lundi 25 juin 2007

A bas le camembert!

Parmi tout le fatras qui nous empêche d'être nous-mêmes, il y a les symboles nationaux.

J'écoutais tout à l'heure une émission de France-Inter sur le camembert. Un monsieur, auteur d'un ouvrage sur ce sujet punais, montrait combien le camembert est plus qu'un fromage, c'est un symbole national. Chez mes Grands-parents, il y avait du camembert, mais ma Grand-mère prenait de la Vache Qui Prie, (ce qui est encore cent fois pis) seul mon Grand-père en consommait. Mon père en étalait sur les tartines qu'ils trempait dans son café matinal. Je le surpris un matin occupé à cette besogne, ce qui accentua encore notre mutuelle incompréhension.

J'ai été amené à goûter la chose. Honnêtement, ni l'odeur ni le goût ne m'ont porté à une passion pour ce fromage. Un bon camembert commence par puer. Certes, tout fromage sent, mais le camembert pue de manière sournoise. Il ne pue pas la merde, comme prétendent certains, il fleure plutôt la transpiration pédieuse... A la découpe, il n'offre qu'une molle résistance et s'affaisse, quand il ne craquelle pas. En bouche, on a le contact désagréable de sa peau épaisse, blanchâtre, plâtreuse, qu'on aurait bien voulu éviter. Mais il est impossible d'ôter la peau d'un camembert : tout vient avec. Quand on a avalé ce mélange de pâte croûteuse et de coulure gluante, il reste un arrière-goût sinistre que le café suffit à peine à dissiper.

Pour tout dire, je trouve le camembert irrécupérable, que ce soit sur le plan gustatif ou sur le plan idéologique. Le camembert pue, est mauvais, et de plus le camembert est de droite nationaliste, centraliste et néanmoins libérale.

La preuve? le Monsieur du livre, sur France Inter, nous a appris que dans la besace du poilu se trouvait du camembert, fait avec le lait dont auraient tant eu besoin les petits affamés des villes. Du fromage dans la besace, pourquoi pas, mais pourquoi du camembert?

D'aucuns ont pu dire qu'il était difficile de gouverner un pays où on trouve tant de fromages différents... La solution? Les remplacer tous par le camembert!

Le camembert, c'est le fromage français par excellence, ou du moins c'est ce qu'on voudrait bien nous faire croire.

Depuis que je connais le Saint-Nectaire et sa tome, le Cantal, le Bleu d'Auvergne, la Fourme d'Ambert, tous produits de notre région, et aussi évidemment le Roquefort, et tant d'autres petits fromages d''intérêt local" le camembert est bien oublié!

Le seul avantage du camembert, c'est son prix! Mais aujourd'hui où nous avons tous notre content de calories et même davantage, ne vaut-il pas mieux consommer moins de fromage et en consommer du meilleur? Il faut connaître les fromages du coin où l'on habite, ils sont moins chers, et bien meilleurs que les saloperies industrielles dont, quoi qu'on en dise, le camembert fait partie...

jeudi 21 juin 2007

Ouf! Désormais les grèves ne seront plus payées!

M. Sarko nous refait le coup des "grèves qui désormais ne seront plus payées". Voilà une réforme utile (Raffaffa l'a déjà faite, mais on peut recommencer souvent, ça fait le meilleur effet auprès de nos amis piliers de comptoirs.)

Bravo donc! Et désormais Noël tombera un 25 décembre...

libéraux? pas tant que ça...

M. Raffarin et ses sbires avaient bien raison de dire que la France est "irréformable". En effet, tant que les capitaux seront à l'abri dans des banques suisses, leurs propriétaires, tous ces gens plein de "mérite" qui "font vivre" les gens pourront continuer à régenter l'économie, les médias et du même coup la politique dans le pays.

Imaginons que je sois pour la liberté du commerce, que je veuille favoriser le mérite personnel et le travail. Je commencerais par supprimer toutes les multinationales qui sont une entrave à la liberté d'entreprendre. Je taxerais fortement la transmission des capitaux, je permettrais que chacun commence dans la vie avec un certain pécule et, luttant à armes égales avec ses pareils dans la société, prouve ainsi sa valeur.

Il se trouve que cette vision de la société, je la rejette et ne conçoit pas l'existence humaine comme un combat contre les autres. Mais même en se supposant adepte de la compétition, on ne peut partager le point de vue des Fillons, Sarkozy et autres Raffarins!

