lundi 17 décembre 2007

Domaine public? quel domaine public?

Le droit d’auteur enrichit une kyrielle de bureaucrates aussi amènes que des huissiers de justice dont le train de vie est une insulte à toutes les bohèmes.

En droit français, un morceau de musique enregistré, un «audiogramme » reste propriété de son interprète ou de ses « ayants-droits » durant 50 ans, quoi qu’il advienne. En clair, les morceaux de musique enregistrés après le 17 décembre 1950 sont soumis pour leur utilisation au paiement d’un droit dûment recueilli par la SACEM et reversé aux interprètes ou à leurs «ayants-droits». (Aux États-Unis, cette durée est de… 95 ans!)
On ne peut même pas parler de « droits d’auteur » il ne s’agit que d’interprètes ! Quand aux «ayants-droits», sans aucun mérite, ils perçoivent des royalties parce que Tonton a chanté Prosper Youpla boum voici quarante ans !

Les auteurs ? ils restent propriétaires de leurs œuvres jusqu’à leur mort évidemment… mais, tenez-vous bien, leurs ayant-droits restent propriétaires des droits SOIXANTE-DIX ANS après la mort de leur parent! Cela signifie que les héritiers de Charles Trenet (décédé en 2001) pourront vous demander des royalties si vous voulez enregistrer Y a d’la joie jusqu’en 2071 soit 135 ans après la création de la chanson en 1936!

Longtemps longtemps longtemps après que les poètes ont disparu,
leurs ayant-droits touch’t encore des royalties…

A Noël, une serpillière pour les filles, un marteau piqueur pour les garçons

A ce qu'on raconte, des féministes bien intentionnés font des opérations commandos contre les rayons des jouets, jugés sexistes. Un des slogans est paraît-il "princesse un jour, boniche toujours" Bon, c'est vrai que la serpillière, les hommes peuvent la passer, certains le font (moi-même, sans me vanter...) la plupart s'en déchargent sur leur malheureuse épouse. Pas si malheureuses au demeurant... Selon l'INSEE, les femmes ont en 2007 une espérance de vie supérieure de sept ans en moyenne à leurs conjoints.
Battues et exploitées à leur domicile, défavorisées et mal traitées sur leur lieu de travail, les femmes s'endurciraient-elles au point de devenir plus résistantes que nous?
Et pourtant, les ouvriers, eux, réagissent au contraire en vivant sept ans de moins que leur patron!
Et si les femmes avaient plus à perdre qu'à gagner, en cherchant la parité?

vendredi 14 décembre 2007

Et dimanche, tu travailles ou tu consommes?


En consultant un sondage IFOP du 7 déc. 2007 sur le travail du dimanche, on peut relever un détail surprenant. Sur le plan géographique, la France est découpée en cinq parties : Région Parisienne, Nord-Est, Nord-Ouest, Sud-Ouest et Sud-Est. Habitant en Auvergne, je me demande bien de quelle «région» je fais partie.

En tout cas, comme 44% des français je refuse absolument de travailler le dimanche. Et pourtant il m’est arrivé (très rarement) d’aller acheter du pain ou d’autres denrées le dimanche matin. Tous les commerces devraient être fermés ce jour-là. On ne devrait laisser travailler que les professions de santé et les transports, en tout cas seulement ce qui relève de la stricte nécessité.
L’autorisation d’ouverture le dimanche est un symptôme de la transformation d’une grande partie de la population en «consommateurs» dont l’unique but dans la vie est d’acheter (de «faire du shopping»). Dépenser son fric est l’horizon indépassable de beaucoup d’occidentaux… ceux qui en ont, en tout cas. Pour les autres, ils devront peut-être sacrifier leur dimanche pour gagner assez… Selon le sondage IFOP, 21% travaillent déjà le dimanche (tant que ça !) et 41% préféreraient plus d’argent à un week-end complet. Il faut dire qu’une partie de la population française a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts ! Et la politique du gouvernement actuel creuse les inégalités et aggrave les injustices.

mercredi 12 décembre 2007

carte scolaire et langue de bois

Une loi est promulguée pour augmenter le nombre de dérogations à la carte scolaire. Sur France Info ce matin, on se moque de Kadhafi et de son art de la langue de bois ; en France il peut encore perfectionner son art.

Bon alors, premier constat, « l’égalitarisme de façade » conduit « au final » à une inégalité devant la réussite scolaire. Refrain connu : quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage. On l’a vu, le médecin de droite est radical : vous avez mal aux jambes ? allez, on coupe. L’aspirine, c’est pas leur genre. Vous me direz, supprimer la carte scolaire ce n’est pas bien méchant… oui, mais en quoi cela va-t-il améliorer les résultats scolaires ?

Eh bien, mais, chacun pourra choisir le meilleur collège ! Au passage, notons qu’il s’agit toujours du collège ! il n’est jamais question de l’enseignement primaire ; s’il ne sert à rien, supprimons-le ! Les enfants commenceront directement en sixième.
Choisir le meilleur collège pour son enfant, voilà le credo. Au lieu d’une carte scolaire où chacun va dans le collège de son quartier on aura un jeu de chaises musicales où le collège le plus select voudra attirer les meilleurs élèves tandis que les collèges moins côtés accueilleront les élèves les plus en difficultés. Caricature ? Quoi qu’il en soit, on ne voit pas trop comment cela pourrait améliorer l’égalité devant la réussite scolaire. Évidemment, ce n’est pas le but d’une telle réforme !

Mais si! Il s’agit, une fois de plus, de réduire une injustice. Les enseignants ne respectent guère la carte scolaire. Ils connaissent les tuyaux pour la détourner. Quelle preuve on en a ? Eh bien, leurs enfants réussissent mieux que la moyenne ! Il suffit de détourner la carte scolaire pour réussir en classe! Désormais on n’aura plus d’excuse en cas d’échec. Mais qu’on se rassure, avec la suppression des droits de succession, il devient bien inutile de réussir sa scolarité. L’argent, on ne le gagnera plus, on l’héritera. Citons George Bush s'adressant à des étudiants : "A ceux qui réussissent leurs études, je dis : "bravo". Aux cancres, je dis "Tant pis : vous pourrez toujours devenir président des Etats-Unis"

D’autre part de la sorte les enseignants seront « mis en concurrence » (ça fait bien dans un discours «libéral »). En vérité, les enseignants ne sont pas attachés à leur établissements : ils peuvent en changer. Au collège, évidemment, le choix est limité mais en primaire (pour ceux qui s’en soucient) les écoles sont proches et les « équipes pédagogiques » peuvent varier du tout au tout d’une année sur l’autre. Autrement dit : vous envoyez votre chérubin à telle école parce qu’elle a eu de bons résultats l’année dernière, et zut, les enseignants ne sont plus les mêmes cette année.

On n’a pas eu droit au couplet écologique, après le « grenelle » de l’écologie si vanté. Pourtant, désormais les parents vont être amenés à effectuer davantage de trajets pour emmener leur trésor à l’établissement de leur choix, qui sera forcément plus éloigné de leur domicile. Or les trajets en voiture sont polluants et gourmands en pétrole, denrée coûteuse). Et comment feront ceux qui habitent les petites villes et qui n’ont qu’un seul collège dans un rayon de cinquante kilomètres ? Ah ! ça existe ? Ben eux, ils continueront à voter FN je suppose.

En bref, voilà une réforme établie essentiellement par souci d’équité et de justice, en clair, pour abolir une fois de plus les privilèges des fonctionnaires. Telle aura été la grande œuvre de ce gouvernement! Et, faut-il le préciser ! c’est bien là le principal problème de notre société…

mardi 4 décembre 2007

la fin du pétrole?

La demande de pétrole augmente de 2% par an, tandis que la production est stable depuis 2005, ce qui semblerait indiquer une incapacité des producteurs à augmenter le rythme d'exploitation. Le baril de pétrole est dernièrement monté à 100 dollars... Si le prix du pétrole devait continuer d'augmenter, ce serait à brève échéance la crise économique assurée.

Si la production n'augmente plus, c'est peut-être qu'on est arrivé au maximum de l'exploitation possible, le "pic d'Hubbert" qui est suivi de la "déplétion" c'est à dire de la baisse progressive du rendement jusqu'au zéro final... Voir les travaux de l'ASPO

Or la société capitaliste qui se croit "créatrice" est fondée sur l'extraction des richesses du sous-sol, principalement le pétrole. Sans pétrole, pas de transport routier, sans transport pas d'échanges, sans échanges, pas d'économie capitaliste.

Le capitalisme aurait-il fait place nette autour de lui pour mourir aussitôt de mort naturelle et nous laisser orphelins sans ressources?
En tout cas il est plus que temps de s'inquiéter des conséquences d'une pénurie de pétrole...

samedi 1 décembre 2007

Travailler (encore?) plus...

Nous les Français sommes de gros fainéants c'est bien connu! Ni les Américains, ni les Anglais, ni personne n'a une loi aussi saugrenue que celle sur les 35 heures...
C'est vrai, ils n'ont pas une telle loi... En Angleterre, aucune loi sur le temps de travail! Ca a le mérite d'être simple. Mais en pratique (et en moyenne) les Anglais travaillent moins que les français. Chez les Anglais, on effectue 32 heures effectives en moyenne pour l'ensemble des emplois contre 36,3 heures en france voir ici

Quand au "taux de chômage", tout n'est pas si simple... Au Royaume-Uni, une femme dont le mari travaille a certes le droit de chercher de l'emploi, mais qu'elle en trouve ou non, elle ne sera pas comptabilisée dans les chiffres du chômage! voir ici

Du coup, contrairement à ce que certains racontent, les français émigrent peu en Angleterre... on trouve là-bas 0,16 % de la population française contre 0,32 % de la population allemande par exemple.
voir

Quand M. Raffarin nous a sucré le lundi de pentecôte, nos médias bien intentionnés ont fait remarquer que les Allemands avaient moins de jours fériés que nous. Renseignement pris, en Allemagne, quand un jour férié tombe un dimanche, on ne travaille pas le lundi! Prenons aussi ce que nos "voisins" ont de bon...
Et visitons souvent le site Travail, chômage et société : c'est un bon antidote au bourrage de crâne ambiant.

jeudi 29 novembre 2007

docteur sarko

Grand-Père Service Public a du mal à marcher. Il faut faire quelque chose ! On convoque un médecin, le docteur Sarko, de bonne réputation. Que fait-il ? Il lui fait couper les jambes… Grand-Père Service Public n’aura plus de rhumatismes…

Ah ! le docteur Sarko ! Lui au moins il fait bouger les choses !

samedi 24 novembre 2007

Plus d'internet pour les pirates!

