lundi 28 décembre 2009

Avis à tous : Je ne crois plus au père Noël!

Les cadeaux, on les fait surtout aux commerçants! L'achat obligatoire pour Noël, pour l'anniversaire, pour la fête des mères, pour ceci, pour cela, ça remplit les magasins mais ça ne prouve rien du tout. L'affection ne se mesure pas à la valeur (d'ailleurs toute relative) d'un objet manufacturé la plupart du temps inutile. C'est parfaitement écœurant de voir nos poubelles vomir leurs cartons d'emballages au lendemain des fêtes. Quel gaspillage! Qu'on offre un jouet à un jeune enfant, je le comprends... pour le reste, merci bien, je n'ai besoin de rien!

dimanche 27 décembre 2009

Senèque

"Faisons en sorte que les vices des hommes ne nous paraissent pas odieux, mais ridicules."

samedi 5 décembre 2009

Il fallait oser!

Voilà ce que la rédaction de La Montagne, unique quotidien Clermontois a retenu de l'actualité de Vendredi...
Que reste-t-il à faire aux Auvergnats? Réponse page 50 du même "journal" :

lundi 12 octobre 2009

C'est tous les jours la fête la publicité!

La noble ville de Province où j'ai l'avantage de couler des jours tranquilles célèbre à chaque panneau Decis ou Publicaux un événement de la plus haute importance : L'anniversaire Aviva.

Tout de même, les publicitaires ont une façon de parler bien à eux... imaginez que moi, je fasse imprimer des faire-part pour convier mes connaissances à l'Anniversaire Jean-Pierre, ou à l'Anniversaire Nos Quinze ans Mariage; on me prendrait pour un fou... Et là, non, personne ne s'étonne...

mercredi 7 octobre 2009

A poil sur mon blog

Alain-Gérard Slama, habituellement un des encravatés les plus réactionnaires de la Bande FM, ordinairement sinistre loufiat des ondes apparemment appointé par le MEDEF, se faisant régulièrement le héraut du conservatisme obscurantiste soi-disant libéral le plus étroit chroniquait ce matin sur France Culture, fulminant en sourdine (suivant son style doucereux et benoît) contre les anonymes qui se "mettent à poil" dans les blogs.

Le domaine public, on le sait, est réservé aux Alain-Gérard et autres Marie-Françoise de bon aloi. Foin des provinciaux et autres mal nés, qu'ils se contentent une bonne fois d'être les valets ou les pauvres du patronage local...

Alain-Gérard, lui, a du talent! Journaliste au Figaro, il a su monnayer ses lettres et s'il ne révolutionne pas l'art oratoire, on peut être sûr qu'il aura la petite phrase qu'il faut pour défendre ses protecteurs... et donner au passage un petit coup d'aiguille à l'opposant qui prétend indûment à une part du gâteau.

Et si la cause du Capital, du Commerce et de l'Élysée le demandait, soyons sûr qu'Alain-Gérard se mettrait "à poil"... Allez, un petit effort ôte-moi cette cravate et ce costume sombre et montre-nous tout.

"A poil!", Alain-Gérard!

vendredi 2 octobre 2009

Zeke et Luther occupés à rider



Une nouvelle série américaine est prête à venir enrichir la culture de nos jeunes : Zeke et Luther! "Rider*, manger, dormir, recommencer", voilà ce que l'industrie du spectacle propose à l'avenir de la nation. Mais... que signifie "rider"? Eh bien une petite note (réservée aux yeux de lynx) nous renseigne ça veut dire "Faire du skate" Merci bien! mais alors il faudrait en toute logique une petite note pour expliquer ce que le mot "skate" signifie en français.
On dira que tout le monde sait ce que signifie "faire du skate"... ou que ceux qui l'ignorent ne sont pas concernés ...
Par curiosité j'ai cherché la version anglaise la voici :


Eh oui! le mot anglais "skate" se traduit en français par "rider" qui veut dire "faire du skate"
Comme on dit vulgairement, traductore traidore...

jeudi 1 octobre 2009

Nouvelles décorations au bord de nos rues...

La noble cité Arverne que nous habitons est ces temps-ci décorée avec goût par les compagnies Decaux et Publicis entre autres... Une grande partie des délicieux panneaux qu'ils ont si gracieusement installé partout est occupé par le noble visage de Harry Roselmack, en gros plan de 3m de haut (on pourrait lui compter les pores)... Cela donne une dimension nouvelle à l'expression "minorité visible"!

L'autre moitié des panneaux représente en ce moment une superbe boîte décorée pleine de pâtes en carton-pâte, "qu'on trouve au rayon frais" une boîte en plastique évidemment, avec la petite fourchette (en plastique elle aussi). C'est une boite de pâtes, ça s'appelle donc Pasta Box (en Italanglais, ou Anglitalien si l'on veut) et c'est un produit dédié sans doute à tous ceux qui regardent trop la télé pour avoir le temps de se faire cuire des nouilles.

mercredi 23 septembre 2009

Méfions-nous bien des décroissants!

