortalité… il est difficile à des personnes de plus de soixante ans de rester proche des élèves, qui, je le rappelle, ont de deux à onze ans dans les écoles primaires. Au demeurant, s’il fallait tenir compte de l'espérance de vie, les femmes prendraient leur retraite sept ans après les hommes, les cadres six ans après les ouvriers, et les fumeurs dix-huit ans avant les non fumeurs!

jeudi 21 octobre 2010

Le procés de l'intolérance à Maguelone les avignon

Une association, le Mouvement Républicain de Salut Public intente un procès contre la "signalétique bilingue" installée à l'entrée de Villeneuve les Maguelone (en occitan Vilanòva de Magalona) au nom de "l'unicité de la langue française" un concept curieux qui exclurait tout autre idiome, le français devant être "l'unique" langue employée.

Comme cette association l’indique pourtant sur son site, l’article 2 de la constitution a été promulgué officiellement pour prévenir l’utilisation exclusive de l’anglais (ou de toute autre langue) dans les textes destinés au public et non pour nuire aux langues régionales (voir les débats lors de la discussion de cette loi).

Dans la mesure où l’affichage en français est maintenu, on ne voit pas en quoi l’ajout d’un panneau en langue locale peut nuire à l’unité de la nation. D’autre part le maire et le conseil municipal ont certainement été élus démocratiquement et sont donc les représentants du peuple dont émane la décision d'apposer ces panneaux.

Malgré tout il semble que le tribunal administratif ait donné raison à l'association. C’est pourtant un combat indigne que de s’attaquer à nos langues de France alors que notre devoir est au contraire de les défendre, ne serait-ce que par respect pour nos pères qui les ont parlées.

Oui à l’unité de la nation et du genre humain en général, non à l' "unicité" de quoi que ce soit.

lundi 18 octobre 2010

Nationalisons les banques!

