dimanche 30 septembre 2007

Petit Papa Sarko...

Une grande nouvelle, la divine surprise!

Petit Papa Sarko vient d'annoncer lui-même au journal de vingt heures (de TF1, évidemment, qu'est-ce que vous croyiez?) que le samedi matin il n'y aura plus classe! Oubliés les discours sur les grandeurs du travail, sur la nécessité de se remonter les manches, oubliés les Raffarinades sur la "récréation qui a assez duré" et sur la nécessité de donner aux jeunes le "goût de l'effort"! Oubliées les condamnations de 68... M. Sarkozy a changé!

Il a ôté sa tenue de père fouettard et maintenant il distribue les cadeaux : plus de classe le samedi, finies les semaines de quatre jours dévoreuses de vacances, finies les semaines continues où on bosse cinq matinées de suite... finis les samedis matins où on bosse pendant que les parents traînent en pyjama... c'est le week end complet, et c'est gratuit! Tous les enfants sont contents...

Evidemment, coté "parents-qui-travaillent", ça râle : trop de vacances! et que va-t-on faire de nos enfants le mercredi, hein? Oh! les gars! Eh! Les filles! Si vous ne vouliez pas vous occuper de vos gosses, fallait pas en faire! L'école n'est pas une garderie..

Merci petit Papa Sarko...

mercredi 26 septembre 2007

Encore une affaire de caricatures...

Des Africains protestent contre leurs caricatures dans Tintin au Congo. Certes, elles sont un peu racistes, suivant la mode de l'époque. Mais de quoi se plaignent-ils, ces Africains? Les instructions officielles sont formelles : la colonisation a été (comme autrefois le régime stalinien selon Georges Marchais) globalement positive.

Blague à part, il est bien tard pour corriger "Tintin au Congo"...

Les Mexicains pourraient à bon droit, eux aussi protester contre le traitement qui leur est infligé dans les "Lucky Luke". Tous petits, rondouillards, moutachus et basanés, ils ne sont jamais que des personnages secondaires. Véritables éléments du décor, ils passent le plus clair de leur temps à dormir sous leur sombrero...

mardi 25 septembre 2007

Frankie Good Frenchy

François Bon, dont le patronyme comme le prénom respirent pourtant la francité, a intitulé son dernier ouvrage : Bob Dylan, une biographie . Après Rolling Stones, une biographie François Bon semble voué aux auteurs anglo-saxons. Du coup, les titres eux-même semblent (mal) traduits de l’anglais. Biographie de Bob Dylan semblerait plus idiomatique mais bah… Quand on vendra une Histoire de France sous le titre France, une histoire il sera temps de s’alarmer.

congés de maladie abusifs

Les Grandes Gueules de RMC, véritables piliers de comptoir des ondes, ont trouvé le remède au déficit galopant. Il faudrait faire la chasse aux certificats de maladie de complaisance… (encore!?) Les congés de maladie représentent pourtant une infime partie du déficit, et la plupart sont parfaitement justifiés. Selon les caisses d’assurance maladie, 15 % des arrêts seraient injustifiés d’un point de vue médical.

C’est qu’en réalité, (mais ceci n’est pas dit par nos amis de RMC) l’arrêt maladie est le seul moyen donné à l’employé de s’échapper sans perdre son boulot lorsqu’il est persécuté par son patron ou ses collègues ou si sa charge de travail est trop importante. Ce qu’on appelle pudiquement les « conflits sociaux » où le «pot de terre» employé affronte librement le «pot de fer» patron.

C’est pour cette raison, et non pour des questions d’équilibre budgétaire, qu’on fait actuellement une si mauvaise publicité aux arrêts maladie. Il s’agit, comme à chaque "réforme", de renforcer le pouvoir de coercition des patrons sur leurs employés.

Il est vrai que les caisses d’assurance maladie n’ont pas vocation à pallier les abus du monde du travail… mais alors qui le fera ?

dimanche 23 septembre 2007

le facteur ce salaud

Georges Brassens disait à J. Chancel : "Je déteste les uniformes, sauf naturellement l'uniforme du facteur". Nos gouvernants, eux, adorent les uniformes, excepté évidemment celui du facteur, ce parasite, cette plaie de la société, ce fonctionnaire!

samedi 22 septembre 2007

archives INA : seulement pour les riches...

