mardi 30 décembre 2008

Beau temps sur toute la France

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"Beau temps sur toute la France!" claironnait hier matin la "journaliste" de France Info. Par ma fenêtre on voyait de gros nuages noirs et chargés. Sur Jazz Radio (j'aime bien le jazz) c'est aussi l'heure de la météo. Et encore du beau temps annoncé partout... donc chez moi, me dis-je ; ça va se dégager! Sur Rire et Chanson (j'aime bien rigoler et écouter des chansons) un présentateur niais se félicite du si beau soleil qui brille sur "notre" pays...

Ici, la neige s'est mise à tomber, drue. Elle ne cessera pas jusqu'à la nuit.

Ce matin, la neige commence à fondre, le ciel est gris, on n'y voit goûte... et je tombe cette fois sur France Culture (j'aime bien la culture et aussi la France bien qu'apparemment je n'y habite pas). "Le beau temps continue!" s'écrie la journaliste. Ah bon... serais-je victime d'une hallucination?

Au moment même où j'écris ces lignes, une pluie abondante s'épanche sur le secteur.

Mais ça va bien finir par se dégager...

mardi 23 décembre 2008

Affaire de Noël



Merci M. Notre Président pour cette grâce accordée à M. Marchiani, "détenu exemplaire". Un homme qui a rendu tant de services à l'état (en tant que préfet il avait en charge le maintien de l'ordre dans un département tel que le Var) a bien le droit de se laisser un peu aller à quelques corruptions et autres implications toujours pas élucidées dans des trafics d'armes en Angola. A ce titre il est vraiment exemplaire.

Et il n'est absolument pas nuisible à la fonction présidentielle qu'un président de la république, proche de M. Pasqua, lui-même ami intime de M. Marchiani donne publiquement l'absolution à ce dernier.
Merci M. le Président pour cette leçon de reconnaissance, de fidélité, et d'esprit de pardon absolument unique dans les annales de notre république.

Joyeux, joyeux Noël en famille M. Marchiani...

vendredi 12 décembre 2008

Le travail du dimanche, rite tyrannique d'une religion envahissante

On va porter un nouveau coup au repos dominical et les catholiques pratiquants, qui ont en grand nombre voté pour l'ignoble Qui-Vous-Savez, ne protestent même pas. Certains battent même leur coulpe: "Parce que nous ne l'avons pas assez respecté, nous avons mérité de perdre le dimanche!". Ayant négligé leur santé, ils sont reconnaissants à qui les euthanasie...
Il faut dire que la religion catholique bat la breloque. Dans la nation même qui fut naguère fille aînée de l'église (catholique, s'entend), on peine à recruter des prêtres et les églises sont de plus en plus désertées.
Cette désaffection supposée à l'égard de "notre" religion traditionnelle trouve plus d'une explication.

Le Pape, "notre" supposé chef spirituel, donne des consignes, et nous autres intellectuels, (ou demi-intellectuels) n'aimons pas les consignes, alors, nous n'aimons pas "notre" Pape.

Et puis la religion est entrée, pour tous, dans l'ère du soupçon. Comment croire entièrement en Jésus, quand on voit bien que d'autres croient en quelque autre prophète et qu'ils ne s'en portent pas si mal? Certes, nous avons importé notre belle religion catholique dans nos (anciennes) belles colonies, mais du coup, nous avons bien dû remarquer que d'autres religions existaient.

Comment croire que Dieu, dans son infinie bonté, ait pu laisser ces peuplades humaines depuis des siècles et des siècles dans l'ignorance de la véritable croyance? Et si cela signifiait tout simplement que toutes les religions, dans leur fonctionnement et dans leur rôle social finalement se valent? Car les effets de la colonisation, n'ont pas fini de se ressentir, et s'il reste encore des traces des religions pré-coloniales en Afrique par exemple, elles sont en voie d'être définitivement éradiquées : c'est que la colonisation mentale continue, et continuera. Finalement, la religion catholique ne se porte pas si mal, elle a gagné de nouveaux territoires, mais s'est affaiblie du même coup "chez elle". Là, les fidèles sont devenus plus tièdes, plus versatiles, prêts à se rassembler en masse pour acclamer la star du rock nommée le Pape mais peu enclins à rejoindre au petit séminaire le bataillon des soldats du Christ.

Eh puis, la religion catholique, en France, a désormais sur son propre terrain un adversaire redoutable. Je ne veux nullement parler de la religion musulmane, qui pour le moment y est en position défensive et fragile, mais bien de la religion dont le Grand Qui-Vous-Savez est le Pape. C'est bien entendu la religion de la consommation et de la fréquentation quotidienne (7 jours sur 7, comme dit la pub) des Grandes Surfaces dont il est question.

La Sainte trinité Emploi Consommation Croissance devant laquelle on s'incline n'est finalement qu'une religion comme une autre, avec ses croyances (régulièrement battues en brèche par la réalité) et ses rites (de plus en plus envahissants, comme une névrose ou des TOC). Voilà que le rite du travail/consommation du dimanche gagne encore du terrain. Autrefois il fallait aller aux vêpres et déambuler avec résignation entre les chaises pour aller communier alors qu'au dehors riait le soleil (et les filles?) pour gagner un salut incertain. Aujourd'hui il faudrait aller au supermarché traîner entre les rayons, profiter des promotions sur des produits insipides, faire la queue interminablement tandis que au dehors (c'est pour bientôt!) des sociétés anonymes couleront inlassablement du béton dans des coffrages...

samedi 6 décembre 2008

La Mauvaise réputation

Georges Brassens, on le sait, a vécu à Paris quand il n'était pas en tournée. On sait aussi qu'il a revendiqué ses origines, avec de nombreuses allusions dans ses chansons, dont la plus explicite est évidemment la supplique pour être enterré sur une plage de Sète. Ne l'eut-il pas fait, son accent méridional très prononcé l'aurait de toute façon trahi. La famille de son père était venue de Castel Sarrasin et sa mère était d'origine Napolitaine, mais c'est bien dans le joli port languedocien de Sète qu'il a vécu son enfance et son adolescence.



