mercredi 23 septembre 2009

Méfions-nous bien des décroissants!

En haut à gauche, en première page du journal La Décroissance, il est indiqué : “Casseurs de Pub”. On sait que la publicité occupe l’espace public. La télévision, la radio, les journaux, le paysage (sauf rare exception) sont constellés de publicité.
Cette publicité, on ne peut que la subir. En admettant qu’on cesse de regarder la télévision, de lire les journaux, comment éviter les panneaux des bords de route?
La publicité influe sur nos envies et décide de l’orientation matérielle des ménages en jouant sur nombre de facteurs bien étudiés. De la petite “infusette”, inventée dans les années 60 pour vendre les tisanes plus cher jusqu’au gros 4X4 qui en impose sur la route (et qui coûte très cher à l’achat et en entretien) des tas de produits si pratiques dont jusqu’alors on se passait fort bien sont abondamment promus par la publicité. L’accès à l’affichage public étant fort cher, seules de grosses entreprises y ont accès. La publicité et à travers elle ces grosses entreprises à but lucratif modèle notre société.

On a le droit de ne pas être d’accord avec cet état de choses, si on y pense, il est scandaleux que les choix de société soient imposés insidieusement par un matraquage quotidien. L'espace public appartient-il donc à la publicité?

Or la publicité n’a qu’un message : “(consommez) toujours plus”. C’est pour cette raison que les messages des “anti-pub” sont “consommez toujours moins.” Ils retournent contre la pub ses propres armes : ils mettent la séduction au service de la décroissance et non de la croissance. On notera qu’il n’a été question à aucun moment d’écologie... excepté si l’on veut, accessoirement, pour la question des panneaux d’affichage qui défigurent le paysage (mais qui ont surtout le tort d’influencer nos comportements, de nous manipuler mentalement.)

On dira que ces quelques artistes ratés (?), ces quelques penseurs marginaux sont un peu dérisoires face à la puissance financière des publicitaires, à leurs appuis dans le monde politique et leur contrôle quasi absolu des médias (qui dépendent d’eux).

Eh bien non! Ces gens sont dangereux! Ce sont des terroristes en puissance! Ils véhiculent des idées nauséabondes! Il faut spontanément s’élever contre eux dans des blogs où on les assimilera sans vergogne à des écologistes extrémistes (qui veulent faire disparaître l’humain de la terre), à des sectaires Amish qui veulent nous faire retourner au dix-neuvième siècle (ou même à l’âge de pierre, allons-y gaiement), à des racistes qui veulent empêcher les Chinois de se “développer” ou à des “malthusiens” qui ont perdu toute foi en l’espèce humaine...

mardi 22 septembre 2009

Arrêtons de fumer...

A-t-on vraiment besoin d'élever un Saint-Bernard dans notre pavillon de banlieue? A-t-on vraiment besoin d'un Viaduc de Millau pour aller se bronzer les fesses au Cap d'Agde? A-t-on vraiment besoin d'un écran plat géant pour contempler les sempiternels visages de MM. Drucker et Hulot?" etc, etc. Pour des réponses à ces questions, lisez "La Décroissance". En plus c'est plein d'humour...

La plupart des gens censés savent déjà tout ça et se demandent pourquoi ils continuent de se saigner aux quatre veines pour entretenir une grosse voiture, pour payer un abonnement au portable (t'es où?) et pourquoi ils perdent leur temps à payer un abonnement à internet pour laisser des commentaires sur des blogs indigents...
Les "décroissants" agacent d'autant plus qu'on sait qu'ils ont raison... On est vraiment trop gros, on dégage vraiment trop de fumée, on bétonne et goudronne vraiment trop, on écrase trop de hérissons et de marmots sur les routes. Faut qu'on arrête.

Quand je fumais, je subissais les discours des médecins : le tabac obstrue vos bronches, le tabac vous fatigue le cœur, le tabac empoisonne vos enfants et vos voisins. Les médecins, ces salauds, voulaient me faire revenir au temps de la sucette à l'anis! Mais j'étais bien tranquille : dans quelques années la technologie permettrait de vivre sans poumons et alors, qui c'est qui seraient bien embêtés? hein? ces peine-à-jouir de médecins...