Depuis quelques temps, les archives de la télé et de la radio française sont en ligne.

Supposons que vous vouliez consulter l'émission de Jacques Chancel consacré à Claude Nougaro. Eh bien, vous aurez droit pour commencer à un spot publicitaire vantant les mérites d'un magnifique jambon (musulmans s'abstenir).

L'Institut National de l'Audiovisuel vous permet ensuite d'écouter les dix premières minutes de l'émission. Si vous en voulez davantage vous êtes "invités" (c'est le terme exact employé) à "l'acheter". Et combien coûtent quarante minute d'une émission vieille de trente ans? Cinq euros, pas moins, plus d'un Euro les dix minutes...

Et ça s'appelle archive pour tous...

jeudi 20 septembre 2007

Fonctionnaires : Sarkozy retouille sa bouillie...

*Selon Le Monde Nicolas Sarkozy aurait affirmé : "Je souhaite une fonction publique moins nombreuse, mais des fonctionnaires mieux payés, avec de meilleures perspectives de carrière",
Pourquoi faudrait-il une fonction publique moins "nombreuse"? ... qui effectuera les tâches que les fonctionnaires supprimés effectuaient?

Les fonctionnaires restants seront mieux payés, comment? Eh bien notre président propose que les fonctionnaires puissent "travailler plus et gagner plus". Notamment les enseignants qui assureront des études surveillées le soir "
Des études surveillées! Mais où va-t-il chercher ça?


Les perspectives de carrière? C'est comme le droit, qui mène à tout si on le quitte. Dans la fonction publique, faire carrière, c'est la quitter. On dégagera même un "pécule" (sur quels fonds?) pour encourager les départs de fonctionnaires vers le privé. C'est pas du plan de carrière, ça, dis?

Le plus beau, M. Sarkozy veut soulager la fonction publique du "carcan des concours". C'est vrai que le concours, c'est un peu comme la démocratie, le pire système à l'exclusion de tous les autres... Et si on recrutait les fonctionnaires au piston, comme dans le privé, ça serait pas mieux?

lundi 17 septembre 2007

la réforme des régimes spéciaux vue par France Info

La libéralisation de notre pays avance tranquillement, orchestrée par les médias ou soutenue par l'opinion. On ne sait si les piliers de comptoir répètent ce qu'ils ont entendu la veille sur TF1 ou si c'est TF1 qui se fait la voix désintéressée des buveurs de rouge limé...

D'ailleurs il faut se garder de trop charger TF1. France Info a beau être une station de radio de service public, ses journalistes n'en servent pas moins la soupe à nos gouvernants, qui, après tout, sont en quelque sorte leurs "supérieurs"
Ainsi ce matin de Florent Guillotat (j'avais compris d'abord Guillotin, à cause de l'accent très parisien de cette radio, et je trouvais ce Florent ainsi bien nommé). Il s'est rendu à Rouen pour sonder le foie et la rate des cheminots.

Son reportage commence ainsi : "beaucoup de cheminots restent opposés à toute réforme". C'est en effet surprenant... Comment ne comprennent-ils pas que c'est pour le bien de la nation, (et donc, avant tout, du MEDEF, puisque M. Sarkozy nous a appris, à l'université d'été du dit MEDEF que la nation est rassemblée derrière ses entreprises) pour le bien de la nation dis-je que ces citoyens doivent faire le sacrifice de quelques années de retraite. Ce sacrifice est d'ailleurs bien maigre, puisque rien n'est plus doux que le travail.

Florent Guillotin interroge deux cheminots. Le premier invoque la pénibilité de son travail. Mais Florent Guillotin lui pose aussitôt la question qui tue : "Que répondez-vous à ceux qui travaillent dans le privé dont le travail est tout aussi pénible,et qui eux, prennent pourtant leur retraite à soixante ans?" Bien joué M. Guillotin! Mme Laurence Parisot n'aurait pas mieux fait. Le brave cheminot répond qu'il demande la retraite à 50 ans pour tous les travaux pénibles. Pas de commentaire du journaliste : cet argument n'est évidemment pas réaliste!

