mardi 30 octobre 2007

En v'là d'la réforme, en v'là!

140% d'augmentation, qu'il va bientôt recevoir notre luminescent chef de l'état. Voilà pourquoi il commence toutes ses phrases par "je veux". Ce qu'il veut c'est du pognon, pour lui et pour ses copains. Ils n'en auront jamais assez!

Ceux qui ont voté pour lui, eux, auront surtout des regrets... je leur souhaite aussi des hémorroïdes, ils les méritent!

Développement durable

On m’a fourni une belle poubelle à couvercle jaune sur lequel il est inscrit : « Vous triez, nous recyclons ».
Donc j’ai acheté une bouteille de lait. J’ai payé l’emballage en plastique. J’ai déposé l’emballage en plastique dans ma poubelle jaune.

Une entreprise passe pour récupérer ma bouteille et me fait payer ce service (quoi de plus naturel ?). Ensuite l’entreprise « recycle » ma bouteille et fait un joli bénéfice.

Qui est le couillon dans l’affaire ?

vendredi 26 octobre 2007

Régimes spéciaux : Sarkozy devient enfin raisonnable!

« Les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s'appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés à la SNCF »

C’est ce que, selon le Journal du Dimanche (JDD) du Vendredi 26 Octobre 2007 M. Sarkozy aurait déclaré aujourd’hui même aux représentants des cheminots à Saint-Denis. Cette déclaration est le bon sens même. Réserver les « réformes » aux nouveaux entrants éviterait (et aurait évité) les grèves qui, à ce qu’on dit, coûtent si cher à la société. Les fonctionnaires ont au demeurant un contrat avec l’Etat : l’Etat se déshonore en ne l’honorant pas.

Oui à la réforme pour les nouveaux entrants qui choisissent en toute connaissance de cause. Non à la réforme pour ceux qui ont signé un contrat de 37 ans et demi avec l’état… et non de 42 ans…

Il semble cependant que M. Sarkozy ait prononcé ces paroles par inadvertance, dans le feu de l’action... Dommage pour la paix sociale…

mercredi 17 octobre 2007

prise d'otage...

Ce n'est pas une trouvaille personnelle, j'ai dû écouter ça sur le répondeur de "Là-bas si j'y suis", mais j'ai envie de le prendre à mon compte...
Parler de "prise d'otage" à propos d'une grève des transports n'est-ce pas un peu insultant pour les véritables otages, ceux qui sont aujourd'hui sous la menace des armes et qui ignorent s'ils seront vivants demain?

Allez Sarko, faut sauver la France, envoie le GIGN pour faire repartir les trains...
Et fais pendre tous les pirates à la hune! Tu as du boulot il sont des millions...

lundi 15 octobre 2007

diction fronçaise

Parmi les « attributions » du CSA, l’organisme de Contrôle de l’Audiovisuel doit parfois rappeller à l’ordre quelques journalistes ou animateurs dont la diction laisse à désirer.

La « diction » est pour nous pauvres provinciaux un art difficile, car elle évolue suivant l’usage en vigueur à l’intérieur du périphérique. Ainsi, sur une radio nationale et même « de service public » un animateur demandait si « Nontes est bien en Brotagne ».

Il s’agit de l’application de deux règles bien connues de la langue française. « an » tend à devenir « on ». On connaît une anecdote à ce sujet. De Gaule se rendant dans les TOM déclara un jour aux mayotains : « Que vous êtes Fronçais » ce que les mayotains comprirent paraît-il « que vous êtes foncés ».

Quand au « e » caduc, nous avons vu que le français le fuit où il devrait se trouver, (et le fait ré-apparaître où il n’existait pas). Pour ce qui est de la fuite, deux solutions : soit le supprimer : "le p’loton", soit le transformer en « o » : "le poloton". Supprimer le « e » n’est d'ailleurs pas toujours possible. « Br’tagne » , « Br’ton » seraient difficiles à prononcer. Donc on dira Brotagne et Broton.

Dans ces deux cas, il ne s’agit pas d’erreurs comme dans les prononciations provinciales mais d’évolution…

vendredi 12 octobre 2007

privatisation = moins de service pour plus cher...

"Sicko" le dernier film de Michael Moore le montre bien. Lorsqu'en 1971 Nixon décida de privatiser le système de santé des Etats-Unis. Il déclara qu'il "voulait que les Etats Unis aient le meilleur système de santé au monde". On aurait pu croire naturellement qu'il voulait dire que le nouveau système de santé allait permettre aux américains de se soigner et de se guérir le mieux du monde.

Mais en fait, ce qu'il entendait par "meilleur" c'était "qui dégage le maximum de profit". Or pour dégager des profits toute industrie se doit de vendre beaucoup et le plus cher possible. Dans le cas des assurances de santé, il s'agit d'engranger beaucoup de cotisations et d'éviter au maximum de payer pour les maladies des assurés. C'est ainsi que trente-cinq ans plus tard, 50 millions d'Etats-uniens sont exclus de tout système de soin, et que les autres sont à la merci d'une décision qui les empêchera de se soigner.

Il est bon de visionner ce film, qui donne à comprendre s'il en était encore besoin que la gestion privée de la santé (et de la plupart des "secteurs d'activité") conduit à engraisser des sociétés anonymes au dépend de la population. En quoi ceci nous concerne-t-il nous autres Français? Eh bien, nous avons ainsi devant les yeux le résultat d'une politique telle que la mènent MM Sarkozy, Fillon et leurs sbires, qui n'est autre que l'observance fidèle de la doctrine libérale.