Brassens était donc setori ce qui veut dire "Sétois" en sétois. Le setori est aussi une variété de la langue d'Oc. Les locuteurs de la langue d'Oc (ou occitan, ou provençal) se sont souvent emparés des textes de Brassens et les ont abondamment traduits et réinterprétés.
André Chiron fait partie de ces interprètes, et il faut insister sur la qualité impeccable autant des traductions que du chant. On ne pourrait lui reprocher qu'une chose, être resté trop près de l'original peut-être. Il faut dire qu'André Chiron est sur ce disque accompagné ni plus ni moins de Joel Favreau, le guitariste attitré de Brassens, et qu'en tournée, Chiron bénéficiait de l'arrière plan sonore de la contrebasse de Pierre Nicolas...

Quoi qu'il en soit deux disques ont été "gravés" intitulés André Chiron canto Brassens en Prouvençau" (vol 1 et 2) ce qui se passe de traduction. N'étant pas un ami ni même une vague connaissance d'André Chiron, je ne peux que vous renvoyer sur ce site pour plus d'information.
Les traductions des chansons sont de Pierre Paul. En effet il ne suffit pas de posséder parfaitement la langue d'Oc, encore faut-il être suffisamment poète pour... mais assez causé, voyons plutôt un exemple : La Mauvaise réputation.
NB La graphie est celle de l'auteur.


LA MARRIDO REPUTACIOUN

Au village, dins moun endré
Me siéu carga lou capelet
Que que digue o que digue rèn
Me tenon pèr un pau de sèn.
Crese qu'en res pamens fau de daumage
En me plegant pas à si bons usage.
Mai li bràvi gènt amon pas
Que se marche pas a soun pas
Noun, li bràvi gènt amon pas
Que se marche pas a soun pas.
Me mascaron. Que digon rèn
I'a que li mut e se coumpren.

Pèr lo quatorge de juiet
Iéu me radasse dins moun lié.
La musico que marcho au pas,
D'acò me n'en soucite pas.
Crese qu'en degun pamens fau d'escorno
En escoutant pas lou graile que sono.
Mai li bràvi gènt amon pas
Que se marche pas a soun pas
Noun, li bràvi gènt amon pas
Que se marche pas a soun pas.
Tout lou mounde me guigno au det
Franc di manchet, ço vai soulet

Quouro vese un raubo-galino
Que ié fan senti la sapino
Un pèd-terrous e si vesin
Iéu l'ajuda a grata camin.
En res crese de faire tort en soumo
En leissant fugi li voulur de poumo
Mai li bràvi gènt amon pas
Que se marche pas a soun pas
Noun, li bràvi gènt amon pas
Que se marche pas a soun pas.
Tòuti me picon sus lo su
Franc di nanet, bèn entendu.

Ges de besoun d'un devinaire
Pèr saupre ço que me van faire.
Tre qu'auran un tiroun di bèu
Me ié penjaran autant lèu.
En res crese de faire tort en soumo
En enregant pas lou camin de Roumo.
Mai li bràvi gènt amon pas
Que se marche pas a soun pas
Noun, li bràvi gènt amon pas
Que se marche pas a soun pas.
Me vendran vèire à moun gibet
Franc di calu, ço vai soulet.

mardi 11 novembre 2008

Solde


"A vendre ce que les Juifs n'ont pas vendu, ce que noblesse ni crime n'ont goûté, ce qu'ignorent l'amour maudit et la probité infernale des masses ; ce que le temps ni la science n'ont pas à reconnaître;
Les Voix reconstituées ; l'éveil fraternel de toutes les énergies chorales et orchestrales et leurs applications instantanées; l'occasion, unique, de dégager nos sens!

A vendre les corps sans prix, hors de toute race, de tout monde, de tout sexe, de toute descendance! Les richesses jaillissant à chaque démarche! Solde de diamants sans contrôle!

A vendre l'anarchie pour les masses; la satisfaction irrépressible pour les amateurs supérieurs; la mort atroce pour les fidèles et les amants!

A vendre les habitations et les migrations, sports, féeries et comforts parfaits, et le bruit, le mouvement et l'avenir qu'ils font!

A vendre les applications de calcul et les sauts d'harmonie inouïs. Les trouvailles et les termes non soupçonnés, possession immédiate,

Elan insensé et infini aux splendeurs invisibles, aux délices insensibles, - et ses secrets affolants pour chaque vice - et la gaîté effrayante pour la foule.

A vendre les Corps, les voix, l'immense opulence inquestionable, ce qu'on ne vendra jamais. Les vendeurs ne sont pas à bout de solde! Les voyageurs n'ont pas à rendre leur commission de si tôt!"