Le second interrogé justifie sa retraite anticipée par le sacrifice financier qu'il a fait en s'engageant dans la SNCF ; dans le privé, on aurait de meilleures payes. Pas très convainquant il est vrai. Mais il ajoute qu'on lui a fait un contrat et qu'il a accepté de travailler à la SNCF moyennant le respect de ce contrat.
Voilà un argument intéressant : l'état a-t-il le droit de rompre un contrat unilatéralement, comme il l'a déjà fait lorsqu'il a falllu augmenter le nombre d'annuités nécessaires à l'obtention des pensions de retraites des fonctionnaires? En principe, l'Etat, pas plus que quiconque, n'a ce droit. En pratique, comme on dit vulgairement, il prend le gauche. L'Etat est le premier à ne pas respecter la loi.

Florent Guillotin, pardon, Guillotat, finit par une note optimiste : "Ca et là" on entend quelques "voix discordantes". Et il cite une jeune femme récemment recrutée "dans les bureaux" qui ne trouve pas justifié son propre régime de retraite. On n'entendra cependant pas le son de la voix de cette victime expiatoire. Selon Florent Guillotin, "Elle n'a pas voulu témoigner pour ne pas déplaire aux syndicats". Au passage, on comprend que les syndicats, bien que fortement sur le déclin (la jeunesse, formée par TF1 et France Info, ne partage pas ses vues) les syndicats continuent d'exercer sur les citoyens une pression morale injustifiable.

Le reportage se termine là dessus. M. Guillotin (Guillotat) n'aura pas risqué, pour sa part, de déplaire à M. Sarkozy.

lundi 10 septembre 2007

dopage, créatine, transfusion

voir cette vidéo excellente.
et aussi, pour le foot, ceci

J'ai fait à Wikipédia, à propos de l'article Zinedine Zidane ("discuter") la contribution suivante :

"Je m'étonne de ne pas trouver les termes "créatine" et "transfusion" dans un article aussi détaillé sur un sportif de haut niveau. On ne manquerait pas de les notifier si Zidane avait fait de la bicyclette. Zidane a reconnu avoir eu recours en Italie à ce produit (la créatine, produit interdit en France) lors de son témoignage en 2004 au procès de Turin. Il a également avoué lors d'un entretien donné au magazine Le Point avoir subi des transfusions (selon lui ces transfusions étaient à base de vitamines...) Johnny Halliday aurait affirmé étourdiment lors d'une émission de télévison (en 2003 sur Canal +) qu'il avait subi des cures de rajeunissement en Suisse à base de transfusions (oxygénation du sang par auto transfusion) et que l'adresse lui avait été communiquée par "son ami Zidane"(voir LE MONDE du 2 juin 2006). Rappelons que cette pratique a valu l'exclusion de Vinokourov et de Rasmunsen du tour de France 2007"
(voir )

Je n'ai rien contre Zidane en particulier, mais je suis vraiment étonné de voir combien peu on se soucie de l'hygiène et de la moralité dès lors qu'il s'agit de football, alors que les articles consacrés au cyclisme sont systématiquement axés sur l'aspect "dopage". Comment l'expliquer?

Les médias, depuis bien longtemps, présentent le sport cycliste souvent suivant l'angle "magazine" et "pittoresque". Au lieu de focaliser les commentaires sur l'aspect sportif, compétition, stratégie comme on le fait pour le football, on se préoccupe de la vie quotidienne du coureur, de son alimentation, on glose sur la beauté des paysages et c... Il semble que ce sport, en tant que compétition, ne puisse pas passionner les foules. Or ce sport passionne les foules : elles se déplacent en nombre au bord des routes. Le hic, c'est qu'elles ne payent pas pour ce spectacle. Doit-on voir dans cette gratuité la cause d'un certain désintérêt de la part des médias?

Tout est fait en tout cas pour décrédibiliser le vélo. Le comité olympique a même envisagé de supprimer la bicyclette des prochains J.O. (l'altérophilie et l'athlétisme seraient, eux, préservés!). Ce qu'on reproche au cyclisme, on devrait pourtant le reprocher au sport de haut niveau dans son ensemble, sans excepter le tennis de table ou la même la pétanque.