La sérénissime évanescence qui dirige ce pays a enfin décidé de s'attaquer au principal problème national: l'échange de fichier audio et vidéo par internet. Comme toujours, les mesures sont radicales. Pour lutter contre ce piratage qui accule l'industrie du disque à la faillite et provoque la mort de la culture, il n'en fallait pas moins.

D'abord, le contrevenant sera prévenu par courriel, une ou deux fois, c'est à voir. Ensuite il recevra une lettre recommandée... S'il ne cesse ses coupables activités de contrefaçon privée, son abonnement sera suspendu, voire supprimé. Il est prévu d'établir une liste noire de téléchargeurs "pirates"... si la Commission Informatique et Liberté laisse passer ça.

Les Fournisseurs d'Accès ont signé ces accords, et pourtant, si de telles mesures étaient appliquées, ils seraient les premiers à en souffrir... Suspendre les abonnements, c'est tout simplement supprimer leurs clients! Heureusement, elles sont inapplicables...

La solution? Soyons libéraux, laissons les gens échanger des fichiers comme ils le veulent : le marché est seul maître! Quand un produit devient obsolète (comme le disque aujourd'hui) il faut songer à la reconversion... Quand à la culture, certains avancent qu'elle passerait davantage par l'université que par l'industrie du disque...

mercredi 21 novembre 2007

Pouvoir ou ne pas pouvoir (d'achat)

Avant les élections, M. Sarkozy avait dit "Je veux que le pouvoir d'achat des français augmente." Devant tant de détermination et de bonne volonté, les Français ne pouvaient que lui donner leur voix. Maintenant, son ministre, faisant preuve de pédagogie leur explique patiemment que le gouvernement n'a pas le pouvoir d'influer sur le pouvoir d'achat.

Du coup on se demande si M. Sarkozy mentait naguère ou si c'est aujourd'hui que son ministre nous trompe...

mardi 20 novembre 2007

Plus encore!

« les quelques 400 managers salariés présidents et directeurs du CAC 40 (…) veulent jouer sur les deux tableaux: gagner comme des capitalistes tout en étant plus protégés que les autres salariés! Ils ont tout de même réussi, en dix ans, à faire augmenter leurs rémunérations annuelles d'environ 2 millions de francs à 2 millions d'euros! (…)
Si en plus ils font prospérer l'entreprise, il leur faut des primes, des bonus, des stock-options! (…)
Lorsqu'ils quittent leur poste, ils veulent des indemnités. Ce qui est déjà anormal, vu les gains de capitalistes auxquels ils prétendent, et le devient plus encore étant donné les conditions de leur départ. Le licenciement d'un salarié correspond, le plus souvent, à une suppression de poste et n'implique aucun désaveu professionnel. Il n'en va pas de même pour les managers qui sont remerciés lorsqu'ils n'ont pas donné satisfaction. C'est une prime à l'échec et qui devrait atteindre trois années de salaire!

Vous croyez que j'ai fini? Absolument pas. Il y a leurs retraites! On a fait grand bruit des 29 millions d'euros provisionnés pour assurer celle de l'ex-président de Carrefour, en oubliant de préciser qu'il n'a jamais cotisé pour toucher une telle pension! Comment ose-t-on appeler cela une retraite? Et comment prétendre qu'assurer une retraite à son président figure dans les objectifs sociaux de Carrefour? Et, surtout, comment, après cela, voulez-vous expliquer aux bénéficiaires des régimes spéciaux que leurs retraites sont trop élevées? Comment faire admettre le CPE eu égard aux parachutes dorés patronaux? C'est pour cela que ce problème des rémunérations des managers salariés est fondamental: il brise toute tentative de consensus et empêche la création d'une dynamique de la réforme. "

Qui a dit ça ? Olivier Besancenot ? Arlette Laguiller ? Perdu !
C’est François de Closet dans un entretien donné à l'express!

lundi 19 novembre 2007

citation précieuse

"On combat le dopage comme on combat le chômage, pour éviter de mettre en question les principes de la société libérale dont ils résultent, principes soumis à l'exigence de performance."

philippe Liotard

Sarkozy soigne son électorat

"Fin de l'exonération de la redevance TV pour 780.000 foyers
A partir de 2008, quelque 780.000 foyers, principalement des personnes âgées modestes, devront acquitter les 116 euros de redevance audiovisuelle. Le dispositif provisoire qui les en dispensait arrive en effet à échéance. "
(La Tribune 19/11/07 )

mercredi 14 novembre 2007

Dans la rue pour sauver les retraites!

Pour sauver les retraites, on a décidé (qui?) d’augmenter la durée de cotisation. On pourrait choisir d’augmenter le montant des cotisations mensuelles.

En augmentant la durée de cotisation, on empêche les petits travailleurs de prendre leur retraite : leur salaire étant bas, ils ont besoin d’un taux plein pour vivre. Les salaires élevés, eux, peuvent se permettre une décote : ce n’est qu’une question de confort, non pas de nécessité. D’ailleurs, les gros salaires peuvent effectuer des placements avec leurs économies et augmenter leur retraite. Les petits salaires n’ont guère les moyens d’épargner.
De plus les statistiques montrent que les petits salaires vivent en moyenne moins longtemps que les gros. Les réformes effectuées en ce moment, tendent donc à aggraver les inégalités et donc vont à l’encontre de la justice.

Si on augmentait les cotisations mensuelles, les riches cotiseraient davantage, ce qui est logique, puisque statistiquement, ils profitent davantage de leur retraite, en nombre d’années d’abord, et aussi en divertissements (voyages, et c.) que les pauvres ne peuvent pas se permettre.

On a fait le choix, au niveau Européen, (sans parler des États-Unis) de retarder l'âge du départ en retraite au lieu de faire payer davantage ceux qui en ont les moyens. Il s'agit d'un choix de classe, et les ouvriers et petits employés qui acceptent ceci vont à l'encontre de leurs intérêts.

Actuellement, leur intérêt est de descendre dans la rue aux côtés des grévistes...

mardi 13 novembre 2007

Il n'y a pas que le Tour!

Armstrong a tellement dominé le Tour qu'il en a dégoûté plus d'un.

On pourra trouver des explications à une telle domination. Il avait une hygiène de vie extraordinaire, c'était un champion exceptionnel, ses médecins étaient formidables... certes, et surtout, il s'est consacré, durant son "septennat", uniquement au Tour. Ses concurrents avaient un calendrier chargé, lui, il préparait le tour...

Avec du recul, on finira bien par se rendre compte qu'à côté des palmarès de Merckx, Hinault et c... celui d'Armstrong n'est pas si impressionnant... A moins de prendre en compte uniquement le tour de France. Ce qui est aujourd'hui apparemment la règle.



Merckx, qui faisait partie d'une équipe italienne, a dû privilégier le Giro : il l'a remporté cinq fois. Il a aussi gagné le Tour d'Espagne en 1973 et 7 Milan-San Remo, et trois paris-Roubaix, et toutes les classiques et 3 titres de champion du monde et c.... Cela vaut bien les sept tours d'Armstrong... Armstrong a certes été sacré champion du monde en 1993 et a gagné trois classiques mais on est obligé de constater que depuis sa première victoire dans le Tour en 1999, Armstrong n'a rien gagné de notable, excepté un Grand Prix des Nations en 2000 (course que Merckx a gagné en 1973 )

C'est en se consacrant uniquement au Tour qu'Armstrong a pu le gagner 7 fois. Cela ne lui ôte évidemment pas son mérite, mais cela explique un peu sa domination.

D'autre part, ce qui a favorisé le coureur Texan et aussi beaucoup nui à l'intérêt sportif du Tour, (et je ne comprends pas que les organisateurs ne s'en soient jamais rendu compte) c'est le contre-la-montre par équipes.

Les coureurs qui auraient pu individuellement inquiéter Armstrong (grimpeurs, et c...) étaient pour la plupart lourdement handicapés par cet exercice dès lors qu'ils n'avaient pas les moyens de se payer une équipe de rouleurs. Armstrong était placé tactiquement en position idéale, ce dont il n'avait pas besoin.

Est-il d'ailleurs justifié du point de vue sportif que des résultats obtenus par équipe interviennent aussi lourdement sur le classement individuel? Il me semble que le classement individuel a été faussé et surtout rendu moins intéressant depuis l'instauration de cette étape courue par équipes. Armstrong aurait peut-être gagné quand même sans les c.l.m. par équipe, mais le tour aurait été bien plus intéressant.

dimanche 11 novembre 2007

Les mains sales jusqu'à la nausée...

M. Fillon réforme les régimes spéciaux de la SNCF et de la RATP avec un seul but : promouvoir la «justice et l’équité». C’est ce qu’il affirme dans un entretien donné hier au journal du dimanche. M. Sarkozy avait déjà employé hier ce mot «d’équité». Autrement dit, ce n’est pas pour des raisons financières, de déficit, et c. qu’on va faire cette réforme, il paraît simplement scandaleux à ces justiciers équitables que sont nos deux politicards aguerris que les roulants de la SNCF puisse cotiser seulement 37 ans alors que le reste de la population est à 40 et plus si affinités.
Juste et équitables ces messieurs ? Eh bien, sachez que M. Chirac touche une retraite d’au moins 30 800 €, entièrement composée de régimes plus spéciaux et préférentiels les uns que les autres.

Un député touche, à partir de soixante ans (?), environ 1500 € par tranche de 5 ans. M. Fillon, qui a été député pendant 20 ans, touchera exactement 5973,33 € par mois à ce seul titre ! A cette somme il faudra ajouter environ 2000€ pour ses mandats « locaux » (maire).
Soit au total près de 8000 € par mois pour au mieux 20 ans de cotisations, ça c’est du régime spécial !

M. Sarkozy, longtemps député, touchera à ce titre environ 4000€ mensuels. En tant qu’ancien président, si tout va bien il se fera 5250€ mensuels, et aussi 2000 € pour son mandat de maire de Neuilly. Au total 11 250€ mensuels qu’il va falloir doubler puisqu’il aura le droit de siéger au conseil constitutionnel et il touchera 12000€ par mois. On se croirait au Monopoly…

Notre Président, pour avoir détruit les services publics, pour avoir augmenté les inégalités sociales en baissant les impôts des plus riches, pour n’avoir rien fait contre l’évasion fiscale, pour avoir diminué les droits de succession (favorisant l'héritage au dépend du mérite personnel), touchera à sa retraite 23250€ mensuel. Et il n’aura cotisé, au mieux, que vingt ans.