Les libéraux au pouvoir depuis huit ans (et en réalité depuis bien plus longtemps!) ne cessent d'augmenter les déficits. Leurs soi-disant réformes n'ont qu'un but, enrichir des actionnaires incontrôlables aux dépends de la population en leur livrant des secteurs jusqu'à présent réservés au service public comme l'éducation, la santé, la justice, l'énergie et, à l'ordre du jour, les retraites.
Les gens au pouvoir actuellement ont pour objectif de liquider le peuple (dans un "marché mondialisé"), liquider la démocratie (on est "obligé" de "réformer"), liquider la société (la santé, l'éducation, la justice, les retraites ça couterait "trop cher") pour mieux imposer la dictature des détenteurs de l'argent. Ces démagogues se maintiennent au pouvoir grâce au soutien des financiers et industriels dont ils sont les familiers. Ils cherchent également à diviser le peuple pour mieux lui imposer sa volonté par exemple en jouant sur la xénophobie qu'ils entretiennent eux-même en faisant venir des immigrés, lesquels, en prime, permettent de casser le cout du travail... Cette démagogie est présente par exemple dans les sempiternels discours sur les "congés maladie abusifs", qui sont un problème excessivement mineur dans notre économie. Pour preuve, alors que le nombre de congés maladie accordés diminue sans cesse, grâce aux ignobles accords passés avec les médecins (moins de congés accordés et, en contrepartie une augmentation du prix de la consultation!) le déficit de la sécu est de plus en plus grave... Il faut dire que la "sécu" est une entrave au développement des assurances privées et que, contrairement à ce qu'ils affirment, il n'entre pas dans l'optique des libéraux de la "sauver" pas plus que de sauver les retraites.
Les fonctionnaires sont particulièrement visés dans le discours libéral, étant les représentant d'États que les financiers et les industriels considèrent avant tout comme une gêne dans leur expansion à cause de la protection qu'ils accordent à leurs ressortissants. Qui sont les fonctionnaires? Essentiellement des enseignants et des policiers. Ils ne font aucun bénéfice, travaillent exclusivement pour le public, en échange d'un salaire en général fort raisonnable. Certes, ils ne sont pas animés par l'appétit du gain, sans quoi ils auraient choisi une autre voie. En compensation, ils ont la sécurité de l'emploi et peuvent exercer leurs droits sociaux. Ils peuvent exercer leur droit de grève, leur entreprise ne risquant pas la faillite, et eux-même ne risquant pas d'être licencié, protégés qu'ils sont par un droit du travail qui est cependant censé s'appliquer à tous. Mais dans le privé, on ne respecte pas ce genre de loi... Car les boîtes privées travaillent pour un profit privé sans aucune garantie de bénéfice pour la population. Elles se livrent entre elles à une guerre absurde qui se termine souvent par la faillite ou l'absorption. Si les fonctionnaires sont, par essence, peu motivés, les employés du secteur privé sont constamment menacés par le chômage. Les périodes de chômage sont une charge pour la société, et la concurrence engendre des faillites dommageables au bien commun, des désordres sociaux, et en général un gaspillage d'énergie toujours croissant. C'est une guerre dont les soldats sont les travailleurs mais contrairement à ce que veulent croire les libéraux, cette guerre n'est pas une fatalité, et il n'est nullement nécessaire de l'étendre à tous les secteurs d'activité.
L'accès au travail et donc l'accès à l'existence sociale, voire à l'existence tout court est volontairement rendu difficile pour des raisons faciles à comprendre.
Car en effet le coût du travail est élevé en France. On accorde aux travailleurs le droit de manger à leur faim, de se soigner, de se reposer quand ils sont vieux. N'est-ce pas normal? Comment pourrait-on d'ailleurs empêcher les entreprises privées de "délocaliser"? Étant privées, elles sont libres de s'installer où bon leur semble. Or les Chinois possèdent 100 millions de prisonniers de droit commun, une main d'œuvre gratuite, qui n'a aucun droit, sinon de ne pas mourir de faim. Tout citoyen libre gagnera toujours trop par rapport à eux. Il faut certes lâcher du lest sur notre niveau de vie, arrêter le gaspillage des ressources, mais jamais on ne pourra concurrencer des économies où le prix du travail est quasi nul, à moins de renoncer à tout salaire. La seule réponse ce sont des droits d'entrée aux frontières pour compenser le "dumping" des Chinois et des autres... Mais cela suppose de sortir de l'influence des grosses transnationales qui, en échange de l'ouverture des marchés extérieurs, ouvrent les marchés en France à une concurrence insupportable.
Les fonctionnaires sont payés par "nos impôts" certes, mais "pour info" les contribuables subventionnent les entreprises "privées" à hauteur de 65 milliards par an... sans aucune garantie de retour sur investissement! En temps de crise, il faut même renflouer les banques... ce qui curieusement ne diminue en rien la dette que l'État aurait envers elles...
Il faut en effet réformer, et pour commencer, il faut nationaliser les banques, reprendre le contrôle de nos affaires. Le libéralisme est une doctrine absurde qui va nous détruire.

jeudi 8 juillet 2010

Prime au gaspillage!

Un vrai scandale qui a trop duré : la prime à la casse!

Elle encourage à détruire des véhicules en état de marche alors que l'on est envahi par les déchets. Les publicitaires arguent que les voitures modernes polluent moins... peut-être, mais si peu! N'allez pas croire que désormais elles sont silencieuses, qu'elles ne provoquent plus d'accidents (rappelons aux fanatiques de l'automobile qu'un million et demi de terriens de tous âges périssent chaque année sous les roues de nos chers véhicules) dégagent de la vapeur d'eau, roulent sur des pelouses?

D'autres aimeraient bien qu'on ferme les yeux : les déchets? "oublions-les!" l'environnement? "ça commence à bien faire". Et qu'on s'abandonne au vertige de la consommation... Les déchets, il faut les regarder en face au contraire, et l'environnement, c'est notre cadre de vie, qui n'est pas plus négociable que le mode de vie aux États-Unis. Au lieu de brûler au risque de nous étouffer, d'enterrer, d'entasser, cessons d'en produire... et arrêtons le gaspillage effréné des matières premières!

Pour ne pas produire de déchet, ou du moins pour en produire peu il suffit de n'acheter qu'en cas de besoin et de faire durer ce qu'on possède... la prime à la casse? un vrai scandale, le contraire de ce qu'il faut faire!

Voilà la vraie philosophie écologiste dont on entend peu parler dans les médias! Seraient-ils un peu corrompus? ou pour le moins intéressés? Un coup de nettoyant à haute pression ne ferait pas de mal là non plus!

mercredi 10 février 2010

Le Pape et les marchands de latex

Lisez Courrier International, il est intéressant de voir ce que pense la presse étrangère, même si on se rend vite compte qu'à l'instar de la presse française, elle évite en général soigneusement d'aborder de vrais sujets.