En haut à gauche, en première page du journal La Décroissance, il est indiqué : “Casseurs de Pub”. On sait que la publicité occupe l’espace public. La télévision, la radio, les journaux, le paysage (sauf rare exception) sont constellés de publicité.
Cette publicité, on ne peut que la subir. En admettant qu’on cesse de regarder la télévision, de lire les journaux, comment éviter les panneaux des bords de route?
La publicité influe sur nos envies et décide de l’orientation matérielle des ménages en jouant sur nombre de facteurs bien étudiés. De la petite “infusette”, inventée dans les années 60 pour vendre les tisanes plus cher jusqu’au gros 4X4 qui en impose sur la route (et qui coûte très cher à l’achat et en entretien) des tas de produits si pratiques dont jusqu’alors on se passait fort bien sont abondamment promus par la publicité. L’accès à l’affichage public étant fort cher, seules de grosses entreprises y ont accès. La publicité et à travers elle ces grosses entreprises à but lucratif modèle notre société.

On a le droit de ne pas être d’accord avec cet état de choses, si on y pense, il est scandaleux que les choix de société soient imposés insidieusement par un matraquage quotidien. L'espace public appartient-il donc à la publicité?

Or la publicité n’a qu’un message : “(consommez) toujours plus”. C’est pour cette raison que les messages des “anti-pub” sont “consommez toujours moins.” Ils retournent contre la pub ses propres armes : ils mettent la séduction au service de la décroissance et non de la croissance. On notera qu’il n’a été question à aucun moment d’écologie... excepté si l’on veut, accessoirement, pour la question des panneaux d’affichage qui défigurent le paysage (mais qui ont surtout le tort d’influencer nos comportements, de nous manipuler mentalement.)

On dira que ces quelques artistes ratés (?), ces quelques penseurs marginaux sont un peu dérisoires face à la puissance financière des publicitaires, à leurs appuis dans le monde politique et leur contrôle quasi absolu des médias (qui dépendent d’eux).

Eh bien non! Ces gens sont dangereux! Ce sont des terroristes en puissance! Ils véhiculent des idées nauséabondes! Il faut spontanément s’élever contre eux dans des blogs où on les assimilera sans vergogne à des écologistes extrémistes (qui veulent faire disparaître l’humain de la terre), à des sectaires Amish qui veulent nous faire retourner au dix-neuvième siècle (ou même à l’âge de pierre, allons-y gaiement), à des racistes qui veulent empêcher les Chinois de se “développer” ou à des “malthusiens” qui ont perdu toute foi en l’espèce humaine...

mardi 22 septembre 2009

Arrêtons de fumer...

A-t-on vraiment besoin d'élever un Saint-Bernard dans notre pavillon de banlieue? A-t-on vraiment besoin d'un Viaduc de Millau pour aller se bronzer les fesses au Cap d'Agde? A-t-on vraiment besoin d'un écran plat géant pour contempler les sempiternels visages de MM. Drucker et Hulot?" etc, etc. Pour des réponses à ces questions, lisez "La Décroissance". En plus c'est plein d'humour...

La plupart des gens censés savent déjà tout ça et se demandent pourquoi ils continuent de se saigner aux quatre veines pour entretenir une grosse voiture, pour payer un abonnement au portable (t'es où?) et pourquoi ils perdent leur temps à payer un abonnement à internet pour laisser des commentaires sur des blogs indigents...
Les "décroissants" agacent d'autant plus qu'on sait qu'ils ont raison... On est vraiment trop gros, on dégage vraiment trop de fumée, on bétonne et goudronne vraiment trop, on écrase trop de hérissons et de marmots sur les routes. Faut qu'on arrête.

Quand je fumais, je subissais les discours des médecins : le tabac obstrue vos bronches, le tabac vous fatigue le cœur, le tabac empoisonne vos enfants et vos voisins. Les médecins, ces salauds, voulaient me faire revenir au temps de la sucette à l'anis! Mais j'étais bien tranquille : dans quelques années la technologie permettrait de vivre sans poumons et alors, qui c'est qui seraient bien embêtés? hein? ces peine-à-jouir de médecins...

mercredi 15 juillet 2009

Pour ceux qui aiment vraiment Woody Allen

A posséder d'urgence pour ceux qui apprécient l'œuvre du maître new-yorkais. Il s'agit d'un recueil d'articles parus dans la revue Positif des années 1970 à aujourd'hui. L'ouvrage est beau, bien illustré, d'un format agréable ( toutefois, ce livre ne s'ouvre pas à plat, mais c'est la règle depuis bien longtemps) . Personnellement je regrette un peu la présentation thématique j'aurais préféré un simple ordre chronologique.