Pour certains, tout cela serait « normal ». Les politicards «mériteraient» le traitement qu’on leur fait. Ce serait cela la justice et l’équité?

Chiffres : Ipol

mercredi 7 novembre 2007

la religion consumériste


Certains immigrés ne seraient pas assimilables : Musulmans, ils seraient irréductibles à une Europe chrétienne. En réalité la religion de l’Europe, comme celle d’une bonne partie du monde, ce n’est pas le christianisme ou le judaïsme, la religion que nous avons tous embrassé sans trop nous en rendre compte, c’est le consumérisme.

Pour ainsi dire, aucun catholique, même pratiquant, ne suit plus les consignes papales : tous, par exemple, pratiquent la réduction des naissances (sinon, comment expliquer qu’on n’ait plus de familles de douze enfants comme au XIXème siècle ?) Les discours du pape n’ont qu’une vague valeur indicative. Ce serait, selon le pape, un péché de porter un préservatif. Cela n’empêche personne d’en mettre. Dans le fond, le pape est comme une grand-mère rechignée qui énonce des maximes morales que personne ne cherche à appliquer.

Les discours du Pape sont pourtant retransmis par les télés, mais pas au bon moment. On les écoute, ces discours, pendant le temps des informations : un moment où tout ce qui se dit n’est absolument pas crédible et par ailleurs dépourvu d’intérêt. Tout le monde sait que PPDA et JPPernod sont des agents propagandistes. Pour être crédible, le message du Pape devrait intervenir pendant le véritable moment informatif : le temps de la publicité. Aux Etats-Unis, les prêtres l’ont bien compris. Ils vendent leur religion comme on vend un paquet de lessive, et de la sorte, ils ont beaucoup de fidèles. Toute religion, aux Etats-Unis, est devenu une marque comme une autre, un signe d’appartenance comme un autre à la religion consumériste.

La vérité consacrée dont on doit prendre absolument connaissance est délivrée sous forme de messages publicitaires. Si PPDA et consorts nous amusent avec des anecdotes qui ne nous concernent pas, les publicitaires, eux, s’occupent réellement de nous. Les produits qu’ils nous montrent, nous pouvons les posséder. Surtout, nous pouvons devenir adeptes de certaines marques, en achetant certains produits, devenir pratiquant de la religion de la consommation.

Le signe extérieur ostentatoire de l’appartenance à cette religion est le téléphone portable : l’objet en lui-même n’est pas si nouveau, c’est au départ une application civile d’une technologie militaire déjà bien connue. Personne, à priori, n’a besoin de se promener jour et nuit avec un moyen de communication personnel ; au delà du problème financier, on a pu dire au départ (disons en 1992) que cet objet serait plus embarrassant qu’utile. Mais la publicité a commencé à délivrer ses messages et, après une longue pédagogie quotidienne, la population a peu à peu compris que la possession d’un téléphone portable permettait de participer à une grande pratique commune, appuyée sur tout un réseau de croyances. C’est le principe de la religion : permettre à chacun d’intégrer une communauté grâce à des rites commun. L’utilisation du téléphone portable est un des rites de la religion consumériste, de même que porter une main de fatma ou un voile signifie qu’on appartient à la communauté religieuse Musulmane, arborer un portable est le signe qu’on s’est donné pour toujours à la religion consumériste.

On sait si bien que le portable, en lui-même, la plupart du temps ne sert à rien, que les fabricants travaillent sans cesse à lui trouver d’autres fonctions. Il donne l’heure (les gens n’ont plus de montre : ça leur donne l’occasion de sortir leur portable) il permet de prendre des photos ou même des vidéos (personne n’avait eu l’idée de porter en permanence un appareil photo, eh bien, grâce au portable, tout le monde en a un sur lui), on peut consulter internet, et c. On raconte qu’un portable multifonction permettait de tout faire sauf de téléphoner. Les dames légères ont trouvé plus d’un emploi à ce petit objet qui, j’oubliais, est vibratile…

Les plus rétifs à embrasser la religion ont quand même un portable : pour des raisons de sécurité… De la sorte, ils peuvent avertir leur famille s’ils sont victimes d’un accident entre leur domicile et le supermarché. On en achète aux enfants « pour se rassurer » : ainsi, le bambin peut nous prévenir si dans la cour de récréation une grosse brute l’agresse.

De même que la croix au revers de l’habit pouvait, dans la religion ancienne, être plus ou moins ornée, plus ou moins coûteuse, de même, le portable se « décline » de l’appareil le plus sommaire jusqu’au petit bijou clignotant. Du coup, le portable coûte cher. Il demande au fidèle des sacrifices (financiers) élevés. C’est bien le principe d’une religion qui élève moralement par l’effort qu’elle demande. Évidemment, le portable concerne seulement les fidèles tout-venants. Les prélats de la consommations, eux, se consacrent à d’autres pratiques plus ésotériques comme l’entretien d’une Porsche, ou, (et c’est là le fin du fin en matière de foi consumériste) le yacht, concentré absolu de consommation. Un yacht ne sert à rien et peut vous ruiner un millionnaire. En avoir un, c’est comme élever un temple au Dieu consommation.


Le lieu de culte par excellence, l’église du consumérisme est évidemment le supermarché. Le supermarché n’est pas un endroit où l’on fait ses courses avant de vaquer à ses vraies occupations. Non, c’est le « lieu de vie » c’est le lieu où s’exerce l’activité primordiale de l’homme : la consommation. Je développerai ceci une autre fois.

Le dieu consommation, comme tout dieu, est invisible, personne ne l’a jamais vu mais tout le monde y croit ; en tout cas, chacun lui sacrifie sa vie. Pour les vrais catholiques, Dieu parlait par la bouche du Pape et ne pas obéir au pape, c’était s’excommunier aussitôt puisque Dieu voyait tout. Pour les consommateurs, le consumérisme s’exprime donc essentiellement (mais pas seulement) par la télévision. On pourrait donc justement parler de religion cathodique. La télévision est apparemment un instrument de loisir, auquel les occidentaux consacrent en moyenne quatre heures par jour. Effectivement, comme le disait Marx de la religion, la télévision est comme un opium pour le peuple: elle l’endort, elle le captive, elle l’abrutit. Chacun, devant son écran, est partagé entre le sentiment de béatitude et de tranquillité (les pires violences peuvent passer sur l’écran sans que la quiétude du spectateur soit en rien troublée) et le sentiment de passer à côté de sa vie, de perdre son temps, de se crétiniser.

Mais la télévision ne se contente pas de vous captiver, de vous endormir : elle vous pousse à l’action par le principe de la publicité. Il faudra tout à l’heure se lever du canapé pour aller remplir le frigo, et pour remplir le frigo il faudra de l’argent, il faudra aller le gagner. La télévision occupe le temps du loisir, mais elle pousse aussi à aller travailler. L’abrutissement causé par les programmes qui coulent comme une eau tiède est tout à coup rompu par le message publicitaire qui dit : « lève-toi et consomme! » Mais qu’est-ce qui pousse le téléspectateur couché à agir ? Ce qui le pousse à agir, c’est la promesse du Paradis. Sera-ce, comme dans la religion musulmane, un paradis après la mort, obtenu par des vertus morales ? Non, ce sera le Paradis d’après l’achat, obtenu par les dépenses d’argent.

On ne sait si le Paradis promis par les anciennes religions était véritable. Personne n’est revenu de l’au-delà pour nous renseigner. Mais le Paradis de la consommation, lui, s’il existe bien, est extrêmement volatil. Prenons un consommateur qui vient d’acheter un écran plat dernier modèle. Il a été convaincu par une publicité qu’il a vu, sur son ancien écran, que cet écran en question ne suffisait pas à son bonheur. En effet il était bombé, ou les coins étaient ronds, ou sa diagonale n’avait que 24 pouces, ou le pas de masque était trop faible, ou il ne permettait pas la vision 16/9ème ou… Bref, le voilà pourvu à grands frais d’un écran neuf superbe mais voilà-t-il pas qu’en allumant sa nouvelle télévision il se rend compte que tel autre fournisseur fait une promotion et qu’il ne pourra en profiter! Son bonheur est déjà un peu gâché. De toutes façons, une nouvelle trouvaille technologique va démoder ce nouvel écran sous peu et provoquer chez son propriétaire le début de frustration qui le poussera tôt ou tard à en changer de nouveau…

Car la religion consumériste est exigeante. Atteindre la perfection y est difficile. Celui qui possède un écran plat dernier cri n’a peut-être pas l’abonnement à Canal… Le conducteur de scooter projette d’acheter une moto, l’heureux propriétaire d’une Porsche, d’un 4X4 et d’une mini Cooper n’a pas de yacht… Le bonheur, le paradis, sont toujours pour demain.

De cette constante frustration se nourrit le Dieu consommation.

A lire
Beigbeder 99 francs
Rolland Barthe : Mythologies

samedi 3 novembre 2007

trop de richesse tue la richesse

Dans l’Angleterre du milieu des années soixante, le jeune George Harrison avait écrit pour les Beatles une chanson intitulée Taxman (percepteur). Il décrivait ainsi le taux d’imposition de l’époque : "There’s one for you nineteen for me" le percepteur prenait donc aux malheureux Beatles les 19 vingtièmes de leurs revenus. C’était peut-être un peu excessif en effet et on sait que « trop d’impôt tue l’impôt ».

Aujourd’hui tout a bien changé et M. McCartney est une des plus grosses fortunes d'Angleterre. La nouvelle question pertinente, c'est : à partir de quel taux d’accaparement la richesse des uns nuit à l’existence des autres ? Quand M. Darty se fait naturaliser belge et emporte sa fortune personnelle en Belgique à l’abri du fisc, qui pourrait le lui reprocher ? (voir ici) C’est son argent privé, mon petit bonhomme !
Grand bien lui fasse, et je ne suis pas client de Darty, de toutes façons.

Quand tel despote Africain possède dans un compte en suisse 9 milliards de dollars, et que la dette de son pays s’élève comme par hasard à 9 milliards, ainsi que le rapporte Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU, dans son ouvrage Les Nouveaux maîtres du monde il y a lieu de se poser des questions sur les limites de la propriété privée.