On ne peut qu'admirer la musculature des footballeurs actuels (à côté, les Rocheteau et les Platini ont l'air de fillettes) et la faculté qu'ils ont à enchaîner les parties avec ou sans prolongation sans paraître jamais fatigués. Quel est leur secret? Certainement le même que celui des cyclistes...

mercredi 5 septembre 2007

Guignol réforme!

De mémoire de quarantenaire, on n'avait jamais vu une telle rentrée! Les bavasseurs s'en donnent à cœur joie, proposent tout et le contraire de tout, et leur chef d'orchestre n'est autre que (vous le dîtes avec moi :) Nicolas Sarkozy.
Il serait fastidieux d'énumérer tout ce que "veut" notre président. A l'occasion de la rentrée, c'est la fête des profs. Ils doivent travailler plus, mais avec moins d'heures de cours; les enfants doivent être mieux suivis, mais il y aura moins de profs... les profs seront mieux payés, mais aucune augmentation n'est prévue... pour finir il se prend pour le pape et leur chante "N'ayez pas peur"...

Bref, pour ce qui est de l'éducation, comme pour le reste, M. Sarkozy navigue à vue, cherchant dans les propos d'ivrogne de l'opinion publique ce qui lui permettra d'appliquer ce que demande le MEDEF : moins de contraintes pour les entreprises et davantage pour les employés; moins d'argent pour les aides sociales, plus de subventions aux entreprises...

dimanche 2 septembre 2007

La nation aux ordres du MEDEF

En se rendant à l'université d'été du MEDEF, M. Sarkozy faisait déjà très clairement allégeance au patronat des grandes entreprises, au nom de la nation qu'il est censé représenter.

Au cas où le message ne serait pas suffisamment clair, il a ajouté d'emblée : "j'ai voulu exprimer mon souhait que toute la Nation soit rassemblée derrière ses entreprises"

Les temps changent... Autrefois on était fier de se présenter en tant que "serviteur de la nation" aujourd'hui, c'est la nation qui doit servir. Et qui doit-elle servir? Le MEDEF.

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les margoulins de l'imprimante

Mon imprimante est une EPSON stylus DX4050. Dernièrement, la cartouche d'encre bleue est signalée comme "épuisée" par le logiciel d'EPSON. Qu'à cela ne tienne, je décide d'imprimer en noir... rien à faire, l'imprimante ne répond plus. Je crois à une panne et me renseigne sur internet. Ce n'est pas une panne. Le pilote d'EPSON est délibérément conçu de telle façon qu'on ne peut se servir de l'encre noire si la cartouche bleue est épuisée.

Le plus beau, c'est que vérification faite, la cartouche d'encre bleue n'est pas vide. En la secouant je me rends compte qu'il y a encore pas mal d'encre dedans. Comment cela se fait-il? Eh bien chaque cartouche est munie d'une puce qui, au bout d'un nombre donné d'utilisations décrète que la cartouche doit être changée, qu'il reste de l'encre ou pas.

Ce procédé permet apparemment d'éviter que le "consommateur" ne recharge la cartouche à partir d'une quelconque bouteille d'encre. Même pleine, la cartouche est signalée vide par la puce et le logiciel d'EPSON interdit tout usage de l'imprimante. Notons que sur le marché on peut trouver un "réinitialisateur de puce EPSON" pour contourner l'interdiction de recharger sa cartouche. Il est vrai qu'il est plus simple d'acheter une cartouche neuve et de jeter l'autre ou, si l'on a une sensibilité "écolo" de la ramener au supermarché pour qu'EPSON ou un autre puisse la recharger et vous la fasse payer une autre fois.

Si l'on utilise une cartouche compatible d'une autre marque, on a droit à un message d'EPSON (message qu'on ne peut éviter à chaque fois qu'on imprime) pour décourager de l'employer.

Ces procédés commerciaux sont apparemment de bonne guerre, puisque personne ne s'en plaint. Mais alors, qu'est-ce qui distingue le commerçant honnête du margoulin?