Il s'agit d'articles de véritable critique, articles de fond, comme on dit, qui apprennent quelque chose à celui qui les lit, et non pas jugements à l'emporte-pièce. On a droit aussi à des entretiens avec Woody lui-même et avec ses acteurs. Les articles montrent clairement ce que Woody Allen a apporté et apporte encore au cinéma, ses références, ses influences (Bergman, Fellini...), sa manière de travailler. Le point de vue est positif, il faut bien reconnaître que les amoureux du cinéma (s'il en reste) ne peuvent qu'aimer Woody Allen, qui a consacré sa vie au septième art, sans jamais cesser d'être intéressant et amusant.

Woody Allen Collection Positif

Woody Allen à la moulinette

On m’a offert, dans la collection Grands Cinéastes (Le Monde / Cahiers du Cinéma) l’opuscule consacré à Woody Allen. Belle présentation, belles photos, mais il y a un hic. La personne qui a rédigé cet ouvrage d’abord appliquée, pleine d'une bonne volonté un peu scolaire mais respectueuse, révèle peu son incompétence, pour devenir sur la fin de l'ouvrage carrément insultante. Il s’agit d’une Florence Colombani. On connaît Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde (et cet opuscule est justement édité par Le Monde). Florence serait-elle une de ses filles?

Fille à son papa, ça n’empêche pas le talent, d’ailleurs Florence Colombani "collabore aux pages culture du Point". Elle a déjà publié deux ouvrages et même un long métrage!
Le début de l’opuscule en question est bien fait, vu la petitesse du format. Il y a un vrai travail de documentation. L’enthousiasme pour les comédies du début, semble même un peu exagéré, ces comédies (Tout Ce que vous avez voulu savoir sur le Sexe, Bananas, et à un moindre degré Guerre et Amour) ont quelque peu vieilli, et Lily la Tigresse est sans guère d’intérêt du point de vue cinématographique. Prends L’Oseille et Tire Toi et Quoi de Neuf Pussy Cat annoncent le véritable Allen, même si pour ce dernier, adaptation d’une de ses pièces, Woody n’est pas réalisateur.

Maudite Aphrodite
Tout va à peu près bien jusqu’à Maudite Aphrodite. Et là, le jeu de massacre commence. «Malgré l’abattage de son interprète, Mira Sorvino, et l’astuce du dispositif, Maudite Aphrodite est une comédie mineure, où la verve comique d’Allen donne quelques signes de fatigue (notamment (…) improbable Helena Bonham Carter). Bon, on se dit que Florence Colombani n’a pas aimé Maudite Aphrodite… Personnellement, je n’avais pas remarqué ces «signes de fatigue » mais Maudite Aphrodite n’est peut-être pas une comédie "majeure" ; c’est juste une bonne comédie à la Woody Allen, avec des trouvailles marquantes quand même, ne serait-ce que le chœur antique qui commente l'action... le genre de celle dont on redemande quand on voit quelques productions d’Hollywood, par exemple.

Tout Le Monde Dit I Love You est expédié en dix petites lignes certes élogieuses. «charmante comédie » etc… C’est tout de même dans ce film que le fils de famille, républicain alors que tous sont démocrates, doit sa « républicanité » à une malformation du cerveau! Et le film s’achève sur cette note. Contrairement à ce que dit F. Colombani page 36 à propos de son rôle dans Le Prête-Nom de Martin Ritt « une de ses rares incursions sur le terrain politique » Woody fait de la politique à sa façon, apparemment c’est trop difficile à comprendre pour certains.

Harry dans tous ses états Là une incompréhension totale de la part de l’auteur. Ce film est une réponse de Woody Allen à ses détracteurs, à ses critiques. Le personnage de Harry Block est pour Florence C. « radicalement antipathique ». Il l’est pour la bonne raison qu’il représente tout ce qu'un certain public et les critiques à la Colombani voient en Woody Allen : un type toujours fourré chez son psy qui s’envoie des putes (des noires en plus !) parle de sexe aux enfants (qu’il enlève, en plus) trahit ses femmes, renie sa religion, insulte ses amis, trimbale des cadavres… pactise avec le diable. Mais même avec tous ces défauts, (qu'en réalité Woody n'a peut-être pas) c’est d'abord un grand artiste «a black magician » pour sa maîtresse dont il est censé utiliser la vie pour nourrir sa littérature, un grand créateur (et il le prouve dans ce film qui n’est ni « décousu » ni «fragmenté» comme le suppose notre auteur, mais formidablement construit, où rien n’est de trop, où rien ne manque.) et ensuite c’est un personnage profondément humain, qui comme la plupart d’entre nous n’accepte pas la réalité telle qu’elle est. Et pour se «consoler» (d’autres ont dit « pour trouver la rédemption ») il y a au moins l’art.
Harry dans tous ses états est un des meilleurs films de Woody Allen, et un des meilleurs films dans l'absolu. C’est un véritable recueil de scènes plus hilarantes les unes que les autres (certes souvent crues et cruelles, il faut aimer les sauces un peu relevées) avec des répliques dignes des plus grands. Ainsi la scène où la femme psychanalyste de Woody découvre qu’il la trompe avec sa patiente, tandis qu’un client porcin pousse sa porte pour se plaindre des bienfaits de son beau-frère. Méchanceté, provocation, certes, mais quel talent ! Qu’on me donne une scène dans le cinéma comique valant celle-là !
Tous les critiques qui ont trouvé dans ce film des errements, des ruptures de ton et une forme contradictoire doivent absolument changer de métier au plus vite et aller sarcler des patates. Miss Colombani sent qu’il y a là quelque chose, mais elle ne voit pas vraiment quoi. La scène finale où les personnages applaudissent leur créateur est tout simplement sublime. Il s’agit certes si l'on veut d’une scène d’auto-célébration, mais elle dure deux minutes, une des plus courtes du cinéma. On comprend que les amateurs du Seigneur des anneaux aient un peu de peine à comprendre.
Selon Colombani : « Moment de vertige où l’on croit voir Allen faire ses Adieux au cinéma, à son cinéma d’autrefois tout du moins. Car les films à venir tiennent eux aussi de la réunion de fantômes (depuis Harry dans tous ses états, Woody Allen a tourné dix films!)