Arthur RIMBAUD Illuminations (Œuvres Complètes 1895)


A Vendre, 3 Illustrations de JP Goudounesque, craie grasse sur papier canson 24 x 32 daté mai 91, coll de l'auteur.

mercredi 15 octobre 2008

Journée nationale de la Marseillaise

Aujourd'hui les Nations unies organisent la journée mondiale de l'alimentation. Il est donc urgent pour toutes les radios de parler de la Marseillaise, notre hymne national, que des voyous (maghrébins) ont osé conspuer. Autrefois, ils se contentaient de ne pas chanter, ce qui indisposait M. Le Pen, aujourd'hui ils sifflent, et ce sont tous les (nombreux) héritiers de M. Le Pen qui sont indisposés. Il paraît que les journaux font leurs gros titres avec ça, on se félicite de ne pas les acheter.

Il est vrai que la faim dans le monde est un sujet sans intérêt pour des gens comme nous, qui souffrons en général plutôt d'obésité et qui projetons d'utiliser le blé et les pommes de terre afin de fabriquer des carburants pour partir plus souvent en week-end. Et puis, les Africains doivent de l'argent à nos banquiers. Ils mangeront quand ils auront fini de payer! Ca leur passera l'envie de siffler!

jeudi 10 juillet 2008

la cantine au pays libéral de Thatcher-Blair et Clinton-Bush...


« De nos jours, un repas d’écolier a toutes les chances d’être constitué de hamburgers Mc Donald’s ou de pizzas Domino’s, le tout arrosé d’un Coca géant. Et alors que les programmes d’éducation physique sont rognés pour des raisons budgétaires, le marché des cantines est octroyé à des chaînes de fast-food comme McDonald’s, Domino’s ou Taco Bell.

Et de nombreux établissements signent des contrats avec des fabricants de sodas pour abreuver écoliers et étudiants, les marques ayant le droit de vendre et de faire de la publicité pour leurs produits sur les campus. Près de deux établissements scolaires sur trois proposent des boissons non alcoolisées, le plus souvent à travers des distributeurs automatiques. En outre, de plus en plus d’enfants deviennent obèses de plus en plus tôt(…) »

Jane Goodall Nous sommes ce que nous mangeons Actes Sud 2008 p.225

« Quelle ne fut pas ma stupeur en parlant à des enfants âgés d’entre six et dix ans d’une région rurale du Nebraska : un seul d’entre eux savait que les pommes de terre sont récoltées dans les champs. Aucun ne savait comment poussent les artichauts et la plupart n’avaient jamais entendu parler de concombres, de poivrons ou de potirons.
Un seul connaissait l’existence des kiwis et un seul autre savait ce que sont les produits bio. Peu après, lors d’un test mené dans un supermarché de Washington DC, un jeune employé a montré un pamplemousse à son chef pour lui demander ce que c’était !

Lors d’une tentative d’amélioration des repas de cantine au Royaume-Uni, les écoliers reçurent des pommes ou des oranges entières, certains ne savaient pas ce que c’était, ils n’avaient jamais eu affaire à un fruit entier de leur vie »

Jane Goodall Nous sommes ce que nous mangeons Actes Sud 2008 p.228

jeudi 12 juin 2008

Encore du TGV! Encore du béton! encore des dépenses publiques!

On prévoit de relier Paris et Lyon par TGV, cette fois en passant par le centre et Clermont-Ferrand. Cette dernière ville ne sera plus qu'à 2 heures de Paris au lieu de 3 heures et demie aujourd'hui. Grâce à ce ruineux "désenclavement" encore moins d'Auvergnats hésiteront à quitter leur ville pour chercher du boulot à Paris!
En effet la note promet d'être salée : malgré les subventions venues de tous horizons, les villes destination devront tout de même trouver 2 milliards d'euros... Une misère... sans compter que désormais le voyage sera 30 pour cent plus cher.
On a fermé presque toutes les gares... pas rentables! Sans parler des écoles, des bureaux de poste, des hôpitaux, et même les tribunaux maintenant... Mais on va de Paris à Marseille en trois heures. C'est rentable, ça!? pour les hommes d'affaires, oui... et il faut croire que ce sont les seules personnes digne d'intérêt de ce pays!
Les autres, ils faut qu'ils payent!

jeudi 24 avril 2008

Le libéralisme et le pouvoir d'achat (et la faim?)


Au lieu de fréquenter les supermarchés et de se plaindre de la cherté des fruits et des légumes, les Français feraient bien de relancer localement une agriculture moins gourmande en engrais et en pesticides. Il y va de la survie non pas de la planète comme on le rabâche, mais de l'humanité.

Et si on essayait un retour à la terre? (en tant que loisir, pour commencer). Au lieu de passer des heures devant un écran de télé à contempler les navets que pondent les scénaristes hollywoodiens ou à écouter la propagande de grands groupes industriels, pourquoi ne pas reprendre la bêche et l'arrosoir... en évitant évidemment de planter des thuyas et de pulvériser des poisons. Jardinons! Faisons pousser des légumes... ça protège de l'obésité! Et favorisons les agriculteurs qui, en respectant les terroirs, nous respectent

Voici sur le site d' Intérêt général.info un "vieil" article (il date de 2003 ). mais les soi-disant libéraux n'ont pas changé d'un iota. Et depuis que Qui-vous-savez est aux commandes, les prétendues réformes vont encore plus vite...
Cet article de Franck Brunner intitulé La "politique agricole" Néo-libérale est à lire absolument. Il est consacré au saccage de l'agriculture Suisse orchestré par sa propre classe politique au nom de principes prétendus libéraux... qui ne sont que de faux arguments pour favoriser les transnationales au dépend des autres citoyens.