Mais lorsque on apprend (par le magazine Challenge, voir ici) que la fortune personnelle du patron de LVMH s’élève à 23 milliards d'€,
celle du patron d'Auchan à 17 milliards d'€,
celle de la propriétaire du groupe l'Oréal à 15 milliards,
celle du Pdg de PPR à 10 milliards,
celle d’un des nouveaux actionnaires d'Arcelor-Mittal à près de 9 milliards
celle du Pdg du groupe Dassault à 7,3 milliards,
celle enfin de M. Bolloré du groupe éponyme de transport et de média à 4,3 milliards, n’est-on pas fondé à se demander à partir de quel moment la possession individuelle excessive met en péril la survie collective ?

S’il est insupportable (pour qui?) que certains bénéficient de régimes spéciaux de retraite, est-il plus tolérable qu’une poignée d’individus possèdent personnellement davantage à eux seuls que l’ensemble des ouvriers et employés de leur propre pays ? Quelle démocratie pourrait survivre à une telle accumulation de richesses dans si peu de mains ?

vendredi 2 novembre 2007

Le plus grand bourreau de l'histoire est mort.

Le misérable qui fut chargé de larguer la bombe atomique sur Hiroshima vient de mourir. Il est mort paisiblement à l'âge avancé de 92 ans sans avoir jamais eu (à ce qu'il a déclaré) ni le moindre remord ni bien évidemment la moindre convocation devant un tribunal pour répondre de cet acte... Il a même quitté l'armée avec le grade de général!

Quelles qu'en aient été les raisons, les bombardements d'Hiroshima et de Nagazaki furent des actes de terrorisme. Les historiens discuteront si ce furent les pires de l'histoire. Le président Truman porte, je suppose, la responsabilité morale de cet acte inhumain : le pilote n'en était certes que l'exécutant. Mais au final il a exécuté personnellement 120 000 personnes dont une grande majorité de femmes, de vieillards et d'enfants, dont beaucoup ont subi d'atroces souffrances.

Un regret n'aurait pas suffi ; un suicide? peut-être.

jeudi 1 novembre 2007

Garez vos sous!

Quoi qu'en pensent les syndicalistes, les augmentations de salaire ne sont pas à l'ordre du jour! Le facteur en retraite, ce nanti, ce parasite, gagne 1100 euros mensuels, même après décote.

Un RMIste encombre le hall de tel bureau, il est venu se mettre à l'abri des premières rigueurs de la mauvaise saison. Il faut préparer sa retraite et la bourse, c'est risqué. Du coup on se rabat sur la pierre, une valeur sure. Ceci explique un peu la montée des prix et le RMI étant pour un célibataire d'environ 450 euros, on voit mal comment il pourrait se loger dans nos villes...

Cependant un RMIste en France est mieux loti qu'un fonctionnaire roumain... une professeur de français se contente là-bas de 320 Euros mensuels. En Roumanie se loger est moins onéreux qu'en France, mais 320 Euros, c'est quand même trop peu, et elle habite donc chez ses parents. Si tout va bien elle y habitera jusqu'à... leur mort, après elle prendra plus petit... à moins que ses enfants habitent avec elle. Elle vient en France parfaire sa formation -à ses frais- et nous conter combien nous sommes favorisés. Elle s'étonne que certains payent un cher loyer quand leur grand-mère, veuve, habite seule une grande maison à la campagne.

Qu'elle se méfie, une fois en France, du numéro qu'elle compose au téléphone. Le 118, par exemple, peut se révéler douloureux : 6 euros pour 40 secondes de communication, testé pour vous... à ce tarif-là, sa paie mensuelle serait dépensée en... 35 minutes! Ben mon colon, heureusement qu'on a supprimé le 12 et que grâce à la sage gestion privée et la saine concurrence les prix baissent!

mardi 30 octobre 2007

En v'là d'la réforme, en v'là!

140% d'augmentation, qu'il va bientôt recevoir notre luminescent chef de l'état. Voilà pourquoi il commence toutes ses phrases par "je veux". Ce qu'il veut c'est du pognon, pour lui et pour ses copains. Ils n'en auront jamais assez!

Ceux qui ont voté pour lui, eux, auront surtout des regrets... je leur souhaite aussi des hémorroïdes, ils les méritent!

Développement durable

On m’a fourni une belle poubelle à couvercle jaune sur lequel il est inscrit : « Vous triez, nous recyclons ».
Donc j’ai acheté une bouteille de lait. J’ai payé l’emballage en plastique. J’ai déposé l’emballage en plastique dans ma poubelle jaune.

Une entreprise passe pour récupérer ma bouteille et me fait payer ce service (quoi de plus naturel ?). Ensuite l’entreprise « recycle » ma bouteille et fait un joli bénéfice.

Qui est le couillon dans l’affaire ?

vendredi 26 octobre 2007

Régimes spéciaux : Sarkozy devient enfin raisonnable!

« Les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s'appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés à la SNCF »

C’est ce que, selon le Journal du Dimanche (JDD) du Vendredi 26 Octobre 2007 M. Sarkozy aurait déclaré aujourd’hui même aux représentants des cheminots à Saint-Denis. Cette déclaration est le bon sens même. Réserver les « réformes » aux nouveaux entrants éviterait (et aurait évité) les grèves qui, à ce qu’on dit, coûtent si cher à la société. Les fonctionnaires ont au demeurant un contrat avec l’Etat : l’Etat se déshonore en ne l’honorant pas.

Oui à la réforme pour les nouveaux entrants qui choisissent en toute connaissance de cause. Non à la réforme pour ceux qui ont signé un contrat de 37 ans et demi avec l’état… et non de 42 ans…

Il semble cependant que M. Sarkozy ait prononcé ces paroles par inadvertance, dans le feu de l’action... Dommage pour la paix sociale…

mercredi 17 octobre 2007

prise d'otage...

Ce n'est pas une trouvaille personnelle, j'ai dû écouter ça sur le répondeur de "Là-bas si j'y suis", mais j'ai envie de le prendre à mon compte...
Parler de "prise d'otage" à propos d'une grève des transports n'est-ce pas un peu insultant pour les véritables otages, ceux qui sont aujourd'hui sous la menace des armes et qui ignorent s'ils seront vivants demain?

Allez Sarko, faut sauver la France, envoie le GIGN pour faire repartir les trains...
Et fais pendre tous les pirates à la hune! Tu as du boulot il sont des millions...

lundi 15 octobre 2007

diction fronçaise

Parmi les « attributions » du CSA, l’organisme de Contrôle de l’Audiovisuel doit parfois rappeller à l’ordre quelques journalistes ou animateurs dont la diction laisse à désirer.

La « diction » est pour nous pauvres provinciaux un art difficile, car elle évolue suivant l’usage en vigueur à l’intérieur du périphérique. Ainsi, sur une radio nationale et même « de service public » un animateur demandait si « Nontes est bien en Brotagne ».

Il s’agit de l’application de deux règles bien connues de la langue française. « an » tend à devenir « on ». On connaît une anecdote à ce sujet. De Gaule se rendant dans les TOM déclara un jour aux mayotains : « Que vous êtes Fronçais » ce que les mayotains comprirent paraît-il « que vous êtes foncés ».

Quand au « e » caduc, nous avons vu que le français le fuit où il devrait se trouver, (et le fait ré-apparaître où il n’existait pas). Pour ce qui est de la fuite, deux solutions : soit le supprimer : "le p’loton", soit le transformer en « o » : "le poloton". Supprimer le « e » n’est d'ailleurs pas toujours possible. « Br’tagne » , « Br’ton » seraient difficiles à prononcer. Donc on dira Brotagne et Broton.

Dans ces deux cas, il ne s’agit pas d’erreurs comme dans les prononciations provinciales mais d’évolution…

vendredi 12 octobre 2007

privatisation = moins de service pour plus cher...

"Sicko" le dernier film de Michael Moore le montre bien. Lorsqu'en 1971 Nixon décida de privatiser le système de santé des Etats-Unis. Il déclara qu'il "voulait que les Etats Unis aient le meilleur système de santé au monde". On aurait pu croire naturellement qu'il voulait dire que le nouveau système de santé allait permettre aux américains de se soigner et de se guérir le mieux du monde.

Mais en fait, ce qu'il entendait par "meilleur" c'était "qui dégage le maximum de profit". Or pour dégager des profits toute industrie se doit de vendre beaucoup et le plus cher possible. Dans le cas des assurances de santé, il s'agit d'engranger beaucoup de cotisations et d'éviter au maximum de payer pour les maladies des assurés. C'est ainsi que trente-cinq ans plus tard, 50 millions d'Etats-uniens sont exclus de tout système de soin, et que les autres sont à la merci d'une décision qui les empêchera de se soigner.

Il est bon de visionner ce film, qui donne à comprendre s'il en était encore besoin que la gestion privée de la santé (et de la plupart des "secteurs d'activité") conduit à engraisser des sociétés anonymes au dépend de la population. En quoi ceci nous concerne-t-il nous autres Français? Eh bien, nous avons ainsi devant les yeux le résultat d'une politique telle que la mènent MM Sarkozy, Fillon et leurs sbires, qui n'est autre que l'observance fidèle de la doctrine libérale.

Un système fondé sur l'avidité et l'égoïsme, comme l'est ouvertement, délibérément et explicitement le système libéral ne peut conduire qu'à l'exploitation de tous par la minorité des puissants. Il faut être bien malade intellectuellement et moralement pour prétendre comme le font les tenants de l'idéologie libérale qu'en encourageant la compétition et la recherche âpre du gain on obtient le meilleur pour la société.

jeudi 11 octobre 2007

Docteur Fillon : du courage face à la purge!

(AFP) — François Fillon a déclaré mercredi soir devant les Réformateurs de l'UMP que la réforme de l’État supposait "que chacun d'entre nous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire".

"la réforme de l’État, ça supposera que nous soyons courageux, la réforme de l’État supposera que chacun d'entre nous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire",

"Parce que la réforme de l’État général qui satisfait tout le monde mais qui ne se traduit par aucune suppression d'aucun établissement sur le territoire, ça n'existe pas"

M. Fillon précise bien pour ceux qui n'auraient pas encore compris : dans sa bouche, "réforme de l'état" signifie bien "casse en règle du service public". Et au passage il suppose que la réforme de l'état "satisfait tout le monde" ce qui peut faire rire ou pleurer.

On peut résumer ainsi la pensée de M. Fion : soyons courageux et nos amis les riches pourront avoir davantage de yachts.

mardi 9 octobre 2007

privatisation perd la raison...