Celebrity est expédié en quelques demi-phrases : « le film est écrasé par sa volonté d’exhaustivité" le jeu de Kenneth Branagh, qui imite Woody Allen « débouche sur une interprétation désincarnée » Que répondre, sinon que c’est absolument faux ? Celebrity est un superbe film qui mérite cent fois d’être vu, où Kennet Branagh joue le rôle d’un Icare attiré par le soleil factice du show Business. Terrorisé par le temps qui passe, il se brûle les ailes et chute lamentablement, tandis que la femme qu’il abandonne comme une vieille chaussette parvient, elle, a devenir une personnalité de ce même show biz. Ce qu’on appelle l’ironie du sort, Woody connaît, et il sait le montrer, et surtout il reste profondément humain. Comme toujours, on voit qu’il aime ses personnages et montre de la tendresse même pour ceux qui s’égarent.

Accord et désaccord passe aussi à la moulinette : « étrangement c’est sans doute l’un des films les moins musicaux de W. A. » Voilà toute la critique de Colombani sur ce petit bijou ! Florence, écoute-moi, achète un manuel de jardinage !
Peut-être prise de remords, notre autrice à propos de ces trois chefs-d’œuvres qu’elle vient d’assaisonner en vingt lignes croit bon d’ajouter : « [ces trois films] touchent malgré tout (gloups!!!) par la beauté de leur univers visuel » Elle était bien obligée de le reconnaître, de magnifiques photos encadrant sa prose insuffisante.
Harry dans tous ses états, Celebrity, Accord et désaccord avaient, à défaut d’un bon scénario, de superbes acteurs jouant magnifiquement, un bel «univers visuel ». Après ceux-là, qu'elle ne couvre pourtant pas d'or pur, Florence Colombani tire l’échelle : «Rien de tel dans (...)» et voilà que passent à la trappe pas moins de cinq années de travail assidu du pauvre vieux père Allen !
 « Des films paresseux et misanthropes » tel est le titre et voilà notre Woody habillé pour l’hiver.
On se demande bien si, aux Cahiers du Cinéma ou au Monde quelqu’un a relu notre prix Nobel de la critique! Voilà un bouquin consacré à l’œuvre de Woody Allen, acheté en majorité par des amateurs de Woody Allen, qui va être offert aux fans par leur famille (collection : Grands Cinéastes paresseux et Misanthropes ça a pas de la gueule ?) et l'autrice du texte se l'offre dans les grandes longueurs...
Escroc mais pas trop ? "emprunte son point de départ à un classique du cinéma italien : le Pigeon de Mario Monicelli. » Ah bon ? Et après ? Ben non, c’est tout ce qu’elle a à en dire.

Le Sortilège du Scorpion de Jade ? celui-ci « puise sans vergogne son intrigue dans deux chefs d’œuvres de Billy Wilder » Sans vergogne ! Ah le salaud. Et puis, le film, après, il est bien? Ben on le saura pas.
Hollywood Ending est juste cité (pour mémoire?) parmi les films paresseusement misanthropes...
tandis qu'Anything else "recycle des personnages de tous les films d'Allen" (et alors? est-ce que c'est bien recyclé? Pour moi oui, et Anything else fait partie de mes films préférés)
De Melinda et Melinda rien ne sera dit sinon que Dorrie (Charlotte Rampling) de Stardust memory y revient comme elle était revenue dans Anything Else! Ces rapprochements audacieux, il aurait peut-être fallu les justifier... Manque de place? Pas pour s'épancher sur les démêlés judiciaires de Woody avec Jean Doumanian...
Ensuite, difficile de descendre en flammes Match Point, qui a bien marché, qui a été salué comme un grand film par tous... notre critique, après avoir très pauvrement résumé l'intrigue, admet du bout des lèvres que "sur la forme, c'est le film le plus réussi de Woody Allen depuis longtemps" ce qui est à peine un éloge. Elle se rattrape sur Scoop où elle ne voit que"quelques blagues sur la haute société britannique et cette manie bien anglaise de conduire à gauche" et termine sur un ton particulièrement désabusé sur le dernier en date Le rêve de Cassandre, (des films mineurs).
Pour finir, avec une rare condescendance, notre critique annonce la dernière fantaisie décadente du vieux maniaque sénile : Vicky Cristina Barcelona. Car "(...) Allen (...) mène une vie de rituel, chaque lundi (...) clarinette, Noël (...) à Paris (...) dans sa suite (...). Et chaque année il sort un film." On s'étonne que la prétendue critique se soit seulement donné la peine de finir son topo sur une note relativement élogieuse (professionnalisme oblige) "Gageons que le magicien a encore plus d'un tour dans son sac"
Florence Colombani se permet, dans un ouvrage abondamment (et superbement) illustré de photographies issues des films même qu’elle éreinte, de démolir tout un pan de l'œuvre d'un des maîtres du septième art en quelques formules lancées par dessus la jambe.
Un vrai scandale.