L'humanité devrait-elle crever d'inanition dans l'année, rien n'empêchera nos gros bonnets d'augmenter leurs profits!

mardi 8 avril 2008

Folie OGM... ça gagne!


Voilà-t-i pas que nos députés, ceux de l'UMP en tout cas s'apprêtent à voter un "délit de fauchage" passible de 2 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende, portée à 3 ans et 150.000 pour une parcelle de recherche... On croirait bien que c'est leur tête qu'on veut faucher...

Eh bien si un jour il me venait l'idée de voter pour l'UMP, avant de glisser mon bulletin dans l'urne, j'aimerais qu'on me rappelle cette loi!

Le plus beau, c'est que concernant les OGM, les députés trouvent le gouvernement trop tiède.

"Les députés reprochent à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, de ne pas s'être opposée à l'amendement présenté par le communiste André Chassaigne stipulant que la mise en culture, la commercialisation et l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés ne peuvent se faire que dans le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production. Nombre de députés UMP considèrent que cela change le sens de la loi destinée, dans l'esprit de la majorité, à permettre une cohabitation entre les cultures traditionnelles et les cultures OGM. « Avec un tel texte, plus personne ne prendra le risque de planter des OGM», explique, furieux, un député.

Voilà qui a le mérite d'être clair. Selon les propres défenseurs des OGM il est impossible de cultiver des OGM dans le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production. On s'en doutait à vrai dire.

En gros, ce que, chez nos patrons d'entreprises agricoles (qui nous font vivre, en attendant de nous faire mourir) on appelle "cohabitation", ça veut dire implantation sans contrôle des OGM et répression tous azimuts de ceux qui osent s'y opposer.

Il est vrai que la plupart des députés UMP sont venus à la politique pour défendre leur pécule durement hérité, leur entreprise qui crée de nombreux emplois en Chine et le droit de polluer tant qu'ils veulent...

mercredi 2 avril 2008

Injuste redevance audio-visuelle...

Moi qui vous parle j'ai reçu ce jour la visite d'un contrôleur de la redevance audio-visuelle. Nous raccompagnions, mon épouse et moi, une amie venue nous faire une visite quand un type grand, encravaté, qui parlait avec autorité demanda, depuis le portillon, à parler à M. K100d, c'est à dire à votre serviteur.
-Vous l'avez devant les yeux, répondis-je.
Il me montra une carte ornée d'un joli drapeau que j'eus à peine le temps d'examiner. Le journal avait dit de se méfier des visiteurs soi disant assermentés, alors mon épouse, Mme K100d, demanda à vérifier à son tour. Le gars était équipé, et puis il avait tout à fait l'air sévère du gendarme qui s'apprête à vous dresser contravention.
J'eus un moment l'idée de lui refuser l'entrée de mon domicile. S'il avait sonné à la porte, j'aurais pu faire le mort, mais là, il nous cueillait! la chance était avec lui.

Quelle pièce voulez-vous voir demandé-je? Nous n'avons pas de télévision, alors je ne sais par où commencer (car Tonton K100d, malgré ses conviction extrême-gauchiste et ses revenus relativement modestes habite un petit château).

-Évidemment, dit mon visiteur, c'est plus simple quand il y en a une...
Je crois qu'en l'absence d'infraction, le contrôleur de la redevance se trouve quand même sacrément con, comme on dit vulgairement : en clair il est assez gêné.

Il demanda à voir la pièce à vivre et vit qu'il ne s'y trouvait aucun poste non déclaré... Malgré cela que tremblais. En effet nous avons deux ordinateurs et une trucbox!
"Les ordinateurs ne comptent pas, pour le moment" dit-il avec un ton de regret.
Il se mit à remplir un formulaire. Il avait complètement changé de ton.
"Il n'y a que des conneries." dis-je. "Enfin, tout le monde dit ça, mais tout le monde a la télé."
"C'est un choix" répondit-il. Je le rassurai, mes enfants, qui n'étaient pas petits, se passaient eux aussi de l'instrument.
"Quand il n'y a pas infraction, dit-il, on ne laisse pas de procès verbal. A moins que vous en vouliez un?" Je signai, il partit.

Tout s'était bien passé et pourtant je n'étais pas satisfait. Alors quoi, on doit laisser entrer un flic chez soi pour vérifier qu'on ne cache pas un téléviseur? Ne faudra-t-il pas bientôt montrer ses fesses ou subir un toucher rectal à domicile?
D'ailleurs, cette redevance est absurde.

Partisan du service public de télévision et de radio, je n'ignore pas qu'il doit être financé. Eh bien, qu'on le finance, ce service public, à partir de l'impôt sur le revenu (en rétablissant les tranches que M. Sarkozy a supprimé pour favoriser ses amis fortunés) et non en ponctionnant 115 Euros sur les revenus des smicards!
Pour sûr , s'agissant de service public, on n'y trouvera pas les émissions racoleuses du privé, mais de la bonne information indépendante et de la culture. Libre à ceux qui préfèrent le bourrage de crâne du privé d'aller sur le privé.

vendredi 21 mars 2008

ressources inhumaines

Une campagne de publicité utilise des photos de Coluche et de Gandhi pour promouvoir une entreprise de travail temporaire... que trouver à redire? Un humoriste au grand cœur et un apôtre de l'indépendance et de la non-violence... ils sont morts, ils ne porteront pas plainte! Je crois tout de même que Coluche n'était pas partisan de la publicité : il ne s'y est jamais prêté de son vivant, exception faite pour les "restau du cœur" qui ne sont pas une entreprise à but lucratif. Il n'était pas non plus un fervent défenseur du travail rémunéré Quant à Gandhi, c'est le rabaisser singulièrement que de l'utiliser pour se faire de la réclame...