Le numéro 960, qui date déjà de mars 2009 m'est tombé dernièrement sous l'œil. On peut y voir le dessin d'António paru dans le journal Expresso de Lisbonne. Il représente Benoît XVI, regard méphistophélique, oreilles de lutin, coiffé d'un immense préservatif et se servant d'une croix noire comme d'un bazooka. Le titre est : "Drôle de Pape, le malaise grandit dans l'église". Passons sur la caricature qui pourrait, à des esprits déformés par le fanatisme, paraître un rien agressive.

Et si le Pape avait raison d'être opposé au préservatif?

Que reproche-t-on à Benoit XVI? surtout, d'être opposé au préservatif (d'où la caricature). Diantre! Comme Jean-Paul II alors?
Il aurait même déclaré que le préservatif "aggrave" le problème du sida. Bon, sachant que le Pape est le chef des chrétiens et que les enfants des chrétiens sont en général baptisés et comptés pour chrétiens, on comprend bien que le Pape considère la contraception comme un ennemi personnel. Et si le malthusianisme, comme on nous le répète assez, est le pire des maux, on devrait féliciter le Pape d'y être opposé.

Mais rétorquera-t-on, le préservatif est le seul moyen de se préserver du sida!
"- Non, répondra l'hôte du Vatican. Le seul moyen, c'est le mariage vierge et la fidélité. Le préservatif, en rendant moins risqué l'adultère, en aggrave le risque"
En toute objectivité, cet argument est imparable.

Mais rétorquera-t-on : les gens ne se marient plus vierges désormais, et même ne se marient même plus.
"Certes, dira le Souverain Pontife, mais les gens qui ne se marient pas vierges ne m'obéissent pas, donc, il leur est indifférent que je sois pour ou contre le préservatif, puisque de toute façon ils n'en font qu'à leur tête."
Autre argument qui à moi, qui n'ait pas pourtant assisté à une messe depuis 1982 me paraît imparable.

Autre argument souvent entendu: les Africains mourraient nombreux à cause des déclarations inconsidérées du chef de la Chrétienté. Les Africains seraient-ils plus influençables que nous qui n'en faisons qu'à notre tête? Pour un peu, ce serait de la faute du pape si les Africains meurent en masse du Sida. (d'où la douteuse couverture de "Courrier International")

Or il se trouve qu'une grande partie des africains ne dispose tout simplement pas de suffisamment d'argent pour payer des préservatifs. Ceux qui n'ont pas de quoi se nourrir ont d'autres priorités que de chausser du plastique, même à 1 €, sachant qu'il s'agit de la moitié de leur budget quotidien.

Mais alors pourquoi les médias font-il une fixation sur l'interdiction papale du préservatif?
C'est vrai, ça. Le chef de l'Église interdit aussi un tas de pratiques, dont la masturbation (mais de quoi je me mêle?) et les médias n'en parlent pas, se concentrant en général sur le préservatif.
Eh bien, mais rendez-vous compte de la mauvaise publicité que fait le Pape a un bien de consommation extraordinairement rentable (l'objet jetable à usage unique, c'est le rêve de tout industriel!)
En s'attaquant au préservatif, le Pape (en général assez choyé par les médias) devient le diabolique adversaire des marchands de latex et donc de la presse qui vit aux crochets des dits marchands...

Du coup, Benoît XVI sait ce qu'il doit déclarer pour avoir les honneurs de la presse... et c'est ainsi que jusqu'à notre mort nous entendrons l'antienne du vilain Pape qui tue les Africains en refusant de louer le préservatif.

lundi 8 février 2010

Paris corrigé chez lui devant Sarkozy au supplice

Le Sept février 2010, un spectacle jubilatoire qu'il ne fallait pas rater!
En Italique les commentaires objectifs (et néanmoins hilarants) des consultants de foot+

Un tacle bien en retard et bien dans la surface... du boulot facile pour l'arbitre!

"Juste au moment où les parisiens prenaient l'ascendant" (snif!)

Dans une seconde : et de deux. ("Attention! attention! ouh là là!")

Et voilà! ("Paris qui est en train de sombrer...")

Et de trois! ("Et ça fait mal, ça fait mal")

L'humiliante pichenette...

Sous l'œil contrit de sa majesté...
Mmmh, c'est bon...

mercredi 13 janvier 2010