Miam les bonnes chips à l'ancienne!

jeudi 9 juillet 2009

Pavillonnaire

Béton

béton thuya

béton bagnole clébard

béton clébard bagnole thuya
plastique bitume laurier bagnole

béton

bitume

laurier thuya bagnole

béton laurier bitume bagnole
bagnole bitume béton clébard

plastique
portail plastique
béton thuya plastique
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bagnole
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thuya goudron béton


thuya bitume laurier goudron


baraque clébard bagnole
thuya goudron béton bitume

piéton

bitume béton goudron thuya
bagnole baraque clébard.

mardi 9 juin 2009

Le Monde selon Leclerc

Vu au Leclerc La Pardieu à Clermont-Ferrand.

Savez-vous que "La Pardieu" signifie "la part de Dieu..." et que "Leclerc" désigne un membre du clergé?
Bienvenue dans le temple du Chariot d'Or.
Au service du caddie d'or, voici l'homo consumerus de bronze.
Poussons fort poussons fort le chariot d'Or...
Et l'enfant qui suit prendra la relève quand ses aînés n'y seront plus...


dimanche 17 mai 2009

toxic de William Reymond

L'obésité touche beaucoup de monde, aux États-Unis, c'est pratiquement un tiers de la population qui est concernée, et l'épidémie gagne la terre entière, y compris l'Afrique noire où pourtant la famine est un grave problème. Cette obésité a conduit à l'expansion du diabète de type 2, autrefois dit "des vieux" mais qui maintenant touche tous les âges, y compris les plus jeunes, sans parler des problèmes cardio-vasculaires qui apparaissent déjà et vont se multiplier dès lors que les jeunes obèses vont dépasser la quarantaine.

Pour ne plus être obèse, n'est-ce qu'une question de discipline personnelle? suffit-il comme on le prétend de faire du sport et de moins manger?
Certes, c'est un bon début, mais il faut aussi changer quelques habitudes alimentaires.

D'abord s'abstenir de la consommation des sodas, qui contiennent depuis les années 1980 (où, comme par hasard, a commencé à se développer l'obésité) des sirops de glucose-fructose issus de la transformation industrielle de l'amidon de maïs que l'organisme humain engloutit et emmagasine. Auparavant, l'industrie utilisait du sucre de canne, qui limitait la consommation. Le sirop de glucose, lui, bien que tout aussi calorique que le sucre de canne, n'écœure pas le buveur qui n'a aucune raison de limiter sa consommation. Or boire un coca ou autre soda par jour conduit selon les études les plus sérieuses à prendre sept kilogrammes par an.

Ensuite il faut fuir comme la peste les graisses hydrogénées (dites aussi acides gras trans), utilisées massivement dans l'industrie alimentaire pour leur faible coût en remplacement d'autres matières grasses. Suivant une étude de 1994 de Walter Willet, les acides gras trans favorisent la venue du mauvais cholestérol et empêchent le bon. Résultat? depuis 1994 entre 360 000 et 1 million d'américains ont été victimes de ce véritable poison! L'OMS étudie le problème, et seul le Danemark en a interdit l'emploi.
En attendant, ceux qui ignorent le danger et ceux qui oublient de lire les étiquettes continuent de s'empoisonner lentement.

Parti pour étudier l'obésité en tant que problème, William Reymond se rend compte au fil de son étude qu'elle n'est que le symptôme d'un problème plus vaste : l'industrialisation de la nourriture, laquelle a permis a des sociétés d'amasser de formidables profits et de faire la pluie et le beau temps dans les gouvernements, aux E-Unis d'Amérique et ailleurs. Mais cette industrialisation a déshumanisé l'agriculture, détruit la nature, transformé les animaux en simples objets et au final, elle empoisonne progressivement les populations...

Évidemment, on n'est pas arrivé à ce beau résultat sans dépenser des milliards en publicités, de manière à disqualifier la nourriture maison et à la remplacer par tous ces beaux produits si colorés et tellement gouteux qui n'ont qu'un seul défaut : ils nous rendent laids et malades... Les jeunes, que nous avons emmené au Mc Do pour fêter leur anniversaire ou pour recueillir un jouet en plastique sans valeur, sont désormais accros au soda caféiné, à la frite huileuse, au steak haché douteux et à la tranche de pain viennois molle...