Mais qu'on se rappelle, le crédit agricole a utilisé Imagine de John Lennon pour sa promotion. Que dit cette chanson? : qu'on pourrait vivre sans craindre l'enfer, sans religion, sans nation, et finalement sans "possession". A quoi pourrait servir une banque dans un monde sans "possession"? Cette chanson inspirée par sa compagne japonaise Yoko Ono est fort teintée de bouddhisme, l'utiliser pour promouvoir une banque paraît absurde...

Mais la publicité ne fonctionne pas de manière rationnelle, elle repose sur un système d'association, de connotation. Le slogan est de plus en plus court et allusif, totalement dépourvu de sens. "Imagine" n'est qu'un slogan qui peut introduire tout et son contraire. Le message de John Lennon est : "Imagine (qu'on serait tous frères)" celui de la banque est "Imagine (ce que tu vas faire avec l'argent qu'on va te prêter)".

Dans le cas qui nous occupe le slogan est : "les gens sont pleins de ressources humaines". On voit bien la récupération : la phrase attendue, le cliché, le lieu commun est "les gens sont pleins de ressources" : la preuve Coluche a fait des petits boulots avant de trouver le succès, et Gandhi a exercé différent métiers. Comme se sont des personnes respectées, cela rendra respectable le travail temporaire. A "ressources" le publicitaire ajoute "humaines" puisque "ressources humaines" est la façon dont on désigne aujourd'hui la main-d’œuvre, le personnel. On a ainsi d'un côté les ressources matérielles à exploiter et de l'autre les ressources humaines, à exploiter également.

L'entreprise de travail temporaire "optimise" les ressources humaines. Elle fournit aux autres entreprises moyennant rétribution de la main d’œuvre pour accomplir une tâche donnée pendant une durée donnée. Ensuite la main d’œuvre sera de nouveau disponible, sur les listes de l'entreprise de travail temporaire. Notons qu'un DRH (directeur des ressources humaines) qui se respecte promet systématiquement (mais verbalement) à l'employé intérimaire qu'il va être engagé définitivement à la fin de son contrat (pour le motiver, c'est le moins). Tout aussi systématiquement l'employé intérimaire sera congédié à la fin de son contrat. Les entreprises de travail temporaire sont là en effet pour épargner aux entreprises la nécessité et l'embarras d'embaucher des personnes.

mercredi 12 mars 2008

Ecologie : Oui à l'avion! non à la Bretagne!

Article paru dans Elle du 10 mars 2008, entretien avec Geneviève Ferone, autrice de "2030 : le krach écologique". Cette dame est "spécialiste des questions écologiques" mais surtout, on va le voir, "du développement durable dans le monde des grandes entreprises" ...

L'écologie est dans l'air du temps. Tous les indicateurs sont à l'orange foncé, la planète est au bord de l'essoufflement et de la surchauffe, mais pas d'inquiétude : on va réussir à continuer de se développer! Un bataillon d'écologistes nouvelle manière a été formé et est rémunéré (mais par qui donc alors?) pour qu'on prenne les mesures nécessaires sauf... si elles nuisent aux profits dans le dit monde des grandes entreprises.

Certes, notre spécialiste admet que la situation est critique... ou plutôt qu'elle le sera en 2030! Le réchauffement climatique? Il entrainera des "déplacement de population" (200 millions) où? "à Lagos ou au Caire..." Finalement, rien de bien inquiétant pour nous qui vivons en Europe...
Que faudra-t-il faire? "transformer radicalement notre manière de vivre". Ah! fichtre! mais encore?

Le réchauffement? "On sait que le phénomène est enclenché et que ce que l'on fabrique aujourd'hui aura des conséquences dans deux cents ans" Traduction : il est urgent de ne rien faire. Confirmation dans le paragraphe suivant :
" Prenez la couche d'ozone : au lieu de régler un problème en changeant la réglementation sur les aérosols en 1992, on l'a amplifié" Traduction : pas de réglementation et tout ira pour le mieux (doctrine qu'on a déjà vu chez wikifacho, non?)

"La solution, c'est la décroissance?" avance la journaliste de Elle...
Non, répond la spécialiste; la décroissance, ça aurait été bon au "XVIIIe siècle" (!!!) aujourd'hui, "à 7,5 milliards d'individus, ça ne sert plus à rien" (ah bon, mais pourquoi?)
"Et puis accepter de consommer moins c'est un luxe qui concerne une poignée de nantis et de bien éduqués. A l'échelle de la planète, c'est ridicule. Allez parler de décroissance aux deux tiers de la planète qui cherchent à sortir de la misère" Ben oui, bien vu! Il faut continuer à transformer la forêt amazonienne en champs de soja, comme ça les petits sud-américains ils vont sortir de la misère. Mais Madame Ferone, explique-moi pourquoi au Brésil (deuxième exportateur mondial de soja) la population reste misérable... Parce que le soja, il sert de nourriture au bétail, pas aux "deux tiers de la planète qui cherchent à sortir de la misère". Avec la décroissance, on planterait des patates à la place du soja et on nourrirait peut-être la population... Mais ça, il faut pas! Il faut continuer à fabriquer du soja sur les cendres de la forêt parce que le soja, ça se vend très cher à ceux qui ont de l'argent et ça rapporte beaucoup aux mêmes... On est spécialiste du développement durable dans le monde des grandes entreprises ou on ne l'est pas...