Ceux-ci, qui se prétendent "libéraux" sont en réalité d'affreux conservateurs... Possédant d'ores et déjà, eux, leurs amis et parents, les rênes de l'économie et des médias, s'appuyant sur ces derniers ils confisquent le pouvoir politique pour mettre en oeuvre une politique conservatrice, où précisément les personnes méritantes et travailleuses n'auront aucune chance de se faire une place au milieu des héritiers et autres fils à papa. Tout sera fait pour éviter toute redistribution du capital, pour éviter toute conccurrence aux personnes en place.

Les principales victimes de cette politique seront les petits créateurs d'entreprise aux dents longues qui se les casseront inlassablement, les dents, en luttant contre beaucoup plus fort qu'eux. Je n'ai au demeurant guère de pitié pour ces gens qui souvent tiennent des propos méprisants sur ceux qui n'ont pas pour objectif d'amasser le plus de profit possible mais qui trouvent leur satisfaction dans l'accomplissement même de leur tâche.

Méfions-nous cependant de ceux qui "aiment leur métier". L'aiment-ils pour les satisfactions qu'apporte un travail bien fait, ou simplement pour le salaire qui tombe à la fin du mois?

D'ailleurs, pour un libéral, un profit effectué en vendant des armes est aussi justifiable qu'un profit effectué en vendant des layettes. Quitte à passer pour un hippie, un faible ou même une femmelette au moment de l'apéro au café du commerce, je déclare bien haut que ceux qui vendent des armes ou de la drogue, ou des cigarettes (comme l'a fait MMe Thatcher) sont des salopards et non des personnes méritantes, quels que soient les efforts qu'ils aient pu fournir.

mercredi 20 juin 2007

Vivent les patrons qui nous font vivre...

Si les patrons font vivre leurs employés, ceux-ci le leur rendent bien...

lundi 18 juin 2007

populiste contre populaire...

Que de points communs entre les spectacles de Laurent Gerra, les discours de Nicolas Sarkozy et le matraquage de TF1! Dans tous les cas, le même ramassis de préjugés populistes, de brèves de comptoir, et une sérieuse propension au "lynchage médiatique".

traduction :
Si toi y en a écouter Laurent Gerra, Nicolas Sarkozy et Poivre d'Arvor, toi devenir con comme un panier.

jeudi 14 juin 2007

Les libéraux y'en a s'attaquer à la culture

Les libéraux devaient tôt ou tard s'attaquer à la culture, s'appuyant une fois de plus sur les piliers de comptoir, le plus grand parti de France. Quand je parle de "culture", il ne s'agit pas de Jack Lang, de la fête de la musique et autres gay pride. Non je veux seulement parler des savoirs, de ce qui s'enseigne et se transmet.

Les piliers de comptoir n'apprécient pas que certains puissent avoir de l'intérêt pour autre chose que les soupapes de leur bagnole, le classement du PSG ou le linge de maison et les chiffons pour ces dames. C'est même comme ça qu'on reconnaît un pilier de comptoir : non seulement il n'a aucune culture, non seulement il ne voit pas l'intérêt d'en acquérir une (car cela s'acquiert, eh oui!) mais encore il ne supporte pas que d'autres en aient une.

acquiert-on la culture? Principalement à l'école, au collège, au lycée, à l'université.

Pour les libéraux, le principal défaut de la culture c'est que d'une part ça coûte au contribuable (donc au chef d'entreprise que le libéral est ou projette d'être) et que d'autre part, la culture ne s'achète pas et ne se vend pas. Gros défaut s'il en est! Celui qui écoute un professeur à la faculté et apprend ne gagne pas un centime et n'en dépense pas plus. Aucun argent ne circule, le professeur n'est pas moins riche d'argent d'avoir transmis ce qu'il savait. Donc, pour le libéral, l'enseignement ne sert à rien. C'est là que le libéral rejoint le pilier de comptoir et trouve en lui un allié objectif.

Quand le libéral profère que, par exemple, l'enseignement du dessin d'art ne sert à rien, le libéral crache sur la culture, et ça, ça plaît vachement au pilier de comptoir. Evidemment, le libéral a une idée derrière la tête, toujours la même : diminuer les impôts pour des raisons évidentes, et d'autre part orienter les personnes désireuses d'apprendre le dessin vers un enseignement privé et payant, de manière à dégager des profits.