Dans les années 80 nous étions quelques uns à râler contre l'invasion américaine, à trouver les hamburger dégueulasses et le coca imbuvable... à l'époque, nous étions des nationalistes rétrogrades, des anti-américanistes primaires, des ringards... content de voir que les nutritionnistes, au moins, nous donnent raison...

Ne nous y trompons pas. La bouffe à l'américaine n'est pas venue toute seule. Il a fallu pour qu'elle s'impose que d'abord les grosses sociétés américaines nous imposent leur industrie culturelle, avec la complicité de politiques bien arrosés. Cette industrie culturelle, on s'en doutait, n'était là que pour nous vendre ses produits dérivés. Maintenant, nos enfants sont tous en jean et boivent du coca, mangent au fast food et leur santé n'en est pas meilleure, à ce qu'il paraît. Personnellement, j'ai dû, depuis que Mc Do est installé dans ma ville, y entrer trois fois. Et je ne suis pas mort de faim. Si tout le monde avait fait comme moi, Mc Do serait reparti vers des cieux plus cléments.

Aujourd'hui on en est réduit à faire une semaine du goût par an dans les écoles... Et 51 semaines de dégoût... Voilà à quoi conduit le libéralisme à l'Américaine (à la Française, il ne vaut guère mieux) et la recherche du profit maximum. Aux États-Unis d'Amérique, les écoles sont livrées par manque de moyens aux appétits des investisseurs privés. En échange de l'entretien matériel de l'école les cantines fournissent aux élèves leurs rations de graisses hydrogénées et de sirop de glucose-fructose. Avec ses prétendues réformes et ses économies de fonctionnement M. Sarkozy ne nous prépare-t-il pas sans complexe la même chose en France?

Que faire? Résistez! Faites la cuisine avec des produits frais du terroir (du vôtre!) et lisez donc Toxic de William Reymond (coll J'ai lu, ed Flammarion 2007), c'est déjà un bon début...

mercredi 13 mai 2009

Porcinets


Have you seen the little piggies / Avez vous vu les petits porcinets
Crawling in the dirt / s'ébattre dans la saleté
And for all the little piggies / et pour tous les petits porcinets
Life is getting worse / la vie empire
Always having dirt to play around in./ toujours de la saleté pour s'amuser

Have you seen the bigger piggies / Avez-vous vu les plus gros porcinets
In their starched white shirts / dans leurs vêtements blancs empesés
You will find the bigger piggies/ Vous trouverez les plus gros porcinets
Stirring up the dirt / remuant la saleté
Always have clean shirts to play around in. / ils ont toujours des vêtements propres pour s'amuser

In their styes with all their backing / Dans leurs porcheries avec tous leurs aides
They don't care what goes on around / Ils ne se soucient pas de ce qui se passe autour d'eux
In their eyes there's something lacking / Dans leurs yeux quelque chose manque
What they need's a damn good whacking./ ce dont ils ont besoin, c'est d'un bon coup de pied quelque part

Everywhere there's lots of piggies / partout il y a des tas de porcinets
Living piggy lives / qui vivent des vies de porcinets
You can see them out for dinner/ Vous pouvez les voir sortir pour dîner
With their piggy wives / avec leurs épouses porcinettes
Clutching forks and knives to eat their bacon. / Qui prennent les couverts pour manger leur lard

George Harrison traduction Tonton K100d


Banque Info Banque Populaire du Massif Central n°189 Mai 2009

vendredi 1 mai 2009

Dissolvant du cerveau

Dessin de Keno Don Rosa paru dans Picsou magazine 379
Un petit dessin vaut mieux qu'un grand discours.

lundi 13 avril 2009

Respect de la nature au parc régional des Volcans d'Auvergne

Petite promenade au pied du Puy de Dôme (en Bulldozer)...

Soyons disciplinés!

On laissera un arbre...

Mais pas deux...

Une nature foutrement bien respectée...


Tout en finesse...

Celui-là a résisté. On l'a eu quand même!

Trop vieux celui-là, euthanasié à ras!

D'accord, c'est pas de la dentelle, mais ça ouvre une perspective!

L'homme peut améliorer la nature. C'est pas mieux rangé, comme ça?

Là, c'est la vue générale. On l'a bien arrangé, le parc régional!

Du beau bouleau, au fond... (hi! hi! hi!)

Une véritable œuvre d'Art...
(Massacre à la tronçonneuse, mais le titre est déjà pris)

Allez, les écolos, sans rancune! Ça repoussera sous forme de béton!

mercredi 18 février 2009

Sans commentaire...