Mais alors dit la journaliste de Marie Claire, il ne faut rien faire?
Ben si! "On peut chacun faire notre examen de conscience"! on "peut" (c'est une affaire de choix personnel) faire un "examen de conscience" (ça se situe sur le plan moral) en clair : que ceux qui se sentent morveux se mouchent.

"Je sais que la Chine ouvre une usine à charbon dégueulasse toutes les semaines , mais j'achète quand même des produits bio, je refuse le cynisme" traduction : c'est la faute aux Chinois (ces faces de citron!) nous les Européens on est blanc comme neige (eh! eh!) et on peut continuer de bétonner la côte de Gibraltar à Naples... à envoyer nos déchets en Afrique, du moment qu'on achète de la salade garantie sans pesticides... en plus c'est meilleur pour la santé! Les cyniques (s'il en existe parmi les lecteurs de "elle" ) auront vite compris qu'ils peuvent même faire sans risque l'économie des produits bio...

Car en effet "Quand j'entends que Monaco s'engage à ne plus émettre de CO2, je trouve ça bien mais ça représente peanuts!" Imaginez alors ce que représente votre petite contribution, à vous citoyen lambda! Inutile de se casser le bocal!
Ce qu'il faut c'est que "La Chine ou les Etats-Unis s'y mett[ent]" "Là oui!" et d'ajouter :

"Si on injectait un quart de la somme de l'économie virtuelle dans l'économie réelle pour faire un environnement propre, on irait bien" de plus savants interprèteront cette phrase sibylline en pur bois de langue...

Geneviève Ferone est une fille super (on voit sur la photo qu'en plus elle est bien conservée) mais elle a un grave défaut sur le plan écologique : sa "gourmandise c'est les voyages" et elle l'avoue : "L'avion, c'est une horreur écologique" Elle ne s'en prive pas pourtant. Mais elle "préfère assumer plutôt que de compenser en taxe carbone" (eh oui, comme on l'apprend sur wikifacho; les taxes, c'est pas bien!) "Personne ne sait où va l'argent taxé" (alors que si on le garde, on sait où il est, et puis ça permet de prendre encore plus l'avion.)
"L'écologie aujourd'hui , c'est le far-West! Au far-West il y avait des gens très bien et des salopards..." On ne saurait mieux dire!

"Je trie mes déchets, je n'ai pas de voiture et me déplace en vélo. Mais j'aime la vie , j'ai Internet et je ne pourrais vivre dans une maison de paille en Bretagne! Ce n'est pas dans le retrait, l'abstinence et la culpabilisation qu'on changera les choses"
Les quelques trois millions de Bretons parmi lesquels peut-être des lecteurs de Elle (ils savent lire, en Bretagne?) ont appris qu'ils vivent "dans le retrait" (ben oui, ils vivent pas à Paris!) ils n'aiment certainement pas la vie et n'ont sans doute pas internet... on comprend qu'ils se sentent coupables... Plutôt que de construire des maisons de paille (écologiques, peu chères et bien isolées) continuons donc allègrement de les fabriquer en parpaings (en béton polluant, mauvais isolant et coûteux).

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vendredi 22 février 2008

wikifacho

Article passionnant sur Wikibéral sur la notion d’ «égalitarisme ». Les « libéraux » sont contre l’égalitarisme, c’est bien leur droit, mais on se demande franchement à qui ils s’attaquent. Quel penseur influent prône l’égalitarisme ? On est bien en peine de trouver un théoricien de l’égalitarisme qui ne soit pas libéral. L’égalitarisme est une « anti-notion » c’est le repoussoir des libéraux. On peut en conclure qu’eux-même sont « inégalitaristes ». On s’en serait douté à vrai dire.
Selon la « définition » excessivement sommaire, l’égalitarisme est une « doctrine politique prônant l’égalité absolue des citoyens en matière économique et sociale » Qui promeut cette doctrine ? On ne sait. Ceux qui se sentent morveux, qu’ils se mouchent…
Le point de vue libéral est tout sauf clair et net. Ils auraient pu commencer (et finir du même coup) par un simple : « non à l’impôt sur le revenu » puisqu’il ne s’agit que d’une « doctrine politique » et ne concerne que « l’économique et social ». Cela aurait pu sembler mesquin. Ils ont préféré parler philosophiquement de « refus de l’autre » (traduction : riche, mon ami, je t’accepte et toi tu me reconnais en tant que pauvre et ton larbin… ) de « volonté coercitive de nivellement » (traduction : laissons à M. Bolloré le yacht qu’il a mérité). L’égalitarisme s’opposerait aux «besoins de l’homme » (ce qui est vrai si l’homme en question est M. Bouyghes, qui a de très gros besoins) Et voilà qu’après la philosophie on a droit à la mythologie avec «Procuste, ce brigand qui raccourcissait les grands et allongeait les petits » (traduction moderne : Jessie James qui volait aux riches pour donner aux pauvres ou tel dirigeant « socialiste », qui voulait mettre le SMIC à 1500 Euros au risque de ruiner le pays.) On voit que s’attaquer à l’argent d’un « libéral » c’est comme lui couper la tête ou les pieds. Et administrer le RMI a de malheureux pauvres, c’est comme essayer vainement de les allonger….