Le pilier de comptoir, lui, il trouve que le dessin d'art "ah ben ça sert à rien"; il ne voit pas plus loin que ça. Ne connaissant ni le dessin ni quoi que ce soit d'autre, il ne pourra profiter de la privatisation, et ne payant guère d'impôt il ne profitera pas des économies projetées. (L'argent économisé, au demeurant, sera certainement réorienté vers la subvention des universités privées, qui argueront de la nécessité pour un pays comme le nôtre de favoriser l'enseignement du dessin.)

Et les fils et filles du pilier de comptoir ne pourront pas apprendre le dessin, car les "frais de scolarité" seront trop élevés pour eux, les subventions ayant été utilisées pour acheter des ordinateurs dernier cri, et non pour faciliter l'entrée des démunis, qui, s'ils le sont, c'est qu'ils le méritent.

Ce qui vaut pour le dessin vaut pour le latin, le grec, l'italien, et c...
Mais alors que va-t-on enseigner à l'université?

N'allez pas croire que le libéral (et son allié le pilier de comptoir) veuillent en finir avec l'enseignement! Oh que non! L'enseignement, selon le libéral, doit servir à fournir de bons ouvriers aux entreprises. L'enseignement doit former des tâcherons pour que Bouigues, Michelin, et consort n'aient plus à chercher vainement, les pauvrets, des victimes consentantes pour faire fonctionner leurs usines, accomplir les travaux nécessaires à l'augmentation des profits des actionnaires, à l'augmentation de l'effet de serre, bref, à la croissance...

Ben oui, vous avez cru que les entreprises étaient là pour que le citoyen lambda puisse vivre heureux et libre?Eh bien non! Le citoyen lambda doit certes "aller à l'école" (comme disent les piliers de comptoir) pendant des années, mais "à l'école", il doit apprendre comment permettre à son patron et aux actionnaires de l'entreprise de faire le maximum de bénéfices. Pour cela, il sera polyvalent, mobile (il n'aura donc pas de famille, ou sera divorcé), ne sera pas syndiqué, (et donc ne fera évidemment jamais grève bien qu'il en ait le droit, bien entendu) et il acceptera sans sourciller que son patron et ses actionnaires, pour des raisons indépendantes de leur volonté soient obligés de délocaliser en l'abandonnant sur place muni de ses compétences désormais obsolètes.

Ce qu'on propose finalement aux universités, c'est de renoncer à leur rôle de transmission de la culture pour devenir un rouage de plus dans l'exploitation des masses au profit des actionnaires. Plus généralement, on dira qu'au lieu de mettre la production industrielle au service de la population, il s'agit une fois de plus de mettre la population au service d'une production industrielle génératrice de profits sans doute, mais surtout de gaspillage, de mal-être, et qui, au demeurant, court ainsi au devant de sa propre destruction.

Résumé à l'usage des électeurs piliers de comptoir de M. Sarkozy

Si facultés y'en a fermer, pauvre bougre dans ton genre pas pouvoir trouver école pour enfants à lui. Si écoles privatisées, toi payer autant d'impôts qu'avant sauf que écoles alors réservées à fils et filles de riches. Toi pas avoir intérêt.
Si enfants apprennent à l'école à devenir ouvrier de Bouigues quoi eux faire quand Bouigues y'en aura délocaliser? Hein?
Fabriquer des trucs inutiles pour faire du fric ça y'en a pas bon programme! Toi pas avoir intérêt non plus!

mardi 12 juin 2007

Toi avoir voté la droite toi en baver...

Selon Le Monde, M. Fillon "n'exclut pas" une augmentation de la TVA en 2009.
M. Fillon est certainement sincère : il augmentera la TVA, on peut même douter qu'il ait la possibilité d'attendre 2009. Il faudra bien trouver l'argent pour les subventions aux entreprises (coût annuel : 65 milliards soit 13 fois le coût total annuel du RMI)

Les impôts sur le revenu baissent, les impôts sur la consommation doivent monter. Les riches vont moins payer, les pauvres vont payer davantage.

Toi y en a être pauvre,
moi y en a être riche,
nous y en a payer pareil les impôts

Toi voter la droite quand même aux présidentielles
Toi voter la droite quand même aux législatives
Toi y en a tenir quand même une sacré couche

vendredi 8 juin 2007

Alors, à quoi sert Vigie-Pirate?