Entendu sur France Info ce jour à 9h53 :
"Tout de suite, les titres de l'Élysée, euh... de l'actualité"

jeudi 29 janvier 2009

les nouvelles ce matin sont bonnes

Accents triomphalistes sur France Info ce matin. On va construire un deuxième réacteur EPR! Bon! c’est quoi ça ? Eh bien, pour le moment, c'est un remède à la crise du bâtiment, et demain, ce sera le principal fabricant de déchets radioactifs.
Le nucléaire, c’est super. Pour notre production énergétique, c’est le mieux : la France est juste dépendante à 100% de son approvisionnement en uranium.
Côté investissement, on sait où on va. Le premier EPR, pas encore terminé va coûter au bas mot 4 milliards d’Euros… pour les économies, ça commence bien. Et puis pour acheminer la production électrique il faudra tout un réseau de lignes à très haute tension qui vont joliment structurer le paysage.
De plus, une centrale nucléaire en fonctionnement pollue moins que, disons, une centrale à charbon et puis de toutes façon c’est moins pire que si on faisait péter une bombe dans l’atmosphère comme on faisait avant, du temps de Chichi.
Bref nous préparons à nos enfants un avenir radieux et actif.
Tout va donc bien dans le beau pays qui est le notre, et d’ailleurs Michel Desjoyaux, le bien nommé (la seule voile de son bateau coûte 300 000 fois le SMIC) va gagner le Vendée Globe. Ça vous fait pas chaud au cœur ça ? D'ailleurs, selon le «magnautic »:
« les bateaux de course sont de véritables laboratoires sur lesquels accastilleurs et voiliers testent de nombreux produits avant de les proposer au grand public »
C’est ça le "paradoxe" Français : des fonctionnaires privilégiés toujours en grève (facteurs, cheminots, maîtres d’écoles) une industrie du bâtiment toujours sur la brèche et un grand public bosseur et prospère qui achète des voiliers...

Juste quelqu'un de bien...

Il faut absolument écouter les radios commerciales les matins de grève.
Ainsi ce matin peu avant 9 heures, pour répondre au cégétiste Bernard Thibaud, RTL a donné la parole à un chef d’entreprise anonyme. Il travaille « de 18 à 20 heures par jour, 365 jours par an » ce qui lui laisse de 4 à 6 heures par jour pour se laver, dormir, manger, éduquer ses gosses, et bien sûr intervenir sur une radio commerciale pour stigmatiser les grévistes.

Les revenus de ce chef d’entreprise ? environ 500 € mensuels… Là je dis bravo ! Se tuer ainsi à la tâche pour un revenu à peine supérieur au RMI, c’est beau, c’est grand… et si ça se trouve, son entreprise fabrique des raquettes de badminton, des lunettes de soleil ou des crèmes solaires dont il n’aura jamais l’usage !

lundi 26 janvier 2009

Arômes naturels de roussi

Même si vous savez déjà que sur les étiquettes de vos aliments un prétendu "arôme naturel" de fraise est obtenu à partir de copeaux de bois, et qu'"arôme" sans précision signifie arôme artificiel, c'est à dire entièrement à base de molécules de synthèse, vous ne perdrez pas votre temps à la lecture de Arômes dans votre assiette la grande manipulation de Hans-Ulrich Grimm.


Grimm montre que l'industrie de l'alimentation utilise abondamment des arômes chimiques pour abuser le goût des consommateurs. Il y a clairement tromperie sur la marchandise quand de prétendus yaourts aux fruits ne doivent leur goût qu'à des arômes dont la fabrication ne fait intervenir aucun fruit, ou quand à des agglomérés de résidus de poissons on ajoute un arôme de crabe pour masquer le goût...

Le goût n'est pas qu'une source de plaisir : il permet au corps d'obtenir des indications sur la qualité de ce qu'il absorbe... sauf lorsque les magiciens de l'agro-alimentaire parfument des produits bas de gamme de fumets agréables (appelés pudiquement "exhausteurs de goût") qui induisent le consommateur en erreur. Pas si grave? et pourtant peu à peu l'industrie alimentaire rend la population malade (d'obésité surtout! mais aussi de diabète, sans parler des allergies)

L'enquête de Hans Ulrich Grimm est pleine d'enseignements utiles mais encore l'auteur présente les choses de manière amusante. On se surprend à jubiler de la veulerie des pouvoirs publics, de la roublardise des industriels, de l'avidité des distributeurs. C'est presque un plaisir de voir comment l'humanité peut se montrer malhonnête, et, dans le fond, comment elle travaille avec acharnement à sa propre perte.

Dans le cas de Hans-Ulrich Grimm l'humour (noir) est bien un peu la politesse du désespoir...


