jeudi 24 avril 2008

Le libéralisme et le pouvoir d'achat (et la faim?)


Au lieu de fréquenter les supermarchés et de se plaindre de la cherté des fruits et des légumes, les Français feraient bien de relancer localement une agriculture moins gourmande en engrais et en pesticides. Il y va de la survie non pas de la planète comme on le rabâche, mais de l'humanité.

Et si on essayait un retour à la terre? (en tant que loisir, pour commencer). Au lieu de passer des heures devant un écran de télé à contempler les navets que pondent les scénaristes hollywoodiens ou à écouter la propagande de grands groupes industriels, pourquoi ne pas reprendre la bêche et l'arrosoir... en évitant évidemment de planter des thuyas et de pulvériser des poisons. Jardinons! Faisons pousser des légumes... ça protège de l'obésité! Et favorisons les agriculteurs qui, en respectant les terroirs, nous respectent

Voici sur le site d' Intérêt général.info un "vieil" article (il date de 2003 ). mais les soi-disant libéraux n'ont pas changé d'un iota. Et depuis que Qui-vous-savez est aux commandes, les prétendues réformes vont encore plus vite...
Cet article de Franck Brunner intitulé La "politique agricole" Néo-libérale est à lire absolument. Il est consacré au saccage de l'agriculture Suisse orchestré par sa propre classe politique au nom de principes prétendus libéraux... qui ne sont que de faux arguments pour favoriser les transnationales au dépend des autres citoyens.

L'humanité devrait-elle crever d'inanition dans l'année, rien n'empêchera nos gros bonnets d'augmenter leurs profits!

mardi 8 avril 2008

Folie OGM... ça gagne!


Voilà-t-i pas que nos députés, ceux de l'UMP en tout cas s'apprêtent à voter un "délit de fauchage" passible de 2 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende, portée à 3 ans et 150.000 pour une parcelle de recherche... On croirait bien que c'est leur tête qu'on veut faucher...

Eh bien si un jour il me venait l'idée de voter pour l'UMP, avant de glisser mon bulletin dans l'urne, j'aimerais qu'on me rappelle cette loi!

Le plus beau, c'est que concernant les OGM, les députés trouvent le gouvernement trop tiède.

"Les députés reprochent à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, de ne pas s'être opposée à l'amendement présenté par le communiste André Chassaigne stipulant que la mise en culture, la commercialisation et l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés ne peuvent se faire que dans le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production. Nombre de députés UMP considèrent que cela change le sens de la loi destinée, dans l'esprit de la majorité, à permettre une cohabitation entre les cultures traditionnelles et les cultures OGM. « Avec un tel texte, plus personne ne prendra le risque de planter des OGM», explique, furieux, un député.

Voilà qui a le mérite d'être clair. Selon les propres défenseurs des OGM il est impossible de cultiver des OGM dans le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production. On s'en doutait à vrai dire.

En gros, ce que, chez nos patrons d'entreprises agricoles (qui nous font vivre, en attendant de nous faire mourir) on appelle "cohabitation", ça veut dire implantation sans contrôle des OGM et répression tous azimuts de ceux qui osent s'y opposer.

Il est vrai que la plupart des députés UMP sont venus à la politique pour défendre leur pécule durement hérité, leur entreprise qui crée de nombreux emplois en Chine et le droit de polluer tant qu'ils veulent...

mercredi 2 avril 2008

Injuste redevance audio-visuelle...

Moi qui vous parle j'ai reçu ce jour la visite d'un contrôleur de la redevance audio-visuelle. Nous raccompagnions, mon épouse et moi, une amie venue nous faire une visite quand un type grand, encravaté, qui parlait avec autorité demanda, depuis le portillon, à parler à M. K100d, c'est à dire à votre serviteur.
-Vous l'avez devant les yeux, répondis-je.
Il me montra une carte ornée d'un joli drapeau que j'eus à peine le temps d'examiner. Le journal avait dit de se méfier des visiteurs soi disant assermentés, alors mon épouse, Mme K100d, demanda à vérifier à son tour. Le gars était équipé, et puis il avait tout à fait l'air sévère du gendarme qui s'apprête à vous dresser contravention.
J'eus un moment l'idée de lui refuser l'entrée de mon domicile. S'il avait sonné à la porte, j'aurais pu faire le mort, mais là, il nous cueillait! la chance était avec lui.

Quelle pièce voulez-vous voir demandé-je? Nous n'avons pas de télévision, alors je ne sais par où commencer (car Tonton K100d, malgré ses conviction extrême-gauchiste et ses revenus relativement modestes habite un petit château).

-Évidemment, dit mon visiteur, c'est plus simple quand il y en a une...
Je crois qu'en l'absence d'infraction, le contrôleur de la redevance se trouve quand même sacrément con, comme on dit vulgairement : en clair il est assez gêné.

Il demanda à voir la pièce à vivre et vit qu'il ne s'y trouvait aucun poste non déclaré... Malgré cela que tremblais. En effet nous avons deux ordinateurs et une trucbox!
"Les ordinateurs ne comptent pas, pour le moment" dit-il avec un ton de regret.
Il se mit à remplir un formulaire. Il avait complètement changé de ton.
"Il n'y a que des conneries." dis-je. "Enfin, tout le monde dit ça, mais tout le monde a la télé."
"C'est un choix" répondit-il. Je le rassurai, mes enfants, qui n'étaient pas petits, se passaient eux aussi de l'instrument.
"Quand il n'y a pas infraction, dit-il, on ne laisse pas de procès verbal. A moins que vous en vouliez un?" Je signai, il partit.

Tout s'était bien passé et pourtant je n'étais pas satisfait. Alors quoi, on doit laisser entrer un flic chez soi pour vérifier qu'on ne cache pas un téléviseur? Ne faudra-t-il pas bientôt montrer ses fesses ou subir un toucher rectal à domicile?
D'ailleurs, cette redevance est absurde.

Partisan du service public de télévision et de radio, je n'ignore pas qu'il doit être financé. Eh bien, qu'on le finance, ce service public, à partir de l'impôt sur le revenu (en rétablissant les tranches que M. Sarkozy a supprimé pour favoriser ses amis fortunés) et non en ponctionnant 115 Euros sur les revenus des smicards!
Pour sûr , s'agissant de service public, on n'y trouvera pas les émissions racoleuses du privé, mais de la bonne information indépendante et de la culture. Libre à ceux qui préfèrent le bourrage de crâne du privé d'aller sur le privé.