Dans la petite ville où j'ai passé mon enfance, de mémoire d'homme on ne rapporte aucune tentative d'attentat terroriste, exceptés ceux perpétrés dans les années 43-44 du siècle dernier. On se rendit rapidement compte (dès 1945) qu'il s'agissait au contraire d'actes héroïques qui valurent des félicitations souvent posthumes, mais pas toujours, à leurs auteurs.

Donc pas le moindre attentat terroriste avéré dans le coin depuis que ces mots sont rentrés dans le vocabulaire courant, et pourtant, depuis bientôt vingt ans on applique périodiquement à notre commune, comme aux autres, le plan vigie-pirate.

Le plan vigie-pirate, c'est un processus destiné, comme son nom l'indique à surveiller les pirates. En quoi cela consiste-t-il concrètement, eh bien, essentiellement en une interdiction de stationner devant différents immeubles "sensibles". Ainsi dans notre commune il est interdit de garer sa voiture devant la cantine de l'école maternelle.

Qu'un pirate puisse envisager de dynamiter la cantine de l'école, c'est évidemment possible. Mais pourquoi diable utiliserait-il une voiture piégée, alors qu'il est tellement simple d'entrer tout simplement par la porte et de massacrer, que dis-je, d'égorger tout le monde? Ou de venir dissimuler des explosifs dans un des garages attenants? D'ailleurs, honnêtement, ces barrières n'empêchent guère de se garer... On a vu souvent telle mère d'élève que son chargement rendait peu scrupuleuse, descendre de son véhicule, repousser la barrière métallique, garer son véhicule, livrer des paquets à l'école, redescendre, remettre en place le "dispositif de sécurité" et repartir sans que ni le GIGN ni le garde municipal n'intervinssent.

Alors, s'il n'y a pas de pirates, et que, y aurait-il des pirates, le dispositif ne les empêcherait nullement de vaquer à leurs sinistres occupations, à quoi sert Vigie-Pirate? "A nous emmerder", dirons certains mauvais coucheurs. Pas entièrement faux... il ne faudrait pas que le citoyen honnête s'endorme sur ses lauriers... les zones de stationnement étaient décidément trop nombreuses, il était nécessaire d'en supprimer quelques unes. Si l'on rapporte les zones interdites au stationnement pour cause de "vigie pirate"au pays entier, (et à l'Europe!), ça représente une sacrée surface en moins pour se garer, et justement aux endroits où on en a souvent le plus besoin. Et c'est autant d'occasions pour la maréchaussée de dresser de juteuses et peu risquées contraventions...

A moins qu'il ne s'agisse tout simplement, en nous imposant des règles arbitraires et injustifiées, de nous habituer à obéir sans réfléchir... Ce genre de dispositif ne coûte pas cher, en tout cas moins qu'une année de service militaire, il peut même rapporter. D'un même coup, M. le Préfet montre au bon peuple qu'il est en danger (des pirates rôdent, des complots sont déjoués, et c...) que donc il est nécessaire de le protéger.

Le Français se sentait un peu trop en sécurité dans le pays. Il commençait à discuter les décisions autoritaires, il allait jusqu'à crier "CRS! SS!" C'en était trop!

Dans l'esprit de celui qui a instauré "Vigie Pirate", les pirates, c'étaient peut-être bien nous, les prétendus honnêtes citoyens qui emmenons nos enfants à l'école en voiture... Et si ce dispositif servait avant tout à nous surveiller, à brider nos velléités d'indépendance, à nous ramener sur le droit chemin de la peur du gendarme qui, comme on le sait, est le commencement de la sagesse?

jeudi 7 juin 2007

Immigration choisie : renvoyons le Groihon dans son pays!

M. Sarkozy vient de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale... M. Le Pen ne saurait le renier. Au delà, c'est toute la droite nationaliste historique que ce charmant ministère évoque. Les plus lettrés se rappelleront Barrès, ou simplement Philippe Pétain.

Pépé n'aurait jamais voté à droite, la droite, c'était Pétain. Il me faisait un peu sourire (Allons, Pépé, il faut vivre avec son temps... ) Or voilà les pétainistes de retour, tous décomplexés. Ils n'ont plus honte de manipuler haut et fort les vieux concepts d'identité nationale et d'étrangers indésirables (ceux qu'on ne "choisira" pas, puisqu'ils ne correspondent pas à la conception que nous avons de notre identité).