Arômes dans votre assiette La grande Manipulation terre vivante 2004
isbn 2-914717-07-5

lundi 12 janvier 2009

Les dangers de la nanotechnologie


Dessin de Carl Barks 1961 publié dans Picsou Magazine 424 mai 2007

dimanche 4 janvier 2009

Cuba vu par Gérard Ponthieu


Politis du 24 dec au 7 jan 2009 se fend d’un reportage de quatre pages sur Cuba rédigé par Gérard Ponthieu. Le prétexte en est le cinquantième anniversaire de la révolution cubaine. On a droit a un réquisitoire en règle du régime. L’auteur ne prend pas de gants et ne s’embarrasse pas de fioritures.
« Quoi, un pays pareil, si physiquement doté pour l’agriculture et incapable de nourrir son peuple ? » Gérard Ponthieu signale ailleurs que le pays a subi deux cyclones, le dernier en septembre de cette année.
« Cette maudite quasi-monoculture, fille obèse du colonialisme et des dogmes planificateurs » ose dire Gérard Ponthieu. Alors que la monoculture industrielle, c’est la règle, le modèle, le paradigme du libéralisme.
« Cuba doit importer du sucre Brésilien pour sa consommation nationale ! » -
Quand on sait qu’aujourd’hui même la France elle-même n’est plus autosuffisante en matière agricole, et qu’elle importe en masse des produits comme les noisettes ou le haricots verts, cette remarque semble moins pertinente…
Ainsi « celle-ci (la consommation de sucre) reste élevée : le café, les jus de fruit, les glaces sont fortement sucrés. Le sucre comme aliment basique, coupe-faim dans l’eau et coupe-déprime sous la forme de rhum » Bon, s’ils consomment du café, des jus de fruits, des glaces, c’est déjà ça. Et puis, en ce qui concerne la consommation de sucre, il faut croire que nous aussi, en France, nous sommes déprimés (et aux États-Unis, donc!) Rappelons au passage que le pays où la consommation de «psychotropes » est la plus importante, c’est la France… Manque de libertés ?
Le jeune cubain David « on lui a proposé l’exil aux États-Unis » « mais il y a renoncé pour ne pas abandonner ses parents vieillissants » (noble cœur !) « de toute manière, il n’aurait jamais pu amasser les 10 000 dollars exigés » (on se disait aussi). J’ajouterais que David n’aurait sans doute guère amélioré sa situation en partant aux États-Unis, où les pauvres sont nombreux… Car à Cuba, on soigne tous les gens, pas seulement les riches…
« Comme si la santé et l’école payaient l’absence du reste et de liberté » s’écrie Gérard Ponthieu. Il faut oser écrire ça, dans un monde où plusieurs milliards de personnes n’ont pas accès non seulement aux soins et à l’éducation, mais à l’alimentation… ce qui ne leur donne pas davantage de liberté…
p. 14 « ces fils de grands bourgeois qu’étaient les frères Castro » Encore une approximation tendancieuse, voire une contre-vérité pure et simple : en réalité, Fidel Castro est le fils d’Angel Castro, imigrant galicien analphabète (certes devenu riche propriétaire terrien) et de sa cuisinière créole… quand à Raul il est le fils de la cuisinière et d’un sergent… reconnu ensuite par Angel Castro. On est bien loin de la grande bourgeoisie !
«la jeunesse cubaine (…) se fout de leurs salades, regarde à l’envi cette Amérique qui les nargue, dont ils ont intégré la culture, les mythes les comportements »
« Ne serait-ce qu’en se gavant de novellas bresiliennes » (quel symbole d’autonomie !)
Voilà donc ce que veut la jeunesse cubaine ! Elle veut peut-être des 4X4, des supermarchés, du rap… et « des séries Etats-Uniennes en VO sous-titrées… et diffusées par les deux chaînes cubaines entre d’austères tables rondes et des programmes éducatifs »
Croiriez-vous que les chaînes castristes autorisent la diffusion des séries américaines? Comment verra-t-on la différence, quand c’en sera fini du socialisme ? Ah ! Oui. On supprimera ces austères tables rondes et ces programmes éducatifs

Le plus beau, c’est que Gérard Ponthieu suppose que les cubains protestent contre le régime en cessant tout bonnement de se reproduire !
« Serait-il là le vrai baromètre de la révolution cubaine ? Ou encore dans le taux de natalité tombé à 0,2% par an, qui renouvelle à peine la population? » Là encore, on se demande bien ce que veut dire le journaliste, puisque un faible taux de natalité est caractéristique des pays riches à économie de marché. Ainsi l’Allemagne, mais aussi l’Italie et l’Espagne où la population décroit: contre quoi ces pays protestent-ils muettement?

Ensuite Gérard Ponthieu règle son compte au mythe du « blocus »
« En fait de blocus, il s’agit d’un embargo commercial bilatéral dûment régulé » Oui, vous avez bien lu, M. Gérard Ponthieu parle d’embargo « bilatéral » entre Les États-Unis, première puissance commerciale du monde, 350 millions d’habitants et Cuba, 12 millions des pauvres hères faméliques que notre auteur vient de décrire.
En conclusion, un article orienté et partisan. Gérard Ponthieu semble considérer qu’on n’a pas à se gêner avec un régime dictatorial et que tous les moyens, tous les sous-entendus, toutes les énormités sont bons pour le disqualifier. Cependant, il finit par concéder que le pouvoir castriste a sans doute contribué à éduquer son peuple. Mais peut-être est-ce dans sa bouche encore une critique…