Un système fondé sur l'avidité et l'égoïsme, comme l'est ouvertement, délibérément et explicitement le système libéral ne peut conduire qu'à l'exploitation de tous par la minorité des puissants. Il faut être bien malade intellectuellement et moralement pour prétendre comme le font les tenants de l'idéologie libérale qu'en encourageant la compétition et la recherche âpre du gain on obtient le meilleur pour la société.

jeudi 11 octobre 2007

Docteur Fillon : du courage face à la purge!

(AFP) — François Fillon a déclaré mercredi soir devant les Réformateurs de l'UMP que la réforme de l’État supposait "que chacun d'entre nous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire".

"la réforme de l’État, ça supposera que nous soyons courageux, la réforme de l’État supposera que chacun d'entre nous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire",

"Parce que la réforme de l’État général qui satisfait tout le monde mais qui ne se traduit par aucune suppression d'aucun établissement sur le territoire, ça n'existe pas"

M. Fillon précise bien pour ceux qui n'auraient pas encore compris : dans sa bouche, "réforme de l'état" signifie bien "casse en règle du service public". Et au passage il suppose que la réforme de l'état "satisfait tout le monde" ce qui peut faire rire ou pleurer.

On peut résumer ainsi la pensée de M. Fion : soyons courageux et nos amis les riches pourront avoir davantage de yachts.

mardi 9 octobre 2007

privatisation perd la raison...

Les privatisations, entamées dès les années 80 et qui continuent allègrement devaient assainir les dépenses publiques. Or selon M. Fillon lui-même, la France est au bord de la faillite. Et quel remède propose-t-on? continuer les privatisations!

En vérité, le simple bon sens conduit à penser que les finances publiques, loin de se fortifier avec les privatisations, s'en sont évidemment appauvries. Aucun particulier ne s'est enrichi en dilapidant son patrimoine, et l'Etat ne le fait pas davantage. Selon quelques analystes avertis, la crise du financement des retraites et de la sécurité sociale était prévisible dès lors que l'Etat n'avait plus l'assiette financière des entreprises nationalisées qui étaient sous son contrôle.

Privé de toute réserve financière l'état providence est à l'agonie... aucune redistribution des richesses n'intervenant plus, l'argent s'évade sur quelque compte secret dans les coffres des paradis fiscaux, et tandis que les yachts croisent par dizaines au large de Saint Tropez, que les transnationales ont chaque jour davantage de pouvoir, une partie grandissante de la population sombre dans la pauvreté...

Et le gouvernement, que fait-il? Il gère la pénurie et accomplit les réformes qui augmenteront les inégalités et plongeront la société dans le marasme... Alors que la consommation et la production de déchet augmentent de manière exponentielle, sans d'ailleurs apporter la satisfaction espérée, le conseil le plus souvent donné est de consommer davantage afin de créer de la croissance. Cette croissance est supposée réduire le chômage, ce qui pour le moment ne se vérifie guère. On nous cite pourtant les cas des Etats-Unis et de la Grande Bretagne...

Le choix de société de ces pays n'est cependant pas à prendre comme modèle. Une partie non négligeable de leur population se trouve obligée de travailler jour et nuit pour obtenir de quoi vivre modestement, les plus défavorisés étant constamment menacés par la misère ou la prison. Le gaspillage d'énergie incroyable de ces pays entraîne la nécessité d'obtenir de nouvelles ressources par tous les moyens (guerre d'Afghanistan, d'Irak) tandis que la population souffre d'obésité galopante.

Produire pour consommer, consommer pour produire, voilà l'ambition de la société occidentale, alors qu'une grande partie du monde souffre de malnutrition... MM. Fillon, Sarkozy et consort, par idéologie, par rapacité et par pur aveuglement nous entraînent obstinément dans une voie désastreuse...

dimanche 7 octobre 2007

Curiosités de la langue française : le e caduc...

Le match de samedi était "en direct-e-de Cardiff" ; les Français portaient un "short-e-blanc". Ces "e" superflus étaient-ils dus à l'influence de l'accent du sud-ouest? Il faut croire que non, puisque nous assistions toujours à la "coup' du mond' de Rugby".

Curieuse langue que le français, et ô combien difficile à interpréter pour les étrangers (et, parfois même, pour les provinciaux) puisque les "e" qu'on écrit disparaissent mystérieusement à l'oral, tandis que les "e" qu'on n'écrit pas se prononcent bel et bien. Ainsi "le petit ours blanc" doit-il se prononcer en bon parisien : "l' p'tit ourse blanc"...

C'est ce qu'en termes techniques on appelle le e caduc...

samedi 6 octobre 2007

Marion Jones et la potion magique...

Eh oui, comme il est dit dans un message précédent, on peut recourir au dopage sans forcément pratiquer la bicyclette... Courir, ça peut aussi nécessiter quelque stimulant, surtout quand on veut participer aux jeux olympiques...

Marion Jones vient d'avouer! c'est bien, mais ses adversaires, lors des finales qu'elle a gagné, couraient-ils "à l'eau claire"? Qu'on nous permette d'en douter!

Ce que nous apprennent ces aveux, ce n'est pas que certains se dopent : tout être un peu doué de raison ne l'ignore pas! Ce qu'on apprend, ce qui nous est confirmé, c'est qu'on peut parfaitement se doper sans que ce dopage ne soit décelé. On peut donc supposer que tous les sportifs de haut niveau se dopent (les plus soupçonnables étant évidemment ceux qui gagnent les courses et battent des records).

Ne devrions-nous pas avec Albert Jacquard crier : "Halte aux jeux"? Toute compétition organisée et rétribuée n'est-elle pas un incitation délibérée à prendre des produits dopants dangereux?