L'identité nationale, M. Sarkozy réclame qu'on en parle! Parlons-en toute le nuit s'il le désire...

Chacun a son idée là dessus. Si certains se figurent une France WFSC (White French Speakers Catholics), d'autres la voient plutôt métissée (black-blanc-beur...). Certains considèrent que la France a mille ans, certains même se la figurent éternelle... D'autres la font naître à la révolution. La France, selon M. Sarkozy, doit d'ailleurs obligatoirement parler Français. Quid alors de la langue occitane, du Breton, et c... (Curieusement, lorsque un humoriste veut parler du bon français de souche bien borné, il parle d'un Breton ou d'un Gascon... Et pourtant le breton et le gascon sont des idiomes bien éloignés du français...) Quand à la religion, on sait que le catholicisme a été imposé par les rois de France au cours des âges, mais qui, au sud comme au nord de la Loire, peut jurer qu'il n'a pas un ancêtre Huguenot ou juif converti de force? D'ailleurs, en 732 les arabes ne se sont arrêtés qu'à Poitiers.
Il est vrai que M. Sarkozy, très récemment issu de l'immigration n'est pas concerné par ces événements historiques. M. Sarkozy n'est pas un Beur sans doute, c'est un Groihon.

M. Sakozy veut que l'immigration soit "choisie" : qui triera le bon grain de l'ivraie parmi les immigrés?

Personnellement, je suis très attiré par la poésie arabe. Pourrai-je faire venir des poètes arabophones en France pour m'initier à la douceur de cette langue? Un bon ami à moi collectionne les maîtresses, pourra-t-il exporter de ces blondes Suédoises si réputées ou peut-être quelques Thaïlandaises expertes? Les Turcs ont la réputation certainement justifiée d'être "forts comme des Turcs". On les acceptera sans doute pour les travaux difficiles? Quand aux Noirs, chacun sait qu'ils "travaillent comme des nègres". Ils seront donc les bienvenus dans un pays où les chantres du travail acharné sont légion.

En tout cas, M. Sarkozy ne correspond en rien à mon idée de l'identité française : s'il ne tenait qu'à moi, il repartirait dans son pays par le premier charter.

lundi 4 juin 2007

Je ne suis pas notaire, c'est la faute à Voltaire.

M. Devedjian vient de déclarer ce 3 juin 2007 : "Comment se fait-il que les Hauts-de-Seine aient si bien évolué et la Seine-Saint-Denis ait si mal évolué? C’est parce que l’un était géré par la droite, l’autre était géré par le parti communiste" et aussi : "les communistes ont ancré les gens dans la misère parce que c’était aussi une manière pour eux d’asseoir leur pouvoir politique".

On savait déjà que les chômeurs "profitaient du système", que les RMistes se "complaisaient dans leur situation" et que les clochards "ne voulaient pas s'en sortir".

Voilà qu'on apprend que s'il y a des communes défavorisée, c'est la faute aux maires communistes...

Bien entendu M. Devedjian ne croit pas une seconde à ce qu'il raconte, il n'est pas si bête. Il lui suffit cependant que quelques électeurs habitués aux salades de Drucker et de Poivre d'Arvor le croient, eux, et le répètent.

Qui disait déjà "plus le mensonge est gros mieux il passe?" C'était pas un certain Goebbels?

vendredi 1 juin 2007

Trez obséquieux...

Le dessinateur humoristique Trez vient de publier un recueil de dessins intitulé J'aime pas les people où il imagine des épitaphes à des célébrités encore vivantes. Le procédé est connu, quand au titre on peut supposer que c'est une antiphrase...

Interviewé sur France Inter dans l'émission inoxydable Trez déclare à propos de M. Poivre D'Arvor : "Je n'ai rien trouvé de méchant à dire sur lui"

Heu... c'est bien du présentateur du journal de TF1 dont il est question? De celui qui depuis vingt ans occupe une des places les plus convoitées en France, depuis laquelle il modèle l'opinion au quotidien avec des procédés plus ou moins honnêtes?

Allez, M. Trez, avouez que vous n'avez pas beaucoup cherché...