Second paragraphe : on commence à voir apparaître quelques adversaires, qui ne sont pas nommés cependant. L’égalitarisme est ennemi de l’«isonomie» qui selon le rédacteur signifie «égalité devant la loi ». Il est clair que les tenants de l’égalitarisme ne sont pas rigoureux, car tout en prônant l’égalité ce qui a fait d’eux des «égalitaristes» ils refusent l’ «égalité devant la loi» ce qui fait donc d’eux des non égalitaristes.
« Les égalitaristes confondent délibérément les contraintes naturelles avec la coercition ». Exemple : Le petit Martin Bouyghes est né dans une famille riche possédant TF1, alors que le petit Martin Dupuis son voisin est né dans une famille pauvre qui passe quatre heures par jour devant TF1. Ne voyez aucune « coercition » là-dedans! Les deux Martins sont nés par les voies naturelles. Certains naissent riches, d’autres pauvres, c’est là ce que les « libéraux » appellent les «contraintes naturelles».
Le rédacteur anonyme précise : « Par exemple, la différence homme-femme est dénoncée par eux comme une manifestation de l'oppression masculine. » Traduction : « il est bien naturel que l’homme domine la femme puisqu’elle est naturellement moins costaude »
Conclusion à peine confuse :
« En fustigeant un fait de nature comme s'il s'agissait d'un acte de domination, les partisans de l'égalitarisme prouvent qu'ils ne conçoivent la réalité qu'en termes politiques. Leur double mot d'ordre est la vérité n'existe pas et tout est politique. De la sorte, par nihilisme, ils manifestent un déni pur et simple de la logique et de la réalité. »
L’auteur de ces lignes sort certainement d’une école de philosophie très cotée… où il a recueilli quelques termes fort savants et très élégants que malheureusement il peine manifestement à maîtriser. On sent que le cerveau n’est pas au niveau du portefeuille. Le paragraphe suivant est par contre particulièrement croustillant.
« Refusant la structure logique et naturelle du monde, les égalitaristes veulent opérer une tabula rasa. Leur projet ne peut par conséquent prendre forme, conformément à leur constructivisme qu'au moyen de lois autant absurdes que tyranniques. En vue de supprimer les particularités propres à chaque individu, l'égalitarisme en vient nécessairement à promouvoir l'installation au pouvoir d'une élite artificielle, s'appuyant sur l'envie et le ressentiment. Comme dans toute tentative politique de détruire l'ordre du monde - caractéristique du totalitarisme -, le sens des mots est inversé : la liberté devient l'esclavage, et la coercition un acte de délivrance. »
« Refusant la structure logique et naturelle du monde," Traduction : Refusant la loi du marché
« les égalitaristes veulent opérer une tabula rasa" : traduction : les socialistes veulent redistribuer les richesses.
« Leur projet ne peut par conséquent prendre forme, conformément à leur constructivisme, qu'au moyen de lois autant absurdes que tyranniques » traduction : pour cela ils sont obligés d’augmenter les impôts.

« En vue de supprimer les particularités propres à chaque individu, » traduction : pour diminuer les inégalités en termes de salaire
l'égalitarisme en vient nécessairement à promouvoir l'installation au pouvoir d'une élite artificielle, s'appuyant sur l'envie et le ressentiment. Traduction : il vote à gauche.
Comme dans toute tentative politique de détruire l'ordre du monde - caractéristique du totalitarisme -, le sens des mots est inversé : la liberté devient l'esclavage, et la coercition un acte de délivrance. » traduction : tout va bien, change pas de main et pas touche à mon yacht.

Ensuite vient un paragraphe spécifiquement destiné à l’éducation nationale, lieu supposé de la propagande égalitariste (traduction : socialiste). Mais comment les libéraux se sont-ils rendu compte que l’école est un tel lieu de propagande ? Eh bien, après l’avoir écarté des médias, il semble que le socialisme, je veux dire l’ « égalitarisme » aurait dû disparaître. Or ce n’est pas le cas. Il faut donc acheter l’école aussi, et au plus vite !

L’article « égalitarisme » se retrouve plus ou moins modifié sur wikipedia. Détail amusant au passage : Essayez d’accéder au volet « discussion » sur Wikibéral : vous obtenez le message suivant : « Vous n’avez pas la permission d’effectuer l’opération demandée pour la raison suivante : L’action que vous essayez de réaliser n’est accessible qu’aux utilisateurs du groupe user. » D’ailleurs on ne peut modifier librement les articles. Wikibéral… oui le discours est «libéral » (pro-capitaliste et anti-socialiste) mais que signifie « wiki » dans ce contexte ?
Voici ce que je dis de l’article « égalitarisme » sur wikipedia ( « discussion»)
« Article presque entièrement inutile et immotivé. On ne parle de la notion d' "égalitarisme" que pour tenter maladroitement de la réfuter. L'auteur de l'article (qui a déjà commis un texte complètement gratuit sur le prétendu "Wikibéral" site certes libéral mais nullement "wiki") tente maladroitement d'appliquer des concepts qu'il maitrise mal à la réfutation d'une thèse fumeuse dont l'auteur est inconnu. Le but est de donner une vague coloration scientifico-philosophique à une théorie qui se résume à ceci : "Touchez pas à mon blé". »

jeudi 21 février 2008

la république en plastique

Le président et son gouvernement baissent dans les sondages... ça devait arriver! Si bêtes que soient les bêtes, elles finissent par se méfier... mais c'est un peu tard!

