jeudi 30 août 2007

Le président Sarkozy parade au MEDEF

France Info a parlé pour dire que Sarko innove.
Il sera le premier président de la république à se rendre aux "universités" d'été du MEDEF.
Le MEDEF, c'est une sorte de syndicat très représentatif des patrons à ce qu'on dit et pourtant, mon garagiste m'a déclaré qu'il n'en faisait pas partie.
Par contre le PDG de ma Grande Surface préférée y est, lui.
Bref, on innove, on innove, mais pour les surprises, faudra repasser...

La famille Sarkozy se retrouve aux réunions du MEDEF, c'est comme ça... On lève son verre à la santé de la croissance et on complote sombrement contre ce salaud de "droit du travail" qui a le front d'autoriser les employés à avoir une vie de famille, des vacances, des pauses... et pourquoi pas une couverture maladie tant qu'on y est?

Le MEDEF, quand à lui, n'est pas des plus innovateurs. La charmante Mme Parisot demande au gouvernement de reculer l'âge "légal" du départ à la retraite.
Quand l'état économise, le patron double sa mise... (proverbe urbain)

vendredi 24 août 2007

L'éducation bientôt sur la place du marché!

Notre tant aimé et néanmoins sinistre chef de l'état met ses menaces à exécution. Il prévoit de supprimer 11 000 postes d'enseignant. M. Santini nous rassure : aucun licenciement en vue, il s'agit seulement de ne pas remplacer une partie des enseignants à leur départ en retraite. Certes, au final, on aura bien 11000 enseignants de moins et donc davantage d'élèves par classe. Ce n'est sans doute pas ce qui améliorera le suivi individuel. Les libéraux n'aiment guère l'enseignement, (ils se vantent souvent d'avoir été des cancres, même s'ils ont fait polytechnique) sauf quand il s'agit d'écoles privées ou de cours du soir payants.

Quotidiennement, TF1 (entre autres) s'applique à dévaloriser les maîtres d'école : ils ne feraient rien pour lutter contre l'échec scolaire, des milliers seraient sans classe : en congé de maladie (comment osent-ils?), détachés syndicaux (le péché inexpiable!) remplaçants ou chargés du soutien scolaire... d'ailleurs pourquoi payer si grassement des fainéants qui sont toujours en grève?
Bref, on est en plein délire de pilier du café du commerce, comme d'habitude sur TF1 mais cette bouillie pour les chiens et les chats n'est pas gratuite. Dévaluer les fonctionnaires est le premier pas vers leur diminution drastique en attendant leur disparition complète, phénomène qui apparaît fréquemment au cours des doux rêves de MM Sarkozy et consort.

Mais pourquoi s'acharner sur ces malheureux fonctionnaires, s'ils ne sont pas réellement si nuisibles? Eh bien, mais c'est qu'il s'agit de libérer un marché possiblement juteux de l'emprise exécrable de l'état. L'éducation, comme tout le reste, doit se trouver sur le marché, obéir aux lois du marché, profiter à quelque multinationale...

Et la populace, admirative, continue à applaudir celui qui chaque jour les spolie un peu plus.
Car enfin, il faudra bien que vos enfants apprennent à lire, et s'il est besoin de cours du soir, il faudra bien que vous les payassiez, subtils piliers de comptoir qui faites quotidiennement mon admiration éperdue...

vendredi 10 août 2007

le drame des OGM

Il ne devrait pas y avoir de drame comme celui du suicide de ce malheureux agriculteur du Lot, pas plus qu'il ne devrait y avoir d'arracheurs volontaires... pour la bonne raison que les cultures d'OGM en plein champ, dans les conditions actuelles, ne devraient pas être autorisées du tout.

En effet, la culture en plein champ provoque la dissémination des pollens des OGM et on ignore tout des effets sanitaires de cette dissémination. Du reste, les OGM sont sous brevet (des brevets, si je ne m'abuse, d'une durée de soixante ans!) et appartiennent à ceux qui les ont mis au point, qui bénéficient de revenus appelés communément "royalties" lorsque les plantes en question sont cultivées. Lorsqu'un agriculteur utilise ces OGM, il doit rémunérer les concepteurs. Il lui est interdit de réutiliser les semences obtenues à partir de sa récolte sauf à verser de nouveau des royalties au concepteur.

Si les OGM se disséminent, tout agriculteur sera tenu, pour respecter la loi, de payer des indemnités à leur concepteur dès lors que pour une raison ou pour une autre (dissémination par le vent ou autre des pollens) il se trouvera des OGM dans ses récoltes. Ce cas s'est déjà trouvé aux États-Unis où une société a traîné un agriculteur devant les tribunaux après avoir trouvé du maïs transgénique sous brevet au milieu d'une population de maïs "conventionnel".

Loin de permettre de lutter contre la faim dans le monde, les OGM pourraient bien conduire les petits agriculteurs à la faillite, lorsqu'ils sont dans l'incapacité de payer les royalties nécessaires. En tout cas, l'agriculture se met de la sorte un peu plus au service des multinationales et des actionnaires.

Ainsi, pour des raisons évidentes de rentabilité à court terme, la production agricole s'oriente vers les prétendus "carburants verts" hâtivement parés par la publicité de séductions "écologistes". On ne voit là aucun souci de la part des grandes sociétés de s'attaquer au problème de la faim.

lundi 6 août 2007

les vacances de notre sérénissime magnifiscence

Comment! certains gauchistes de mauvais aloi ont le front de critiquer la sérénissime magnificence qui nous fait l'insigne honneur de nous gouverner, vermisseaux que nous sommes, lorsqu'il daigne prendre un peu de repos mérité aux États-Unis auprès de la crème du mérite international?!
Vingt mille euros la semaine? Trente mille même? Et alors? Quand on sait que certains RMIstes, sans rien faire, touchent cette somme en à peine quatre ans, alors que Nicolas (grâces lui en soient mille fois rendues), lui, a si aimablement condescendu à accepter la lourde charge de diriger la France...
Il a son portable dans le slip de bain, car même en vacances, il travaille, lui, tas de fainéants indignes de lui baiser la tong!