Les privatisations, entamées dès les années 80 et qui continuent allègrement devaient assainir les dépenses publiques. Or selon M. Fillon lui-même, la France est au bord de la faillite. Et quel remède propose-t-on? continuer les privatisations!

En vérité, le simple bon sens conduit à penser que les finances publiques, loin de se fortifier avec les privatisations, s'en sont évidemment appauvries. Aucun particulier ne s'est enrichi en dilapidant son patrimoine, et l'Etat ne le fait pas davantage. Selon quelques analystes avertis, la crise du financement des retraites et de la sécurité sociale était prévisible dès lors que l'Etat n'avait plus l'assiette financière des entreprises nationalisées qui étaient sous son contrôle.

Privé de toute réserve financière l'état providence est à l'agonie... aucune redistribution des richesses n'intervenant plus, l'argent s'évade sur quelque compte secret dans les coffres des paradis fiscaux, et tandis que les yachts croisent par dizaines au large de Saint Tropez, que les transnationales ont chaque jour davantage de pouvoir, une partie grandissante de la population sombre dans la pauvreté...

Et le gouvernement, que fait-il? Il gère la pénurie et accomplit les réformes qui augmenteront les inégalités et plongeront la société dans le marasme... Alors que la consommation et la production de déchet augmentent de manière exponentielle, sans d'ailleurs apporter la satisfaction espérée, le conseil le plus souvent donné est de consommer davantage afin de créer de la croissance. Cette croissance est supposée réduire le chômage, ce qui pour le moment ne se vérifie guère. On nous cite pourtant les cas des Etats-Unis et de la Grande Bretagne...

Le choix de société de ces pays n'est cependant pas à prendre comme modèle. Une partie non négligeable de leur population se trouve obligée de travailler jour et nuit pour obtenir de quoi vivre modestement, les plus défavorisés étant constamment menacés par la misère ou la prison. Le gaspillage d'énergie incroyable de ces pays entraîne la nécessité d'obtenir de nouvelles ressources par tous les moyens (guerre d'Afghanistan, d'Irak) tandis que la population souffre d'obésité galopante.

Produire pour consommer, consommer pour produire, voilà l'ambition de la société occidentale, alors qu'une grande partie du monde souffre de malnutrition... MM. Fillon, Sarkozy et consort, par idéologie, par rapacité et par pur aveuglement nous entraînent obstinément dans une voie désastreuse...

dimanche 7 octobre 2007

Curiosités de la langue française : le e caduc...

Le match de samedi était "en direct-e-de Cardiff" ; les Français portaient un "short-e-blanc". Ces "e" superflus étaient-ils dus à l'influence de l'accent du sud-ouest? Il faut croire que non, puisque nous assistions toujours à la "coup' du mond' de Rugby".

Curieuse langue que le français, et ô combien difficile à interpréter pour les étrangers (et, parfois même, pour les provinciaux) puisque les "e" qu'on écrit disparaissent mystérieusement à l'oral, tandis que les "e" qu'on n'écrit pas se prononcent bel et bien. Ainsi "le petit ours blanc" doit-il se prononcer en bon parisien : "l' p'tit ourse blanc"...

C'est ce qu'en termes techniques on appelle le e caduc...

samedi 6 octobre 2007

Marion Jones et la potion magique...

Eh oui, comme il est dit dans un message précédent, on peut recourir au dopage sans forcément pratiquer la bicyclette... Courir, ça peut aussi nécessiter quelque stimulant, surtout quand on veut participer aux jeux olympiques...

Marion Jones vient d'avouer! c'est bien, mais ses adversaires, lors des finales qu'elle a gagné, couraient-ils "à l'eau claire"? Qu'on nous permette d'en douter!

Ce que nous apprennent ces aveux, ce n'est pas que certains se dopent : tout être un peu doué de raison ne l'ignore pas! Ce qu'on apprend, ce qui nous est confirmé, c'est qu'on peut parfaitement se doper sans que ce dopage ne soit décelé. On peut donc supposer que tous les sportifs de haut niveau se dopent (les plus soupçonnables étant évidemment ceux qui gagnent les courses et battent des records).

Ne devrions-nous pas avec Albert Jacquard crier : "Halte aux jeux"? Toute compétition organisée et rétribuée n'est-elle pas un incitation délibérée à prendre des produits dopants dangereux?

dimanche 30 septembre 2007

Petit Papa Sarko...

Une grande nouvelle, la divine surprise!

Petit Papa Sarko vient d'annoncer lui-même au journal de vingt heures (de TF1, évidemment, qu'est-ce que vous croyiez?) que le samedi matin il n'y aura plus classe! Oubliés les discours sur les grandeurs du travail, sur la nécessité de se remonter les manches, oubliés les Raffarinades sur la "récréation qui a assez duré" et sur la nécessité de donner aux jeunes le "goût de l'effort"! Oubliées les condamnations de 68... M. Sarkozy a changé!

Il a ôté sa tenue de père fouettard et maintenant il distribue les cadeaux : plus de classe le samedi, finies les semaines de quatre jours dévoreuses de vacances, finies les semaines continues où on bosse cinq matinées de suite... finis les samedis matins où on bosse pendant que les parents traînent en pyjama... c'est le week end complet, et c'est gratuit! Tous les enfants sont contents...

Evidemment, coté "parents-qui-travaillent", ça râle : trop de vacances! et que va-t-on faire de nos enfants le mercredi, hein? Oh! les gars! Eh! Les filles! Si vous ne vouliez pas vous occuper de vos gosses, fallait pas en faire! L'école n'est pas une garderie..

Merci petit Papa Sarko...

mercredi 26 septembre 2007

Encore une affaire de caricatures...

Des Africains protestent contre leurs caricatures dans Tintin au Congo. Certes, elles sont un peu racistes, suivant la mode de l'époque. Mais de quoi se plaignent-ils, ces Africains? Les instructions officielles sont formelles : la colonisation a été (comme autrefois le régime stalinien selon Georges Marchais) globalement positive.

Blague à part, il est bien tard pour corriger "Tintin au Congo"...

Les Mexicains pourraient à bon droit, eux aussi protester contre le traitement qui leur est infligé dans les "Lucky Luke". Tous petits, rondouillards, moutachus et basanés, ils ne sont jamais que des personnages secondaires. Véritables éléments du décor, ils passent le plus clair de leur temps à dormir sous leur sombrero...

mardi 25 septembre 2007

Frankie Good Frenchy

François Bon, dont le patronyme comme le prénom respirent pourtant la francité, a intitulé son dernier ouvrage : Bob Dylan, une biographie . Après Rolling Stones, une biographie François Bon semble voué aux auteurs anglo-saxons. Du coup, les titres eux-même semblent (mal) traduits de l’anglais. Biographie de Bob Dylan semblerait plus idiomatique mais bah… Quand on vendra une Histoire de France sous le titre France, une histoire il sera temps de s’alarmer.

congés de maladie abusifs

Les Grandes Gueules de RMC, véritables piliers de comptoir des ondes, ont trouvé le remède au déficit galopant. Il faudrait faire la chasse aux certificats de maladie de complaisance… (encore!?) Les congés de maladie représentent pourtant une infime partie du déficit, et la plupart sont parfaitement justifiés. Selon les caisses d’assurance maladie, 15 % des arrêts seraient injustifiés d’un point de vue médical.

C’est qu’en réalité, (mais ceci n’est pas dit par nos amis de RMC) l’arrêt maladie est le seul moyen donné à l’employé de s’échapper sans perdre son boulot lorsqu’il est persécuté par son patron ou ses collègues ou si sa charge de travail est trop importante. Ce qu’on appelle pudiquement les « conflits sociaux » où le «pot de terre» employé affronte librement le «pot de fer» patron.

C’est pour cette raison, et non pour des questions d’équilibre budgétaire, qu’on fait actuellement une si mauvaise publicité aux arrêts maladie. Il s’agit, comme à chaque "réforme", de renforcer le pouvoir de coercition des patrons sur leurs employés.

Il est vrai que les caisses d’assurance maladie n’ont pas vocation à pallier les abus du monde du travail… mais alors qui le fera ?

dimanche 23 septembre 2007

le facteur ce salaud

Georges Brassens disait à J. Chancel : "Je déteste les uniformes, sauf naturellement l'uniforme du facteur". Nos gouvernants, eux, adorent les uniformes, excepté évidemment celui du facteur, ce parasite, cette plaie de la société, ce fonctionnaire!

samedi 22 septembre 2007

archives INA : seulement pour les riches...

Depuis quelques temps, les archives de la télé et de la radio française sont en ligne.

Supposons que vous vouliez consulter l'émission de Jacques Chancel consacré à Claude Nougaro. Eh bien, vous aurez droit pour commencer à un spot publicitaire vantant les mérites d'un magnifique jambon (musulmans s'abstenir).

L'Institut National de l'Audiovisuel vous permet ensuite d'écouter les dix premières minutes de l'émission. Si vous en voulez davantage vous êtes "invités" (c'est le terme exact employé) à "l'acheter". Et combien coûtent quarante minute d'une émission vieille de trente ans? Cinq euros, pas moins, plus d'un Euro les dix minutes...

Et ça s'appelle archive pour tous...

jeudi 20 septembre 2007

Fonctionnaires : Sarkozy retouille sa bouillie...

*Selon Le Monde Nicolas Sarkozy aurait affirmé : "Je souhaite une fonction publique moins nombreuse, mais des fonctionnaires mieux payés, avec de meilleures perspectives de carrière",
Pourquoi faudrait-il une fonction publique moins "nombreuse"? ... qui effectuera les tâches que les fonctionnaires supprimés effectuaient?

Les fonctionnaires restants seront mieux payés, comment? Eh bien notre président propose que les fonctionnaires puissent "travailler plus et gagner plus". Notamment les enseignants qui assureront des études surveillées le soir "
Des études surveillées! Mais où va-t-il chercher ça?


Les perspectives de carrière? C'est comme le droit, qui mène à tout si on le quitte. Dans la fonction publique, faire carrière, c'est la quitter. On dégagera même un "pécule" (sur quels fonds?) pour encourager les départs de fonctionnaires vers le privé. C'est pas du plan de carrière, ça, dis?

Le plus beau, M. Sarkozy veut soulager la fonction publique du "carcan des concours". C'est vrai que le concours, c'est un peu comme la démocratie, le pire système à l'exclusion de tous les autres... Et si on recrutait les fonctionnaires au piston, comme dans le privé, ça serait pas mieux?

lundi 17 septembre 2007

la réforme des régimes spéciaux vue par France Info

La libéralisation de notre pays avance tranquillement, orchestrée par les médias ou soutenue par l'opinion. On ne sait si les piliers de comptoir répètent ce qu'ils ont entendu la veille sur TF1 ou si c'est TF1 qui se fait la voix désintéressée des buveurs de rouge limé...