Incompétence n'est pas le mot, ces gens-là (Sarkozy, Fillon, pour ne pas les nommer, après leurs prédécesseurs Chirac, Raffarin et consort) sont venus au pouvoir pour sabrer le service public et favoriser les milliardaires. Demandez-vous à qui appartient le yacht de M. Bolloré, à qui appartient TF1, à qui appartient à peu près tout dans ce pays... vous saurez à qui appartiennent les sbires patentés qui font semblant de nous gouverner...
Une poignée de milliardaires qui ont tout intérêt à ce que le chômage perdure (comme ça, les employés n'osent pas réclamer d'augmentations de salaire) manipulent ces politiciens comme des marionnettes. La presse, le prétendu "quatrième pouvoir" est presque entièrement aux mains d'industriels qui n'ont aucun intérêt à informer le public mais qui ont tout à gagner à l'abrutir.
Quand on sait que la fortune personnelle d'un Michelin (28ème fortune de France selon le classement 2007 du magazine Challenge) est officiellement de 2 000 000 000 d'Euros soit deux millions de fois le smic... On comprend que la démocratie est clairement en danger dans ce pays (et ailleurs...)
Certains français se disant républicains critiquent et raillent allègrement un certain "égalitarisme" qu'ils jugent "de gauche". Ils oublient que l'égalité est inscrite dans la devise de leur propre pays et que sans égalité il n'est point de citoyenneté.
Il est vrai que ces soi-disant républicains sont en réalité des crypto-fascistes qui n'attendent qu'une occasion pour montrer leur vrai visage, qui est celui de la barbarie...

Ce pays fait fausse route et avec lui l'occident dans son ensemble. Il faut pour le moins diminuer les inégalités qui ruinent la démocratie et arrêter le gaspillage qui risque bien de nous détruire.
Quand je parle de gaspillage je ne pense pas aux "arrêts maladie bidons" (dont il est question de temps à autres, et qui est une goutte d'eau dans l'océan des abus de toutes sortes, et moins de 1% du déficit de la sécu!)

Non, je pense à la stupidité de notre consommation de plastique à jeter. L'industrie nous vend ses produits dans des contenants en platique que nous payons, dont nous payons le collectage. Certains sont recyclables (bouteilles d'eau minérales et c...) mais la plupart finissent dans la nature. Or le plastique n'est pas bio-dégradable. Certes, il finit par disparaître à nos yeux, mais il subsiste dans la nature sous forme de granulés plus ou moins toxiques...

Je pense à l'usage des pesticides qui apparemment détruit les abeilles dont nous sommes dépendants pour la pollinisation de nos arbres fruitiers. Les pesticides sont massivement employés pour l'entretien de nos pelouses... publiques ou privées. Ces pesticides coûtent cher et sont à priori dangereux pour notre santé de plus ils sont inutiles... tout cela pour éradiquer des pissenlits et des violettes? Non! pour augmenter les bénéfices de quelques apprentis sorciers et le PIB du pays....

Je pense au gaspillage de pétrole dans des trajets incessants qui nous coûtent cher, empoisonnent l'atmosphère et créent un effet de serre qui entraîne selon la plupart des scientifiques ayant étudié la question un réchauffement climatique dangereux pour l'humanité. (donc pour nous, faut-il le préciser). Il faut accuser le mouvement pendulaire quotidien des banlieusards, les vacances lointaines en avion, et bien entendu le transport routier. Ce dernier est excessivement développé pour permettre de fabriquer tel produit au meilleur prix. Mais ce que l'on gagne d'un côté, on le perd d'un autre, puisque les délocalisations qui permettent de proposer des produits meilleur marché augmentent le chômage local et donc font baisser le pouvoir d'achat... tout en gaspillant une ressource qui n'est pas illimitée : le pétrole.

Les discours aberrants des "économistes" justifient la quête magique du profit maximum qui jusqu'alors nous a permis de vivre en paix (aux dépends il est vrai d'une partie de l'humanité, le "tiers-monde" et à l'aide d'une consommation pléthorique d’anxiolytiques) mais qui semble peu à peu atteindre ses limites. La consommation d'énergie augmente sans arrêt. A ce rythme-là, la production de pétrole devient insuffisante... le prix de l'énergie augmente et on annonce des crises...

Certaines mesures devraient être prises... or nous avons au pouvoir un fantoche imbu de sa triste personnalité qui s'appuie d'une part sur une minorité de ploutocrates qui l'arrosent sans discontinuer et d'autre part sur la grande majorité des gogos du café du commerce prêts à tous les sacrifices s'ils pensent que dans le même temps leur voisin souffre plus qu'eux.

Inconscience généralisée de crétins qui "travaillent" et "méritent". Sans doute il travaillent, mais c'est à leur perte! Et oui, ils la méritent!

lundi 28 janvier 2008

bac pro hamburger

Au Royaume-Uni, la plus connue des sociétés de restauration rapide pourra délivrer un baccalauréat en "gestion du travail en équipes", qui certifiera que son détenteur a appris toutes les tâches reliées à la gestion d'un restaurant de la marque, du marketing aux ressources humaines en passant par les services à la clientèle, a précisé l'agence gouvernementale chargée des cursus scolaires. (source LCI)
Ce n'est pas une blague et pourtant ce sont des "travaillistes" qui sont aux commandes outre manche! Avec une gauche dans ce genre, les conservateurs ne sont pas près de retrouver le pouvoir!
Il ne manquerait plus que ces prétendus "restaurateurs" ouvrent une filière "bac diététique" ou "bac gastronomie"....

samedi 5 janvier 2008

un audit pour le gouvernement...

...et des élections dans les entreprises?
Joyeuses Pâques à tous!