D'ailleurs il faut se garder de trop charger TF1. France Info a beau être une station de radio de service public, ses journalistes n'en servent pas moins la soupe à nos gouvernants, qui, après tout, sont en quelque sorte leurs "supérieurs"
Ainsi ce matin de Florent Guillotat (j'avais compris d'abord Guillotin, à cause de l'accent très parisien de cette radio, et je trouvais ce Florent ainsi bien nommé). Il s'est rendu à Rouen pour sonder le foie et la rate des cheminots.

Son reportage commence ainsi : "beaucoup de cheminots restent opposés à toute réforme". C'est en effet surprenant... Comment ne comprennent-ils pas que c'est pour le bien de la nation, (et donc, avant tout, du MEDEF, puisque M. Sarkozy nous a appris, à l'université d'été du dit MEDEF que la nation est rassemblée derrière ses entreprises) pour le bien de la nation dis-je que ces citoyens doivent faire le sacrifice de quelques années de retraite. Ce sacrifice est d'ailleurs bien maigre, puisque rien n'est plus doux que le travail.

Florent Guillotin interroge deux cheminots. Le premier invoque la pénibilité de son travail. Mais Florent Guillotin lui pose aussitôt la question qui tue : "Que répondez-vous à ceux qui travaillent dans le privé dont le travail est tout aussi pénible,et qui eux, prennent pourtant leur retraite à soixante ans?" Bien joué M. Guillotin! Mme Laurence Parisot n'aurait pas mieux fait. Le brave cheminot répond qu'il demande la retraite à 50 ans pour tous les travaux pénibles. Pas de commentaire du journaliste : cet argument n'est évidemment pas réaliste!

Le second interrogé justifie sa retraite anticipée par le sacrifice financier qu'il a fait en s'engageant dans la SNCF ; dans le privé, on aurait de meilleures payes. Pas très convainquant il est vrai. Mais il ajoute qu'on lui a fait un contrat et qu'il a accepté de travailler à la SNCF moyennant le respect de ce contrat.
Voilà un argument intéressant : l'état a-t-il le droit de rompre un contrat unilatéralement, comme il l'a déjà fait lorsqu'il a falllu augmenter le nombre d'annuités nécessaires à l'obtention des pensions de retraites des fonctionnaires? En principe, l'Etat, pas plus que quiconque, n'a ce droit. En pratique, comme on dit vulgairement, il prend le gauche. L'Etat est le premier à ne pas respecter la loi.

Florent Guillotin, pardon, Guillotat, finit par une note optimiste : "Ca et là" on entend quelques "voix discordantes". Et il cite une jeune femme récemment recrutée "dans les bureaux" qui ne trouve pas justifié son propre régime de retraite. On n'entendra cependant pas le son de la voix de cette victime expiatoire. Selon Florent Guillotin, "Elle n'a pas voulu témoigner pour ne pas déplaire aux syndicats". Au passage, on comprend que les syndicats, bien que fortement sur le déclin (la jeunesse, formée par TF1 et France Info, ne partage pas ses vues) les syndicats continuent d'exercer sur les citoyens une pression morale injustifiable.

Le reportage se termine là dessus. M. Guillotin (Guillotat) n'aura pas risqué, pour sa part, de déplaire à M. Sarkozy.

lundi 10 septembre 2007

dopage, créatine, transfusion

voir cette vidéo excellente.
et aussi, pour le foot, ceci

J'ai fait à Wikipédia, à propos de l'article Zinedine Zidane ("discuter") la contribution suivante :

"Je m'étonne de ne pas trouver les termes "créatine" et "transfusion" dans un article aussi détaillé sur un sportif de haut niveau. On ne manquerait pas de les notifier si Zidane avait fait de la bicyclette. Zidane a reconnu avoir eu recours en Italie à ce produit (la créatine, produit interdit en France) lors de son témoignage en 2004 au procès de Turin. Il a également avoué lors d'un entretien donné au magazine Le Point avoir subi des transfusions (selon lui ces transfusions étaient à base de vitamines...) Johnny Halliday aurait affirmé étourdiment lors d'une émission de télévison (en 2003 sur Canal +) qu'il avait subi des cures de rajeunissement en Suisse à base de transfusions (oxygénation du sang par auto transfusion) et que l'adresse lui avait été communiquée par "son ami Zidane"(voir LE MONDE du 2 juin 2006). Rappelons que cette pratique a valu l'exclusion de Vinokourov et de Rasmunsen du tour de France 2007"
(voir )

Je n'ai rien contre Zidane en particulier, mais je suis vraiment étonné de voir combien peu on se soucie de l'hygiène et de la moralité dès lors qu'il s'agit de football, alors que les articles consacrés au cyclisme sont systématiquement axés sur l'aspect "dopage". Comment l'expliquer?

Les médias, depuis bien longtemps, présentent le sport cycliste souvent suivant l'angle "magazine" et "pittoresque". Au lieu de focaliser les commentaires sur l'aspect sportif, compétition, stratégie comme on le fait pour le football, on se préoccupe de la vie quotidienne du coureur, de son alimentation, on glose sur la beauté des paysages et c... Il semble que ce sport, en tant que compétition, ne puisse pas passionner les foules. Or ce sport passionne les foules : elles se déplacent en nombre au bord des routes. Le hic, c'est qu'elles ne payent pas pour ce spectacle. Doit-on voir dans cette gratuité la cause d'un certain désintérêt de la part des médias?

Tout est fait en tout cas pour décrédibiliser le vélo. Le comité olympique a même envisagé de supprimer la bicyclette des prochains J.O. (l'altérophilie et l'athlétisme seraient, eux, préservés!). Ce qu'on reproche au cyclisme, on devrait pourtant le reprocher au sport de haut niveau dans son ensemble, sans excepter le tennis de table ou la même la pétanque.

On ne peut qu'admirer la musculature des footballeurs actuels (à côté, les Rocheteau et les Platini ont l'air de fillettes) et la faculté qu'ils ont à enchaîner les parties avec ou sans prolongation sans paraître jamais fatigués. Quel est leur secret? Certainement le même que celui des cyclistes...

mercredi 5 septembre 2007

Guignol réforme!

De mémoire de quarantenaire, on n'avait jamais vu une telle rentrée! Les bavasseurs s'en donnent à cœur joie, proposent tout et le contraire de tout, et leur chef d'orchestre n'est autre que (vous le dîtes avec moi :) Nicolas Sarkozy.
Il serait fastidieux d'énumérer tout ce que "veut" notre président. A l'occasion de la rentrée, c'est la fête des profs. Ils doivent travailler plus, mais avec moins d'heures de cours; les enfants doivent être mieux suivis, mais il y aura moins de profs... les profs seront mieux payés, mais aucune augmentation n'est prévue... pour finir il se prend pour le pape et leur chante "N'ayez pas peur"...

Bref, pour ce qui est de l'éducation, comme pour le reste, M. Sarkozy navigue à vue, cherchant dans les propos d'ivrogne de l'opinion publique ce qui lui permettra d'appliquer ce que demande le MEDEF : moins de contraintes pour les entreprises et davantage pour les employés; moins d'argent pour les aides sociales, plus de subventions aux entreprises...

dimanche 2 septembre 2007

La nation aux ordres du MEDEF

En se rendant à l'université d'été du MEDEF, M. Sarkozy faisait déjà très clairement allégeance au patronat des grandes entreprises, au nom de la nation qu'il est censé représenter.

Au cas où le message ne serait pas suffisamment clair, il a ajouté d'emblée : "j'ai voulu exprimer mon souhait que toute la Nation soit rassemblée derrière ses entreprises"

Les temps changent... Autrefois on était fier de se présenter en tant que "serviteur de la nation" aujourd'hui, c'est la nation qui doit servir. Et qui doit-elle servir? Le MEDEF.

Besoin d'un commentaire?

les margoulins de l'imprimante

Mon imprimante est une EPSON stylus DX4050. Dernièrement, la cartouche d'encre bleue est signalée comme "épuisée" par le logiciel d'EPSON. Qu'à cela ne tienne, je décide d'imprimer en noir... rien à faire, l'imprimante ne répond plus. Je crois à une panne et me renseigne sur internet. Ce n'est pas une panne. Le pilote d'EPSON est délibérément conçu de telle façon qu'on ne peut se servir de l'encre noire si la cartouche bleue est épuisée.

Le plus beau, c'est que vérification faite, la cartouche d'encre bleue n'est pas vide. En la secouant je me rends compte qu'il y a encore pas mal d'encre dedans. Comment cela se fait-il? Eh bien chaque cartouche est munie d'une puce qui, au bout d'un nombre donné d'utilisations décrète que la cartouche doit être changée, qu'il reste de l'encre ou pas.

Ce procédé permet apparemment d'éviter que le "consommateur" ne recharge la cartouche à partir d'une quelconque bouteille d'encre. Même pleine, la cartouche est signalée vide par la puce et le logiciel d'EPSON interdit tout usage de l'imprimante. Notons que sur le marché on peut trouver un "réinitialisateur de puce EPSON" pour contourner l'interdiction de recharger sa cartouche. Il est vrai qu'il est plus simple d'acheter une cartouche neuve et de jeter l'autre ou, si l'on a une sensibilité "écolo" de la ramener au supermarché pour qu'EPSON ou un autre puisse la recharger et vous la fasse payer une autre fois.

Si l'on utilise une cartouche compatible d'une autre marque, on a droit à un message d'EPSON (message qu'on ne peut éviter à chaque fois qu'on imprime) pour décourager de l'employer.

Ces procédés commerciaux sont apparemment de bonne guerre, puisque personne ne s'en plaint. Mais alors, qu'est-ce qui distingue le commerçant honnête du margoulin?

jeudi 30 août 2007

Le président Sarkozy parade au MEDEF

France Info a parlé pour dire que Sarko innove.
Il sera le premier président de la république à se rendre aux "universités" d'été du MEDEF.
Le MEDEF, c'est une sorte de syndicat très représentatif des patrons à ce qu'on dit et pourtant, mon garagiste m'a déclaré qu'il n'en faisait pas partie.
Par contre le PDG de ma Grande Surface préférée y est, lui.
Bref, on innove, on innove, mais pour les surprises, faudra repasser...

La famille Sarkozy se retrouve aux réunions du MEDEF, c'est comme ça... On lève son verre à la santé de la croissance et on complote sombrement contre ce salaud de "droit du travail" qui a le front d'autoriser les employés à avoir une vie de famille, des vacances, des pauses... et pourquoi pas une couverture maladie tant qu'on y est?

Le MEDEF, quand à lui, n'est pas des plus innovateurs. La charmante Mme Parisot demande au gouvernement de reculer l'âge "légal" du départ à la retraite.
Quand l'état économise, le patron double sa mise... (proverbe urbain)

vendredi 24 août 2007

L'éducation bientôt sur la place du marché!

Notre tant aimé et néanmoins sinistre chef de l'état met ses menaces à exécution. Il prévoit de supprimer 11 000 postes d'enseignant. M. Santini nous rassure : aucun licenciement en vue, il s'agit seulement de ne pas remplacer une partie des enseignants à leur départ en retraite. Certes, au final, on aura bien 11000 enseignants de moins et donc davantage d'élèves par classe. Ce n'est sans doute pas ce qui améliorera le suivi individuel. Les libéraux n'aiment guère l'enseignement, (ils se vantent souvent d'avoir été des cancres, même s'ils ont fait polytechnique) sauf quand il s'agit d'écoles privées ou de cours du soir payants.

Quotidiennement, TF1 (entre autres) s'applique à dévaloriser les maîtres d'école : ils ne feraient rien pour lutter contre l'échec scolaire, des milliers seraient sans classe : en congé de maladie (comment osent-ils?), détachés syndicaux (le péché inexpiable!) remplaçants ou chargés du soutien scolaire... d'ailleurs pourquoi payer si grassement des fainéants qui sont toujours en grève?
Bref, on est en plein délire de pilier du café du commerce, comme d'habitude sur TF1 mais cette bouillie pour les chiens et les chats n'est pas gratuite. Dévaluer les fonctionnaires est le premier pas vers leur diminution drastique en attendant leur disparition complète, phénomène qui apparaît fréquemment au cours des doux rêves de MM Sarkozy et consort.

Mais pourquoi s'acharner sur ces malheureux fonctionnaires, s'ils ne sont pas réellement si nuisibles? Eh bien, mais c'est qu'il s'agit de libérer un marché possiblement juteux de l'emprise exécrable de l'état. L'éducation, comme tout le reste, doit se trouver sur le marché, obéir aux lois du marché, profiter à quelque multinationale...

Et la populace, admirative, continue à applaudir celui qui chaque jour les spolie un peu plus.
Car enfin, il faudra bien que vos enfants apprennent à lire, et s'il est besoin de cours du soir, il faudra bien que vous les payassiez, subtils piliers de comptoir qui faites quotidiennement mon admiration éperdue...

vendredi 10 août 2007

le drame des OGM

Il ne devrait pas y avoir de drame comme celui du suicide de ce malheureux agriculteur du Lot, pas plus qu'il ne devrait y avoir d'arracheurs volontaires... pour la bonne raison que les cultures d'OGM en plein champ, dans les conditions actuelles, ne devraient pas être autorisées du tout.

En effet, la culture en plein champ provoque la dissémination des pollens des OGM et on ignore tout des effets sanitaires de cette dissémination. Du reste, les OGM sont sous brevet (des brevets, si je ne m'abuse, d'une durée de soixante ans!) et appartiennent à ceux qui les ont mis au point, qui bénéficient de revenus appelés communément "royalties" lorsque les plantes en question sont cultivées. Lorsqu'un agriculteur utilise ces OGM, il doit rémunérer les concepteurs. Il lui est interdit de réutiliser les semences obtenues à partir de sa récolte sauf à verser de nouveau des royalties au concepteur.

Si les OGM se disséminent, tout agriculteur sera tenu, pour respecter la loi, de payer des indemnités à leur concepteur dès lors que pour une raison ou pour une autre (dissémination par le vent ou autre des pollens) il se trouvera des OGM dans ses récoltes. Ce cas s'est déjà trouvé aux États-Unis où une société a traîné un agriculteur devant les tribunaux après avoir trouvé du maïs transgénique sous brevet au milieu d'une population de maïs "conventionnel".

Loin de permettre de lutter contre la faim dans le monde, les OGM pourraient bien conduire les petits agriculteurs à la faillite, lorsqu'ils sont dans l'incapacité de payer les royalties nécessaires. En tout cas, l'agriculture se met de la sorte un peu plus au service des multinationales et des actionnaires.

Ainsi, pour des raisons évidentes de rentabilité à court terme, la production agricole s'oriente vers les prétendus "carburants verts" hâtivement parés par la publicité de séductions "écologistes". On ne voit là aucun souci de la part des grandes sociétés de s'attaquer au problème de la faim.

lundi 6 août 2007

les vacances de notre sérénissime magnifiscence

Comment! certains gauchistes de mauvais aloi ont le front de critiquer la sérénissime magnificence qui nous fait l'insigne honneur de nous gouverner, vermisseaux que nous sommes, lorsqu'il daigne prendre un peu de repos mérité aux États-Unis auprès de la crème du mérite international?!
Vingt mille euros la semaine? Trente mille même? Et alors? Quand on sait que certains RMIstes, sans rien faire, touchent cette somme en à peine quatre ans, alors que Nicolas (grâces lui en soient mille fois rendues), lui, a si aimablement condescendu à accepter la lourde charge de diriger la France...
Il a son portable dans le slip de bain, car même en vacances, il travaille, lui, tas de fainéants indignes de lui baiser la tong!

lundi 30 juillet 2007

Rioufol : le bloc-note à vau-l'eau du prétendu "Figaro"...

Rioufol? ça veut dire "ruisseau fou" en occitan ("crazy brook") mais son discours est un flux de banalités moins folles que conventionnelles condescendantes et conformistes pré-concoctées depuis des décennies par les chantres du chacun pour soi, admirateurs du dieu NASDAQ inféodés au MEDEF, complices des malfrats friqués dopés à la cocaïne, des propriétaires de yacht, titulaires d'un compte en Suisse, des exploiteurs qui se foutent du tiers comme du quart monde, des empoisonneurs à la solde de Philip Morris, pourvoyeurs d'armes, blanchisseurs d'argent sale abonnés à clearstream, des fainéants qui se pavanent dans leurs Rolls en crachant sur les pauvres, les chômeurs les facteurs, les guichetiers et les maîtres d'école...


"Brainwashed by the Nikkei
Brainwashed by Dow Jones
Brainwashed by the FTSE
Nasdaq and secure loans

(...)

You're brainwashed by the press
Brainwashed by computer
Brainwashed by mobile phones
Brainwashed by the satellite
Brainwashed to the bone"

(George Harrison)

jeudi 26 juillet 2007

Education : service minimum?

Une grande partie des Français interrogés par le Parisien sont favorables au service minimum dans l'éducation prôné par M. Fillon.

En primaire, si les enfants sont accueillis par les enseignants, ces derniers sont présents et travaillent : pour eux, c'est la fin du droit de grève. S'il s'agit d'une garderie effectuée par d'autres que les enseignants, où trouver le personnel compétent et comment le rémunérer?

M. Fillon n'ignore pas que ce genre de déclaration est populaire. Il s'agit de manipuler l'opinion, de caresser les râleurs et les piliers de comptoir dans le sens du poil... en attendant de les assommer à coup de TVA...

lundi 9 juillet 2007

On a bafoué la tour!

Au stade Benfica de Lisbonne, voici qu'en ce 07/07/07 ont été désignées par vote populaire les sept nouvelles merveilles du monde. Belle idée, mais notre pays, hélas, n'est pas récompensé!

Hélas! la tour Eiffel, qui faisait partie des favorites, n'est donc pas élue merveille du monde. Tous les journaux de France et de Navarre en font justement l'observation. O tempora, o mores! quel injustifiable oubli! Ne devrait-on pas protester auprès des Nations Unies?

Cependant consolons-nous! car nous avons les Champs-Elysées! Eh oui! -la plus belle avenue du monde quand même! Quoi qu'en disent les jaloux, à Paris on a la chance de vivre au milieu de tant de superbes et rares beautés...

Parmi tant de mérites, autour des merveilleuses boucles de la superbe Seine, je citerai en premier notre lumineux président de la république, flambant neuf dans son superbe palais; ensuite viendra notre immortelle déclaration des droits de l'Homme et du citoyen... le monde entier nous l'envie. Et notre si belle devise Liberté Égalité Fraternité est-il possible de faire mieux?

Et j'en dirais, et j'en dirais, mais ce qui passe tout cela, le fleuron des fleuron, la cerise sur la tarte à la crème, ce qui isole le peuple francilien au dessus des nuées c'est sa légendaire modestie!

samedi 7 juillet 2007

Drôlement renseignée, la Boutin...

Une vidéo sur internet fait scandale. Christine Boutin explique qu'elle ne trouve pas si farfelus les internautes qui prétendent que Bush est responsable des attentats du "Onze septembre".
Évidemment, une femme d'état n'est pas censée s'engager sur ce terrain-là, mais après tout, ce n'est qu'une opinion, et elle n'est pas si originale...

Grâce aux attentats de New-York, Bush a convaincu ses concitoyens et l'opinion internationale de la nécessité d'envahir l'Afghanistan, puis l'Iran, assurant pour dix ans l'approvisionnement en pétrole de ses copains les P-DG des multinationales. Il a installé un régime d'exception dans son propre pays (patriot act) qui lui a permis de museler tout le monde et d'être réélu en grande pompe, et en plus il s'est trouvé une excellente raison de haïr et de punir les ennemis de l'état d'Israël...

Si Bush n'est pas directement responsable des attentats, (on est certain par exemple qu'il ne conduisait aucun des avions) on peut supposer au moins qu'il l'a espéré très fort!

vendredi 6 juillet 2007

jeudi 5 juillet 2007

le tour de France ou le problème du dopage

Avec juillet arrivent les vacances et le tour de France et... immanquablement on ramène sur le tapis le problème du dopage. A croire que c'est une pratique saisonnière, réservée aux forçats de la bicyclette...
C'est une chose bien connue des piliers de comptoir, le vélo, c'est trop dur. "Ils" sont obligés de prendre des produits. Tandis que les footballeurs, (et les nageurs, et les athlètes de toute sorte), eux, c'est bien connu, sont blancs comme coc... comme neige . Aucun d'entre eux ne triche et d'ailleurs, le foot, c'est de tout repos!
En l'absence de contrôle, ils sont de toute façon présumés innocents...

dimanche 1 juillet 2007

restons vigilants

Nos amis anglais ont une fois de plus éventé un attentat qui aurait pu faire des centaines de victimes, (ou davantage, qui sait?). Ces salauds de terroristes ont toutes les audaces.

Pour venger ces centaines de morts innocentes et heureusement virtuelles, Michelle A.-M. notre courageuse ministre a décidé de maintenir le plan vigie-pirate à son niveau rouge. La prévention, c'est ce qu'il y a de mieux...

Annuellement, et dans notre seul pays, 60 000 morts prématurées sont dues à l'usage du tabac, 50 000 à l'alcool, 20 000 à des maladies professionnelles, 12000 au suicide, 8000 à la violence routière, sans compter le sida, le cancer, l'infarctus, les accidents domestiques...

Tout cela n'est rien quand on pense que le dernier attentat en France ne remonte qu'à 1995 à la station Saint Michel et avait alors causé la mort, certes regrettable, de 8 (huit) personnes!

On a plus de risque de mourir d'une piqûre d'abeille ou frappé par la foudre que par les bombes terroristes. Il faudrait peut-être entourer les ruches d'un cordon de CRS, et interdire les sorties par temps orageux, non?

lundi 25 juin 2007

A bas le camembert!

Parmi tout le fatras qui nous empêche d'être nous-mêmes, il y a les symboles nationaux.

J'écoutais tout à l'heure une émission de France-Inter sur le camembert. Un monsieur, auteur d'un ouvrage sur ce sujet punais, montrait combien le camembert est plus qu'un fromage, c'est un symbole national. Chez mes Grands-parents, il y avait du camembert, mais ma Grand-mère prenait de la Vache Qui Prie, (ce qui est encore cent fois pis) seul mon Grand-père en consommait. Mon père en étalait sur les tartines qu'ils trempait dans son café matinal. Je le surpris un matin occupé à cette besogne, ce qui accentua encore notre mutuelle incompréhension.

J'ai été amené à goûter la chose. Honnêtement, ni l'odeur ni le goût ne m'ont porté à une passion pour ce fromage. Un bon camembert commence par puer. Certes, tout fromage sent, mais le camembert pue de manière sournoise. Il ne pue pas la merde, comme prétendent certains, il fleure plutôt la transpiration pédieuse... A la découpe, il n'offre qu'une molle résistance et s'affaisse, quand il ne craquelle pas. En bouche, on a le contact désagréable de sa peau épaisse, blanchâtre, plâtreuse, qu'on aurait bien voulu éviter. Mais il est impossible d'ôter la peau d'un camembert : tout vient avec. Quand on a avalé ce mélange de pâte croûteuse et de coulure gluante, il reste un arrière-goût sinistre que le café suffit à peine à dissiper.

Pour tout dire, je trouve le camembert irrécupérable, que ce soit sur le plan gustatif ou sur le plan idéologique. Le camembert pue, est mauvais, et de plus le camembert est de droite nationaliste, centraliste et néanmoins libérale.

La preuve? le Monsieur du livre, sur France Inter, nous a appris que dans la besace du poilu se trouvait du camembert, fait avec le lait dont auraient tant eu besoin les petits affamés des villes. Du fromage dans la besace, pourquoi pas, mais pourquoi du camembert?

D'aucuns ont pu dire qu'il était difficile de gouverner un pays où on trouve tant de fromages différents... La solution? Les remplacer tous par le camembert!

Le camembert, c'est le fromage français par excellence, ou du moins c'est ce qu'on voudrait bien nous faire croire.

Depuis que je connais le Saint-Nectaire et sa tome, le Cantal, le Bleu d'Auvergne, la Fourme d'Ambert, tous produits de notre région, et aussi évidemment le Roquefort, et tant d'autres petits fromages d''intérêt local" le camembert est bien oublié!

Le seul avantage du camembert, c'est son prix! Mais aujourd'hui où nous avons tous notre content de calories et même davantage, ne vaut-il pas mieux consommer moins de fromage et en consommer du meilleur? Il faut connaître les fromages du coin où l'on habite, ils sont moins chers, et bien meilleurs que les saloperies industrielles dont, quoi qu'on en dise, le camembert fait partie...

jeudi 21 juin 2007

Ouf! Désormais les grèves ne seront plus payées!

M. Sarko nous refait le coup des "grèves qui désormais ne seront plus payées". Voilà une réforme utile (Raffaffa l'a déjà faite, mais on peut recommencer souvent, ça fait le meilleur effet auprès de nos amis piliers de comptoirs.)

Bravo donc! Et désormais Noël tombera un 25 décembre...

libéraux? pas tant que ça...

M. Raffarin et ses sbires avaient bien raison de dire que la France est "irréformable". En effet, tant que les capitaux seront à l'abri dans des banques suisses, leurs propriétaires, tous ces gens plein de "mérite" qui "font vivre" les gens pourront continuer à régenter l'économie, les médias et du même coup la politique dans le pays.

Imaginons que je sois pour la liberté du commerce, que je veuille favoriser le mérite personnel et le travail. Je commencerais par supprimer toutes les multinationales qui sont une entrave à la liberté d'entreprendre. Je taxerais fortement la transmission des capitaux, je permettrais que chacun commence dans la vie avec un certain pécule et, luttant à armes égales avec ses pareils dans la société, prouve ainsi sa valeur.

Il se trouve que cette vision de la société, je la rejette et ne conçoit pas l'existence humaine comme un combat contre les autres. Mais même en se supposant adepte de la compétition, on ne peut partager le point de vue des Fillons, Sarkozy et autres Raffarins!

Ceux-ci, qui se prétendent "libéraux" sont en réalité d'affreux conservateurs... Possédant d'ores et déjà, eux, leurs amis et parents, les rênes de l'économie et des médias, s'appuyant sur ces derniers ils confisquent le pouvoir politique pour mettre en oeuvre une politique conservatrice, où précisément les personnes méritantes et travailleuses n'auront aucune chance de se faire une place au milieu des héritiers et autres fils à papa. Tout sera fait pour éviter toute redistribution du capital, pour éviter toute conccurrence aux personnes en place.

Les principales victimes de cette politique seront les petits créateurs d'entreprise aux dents longues qui se les casseront inlassablement, les dents, en luttant contre beaucoup plus fort qu'eux. Je n'ai au demeurant guère de pitié pour ces gens qui souvent tiennent des propos méprisants sur ceux qui n'ont pas pour objectif d'amasser le plus de profit possible mais qui trouvent leur satisfaction dans l'accomplissement même de leur tâche.

Méfions-nous cependant de ceux qui "aiment leur métier". L'aiment-ils pour les satisfactions qu'apporte un travail bien fait, ou simplement pour le salaire qui tombe à la fin du mois?

D'ailleurs, pour un libéral, un profit effectué en vendant des armes est aussi justifiable qu'un profit effectué en vendant des layettes. Quitte à passer pour un hippie, un faible ou même une femmelette au moment de l'apéro au café du commerce, je déclare bien haut que ceux qui vendent des armes ou de la drogue, ou des cigarettes (comme l'a fait MMe Thatcher) sont des salopards et non des personnes méritantes, quels que soient les efforts qu'ils aient pu fournir.

mercredi 20 juin 2007

Vivent les patrons qui nous font vivre...

Si les patrons font vivre leurs employés, ceux-ci le leur rendent bien...

lundi 18 juin 2007

populiste contre populaire...

Que de points communs entre les spectacles de Laurent Gerra, les discours de Nicolas Sarkozy et le matraquage de TF1! Dans tous les cas, le même ramassis de préjugés populistes, de brèves de comptoir, et une sérieuse propension au "lynchage médiatique".

traduction :
Si toi y en a écouter Laurent Gerra, Nicolas Sarkozy et Poivre d'Arvor, toi devenir con comme un panier.

jeudi 14 juin 2007

Les libéraux y'en a s'attaquer à la culture

Les libéraux devaient tôt ou tard s'attaquer à la culture, s'appuyant une fois de plus sur les piliers de comptoir, le plus grand parti de France. Quand je parle de "culture", il ne s'agit pas de Jack Lang, de la fête de la musique et autres gay pride. Non je veux seulement parler des savoirs, de ce qui s'enseigne et se transmet.

Les piliers de comptoir n'apprécient pas que certains puissent avoir de l'intérêt pour autre chose que les soupapes de leur bagnole, le classement du PSG ou le linge de maison et les chiffons pour ces dames. C'est même comme ça qu'on reconnaît un pilier de comptoir : non seulement il n'a aucune culture, non seulement il ne voit pas l'intérêt d'en acquérir une (car cela s'acquiert, eh oui!) mais encore il ne supporte pas que d'autres en aient une.

acquiert-on la culture? Principalement à l'école, au collège, au lycée, à l'université.

Pour les libéraux, le principal défaut de la culture c'est que d'une part ça coûte au contribuable (donc au chef d'entreprise que le libéral est ou projette d'être) et que d'autre part, la culture ne s'achète pas et ne se vend pas. Gros défaut s'il en est! Celui qui écoute un professeur à la faculté et apprend ne gagne pas un centime et n'en dépense pas plus. Aucun argent ne circule, le professeur n'est pas moins riche d'argent d'avoir transmis ce qu'il savait. Donc, pour le libéral, l'enseignement ne sert à rien. C'est là que le libéral rejoint le pilier de comptoir et trouve en lui un allié objectif.

Quand le libéral profère que, par exemple, l'enseignement du dessin d'art ne sert à rien, le libéral crache sur la culture, et ça, ça plaît vachement au pilier de comptoir. Evidemment, le libéral a une idée derrière la tête, toujours la même : diminuer les impôts pour des raisons évidentes, et d'autre part orienter les personnes désireuses d'apprendre le dessin vers un enseignement privé et payant, de manière à dégager des profits.

Le pilier de comptoir, lui, il trouve que le dessin d'art "ah ben ça sert à rien"; il ne voit pas plus loin que ça. Ne connaissant ni le dessin ni quoi que ce soit d'autre, il ne pourra profiter de la privatisation, et ne payant guère d'impôt il ne profitera pas des économies projetées. (L'argent économisé, au demeurant, sera certainement réorienté vers la subvention des universités privées, qui argueront de la nécessité pour un pays comme le nôtre de favoriser l'enseignement du dessin.)

Et les fils et filles du pilier de comptoir ne pourront pas apprendre le dessin, car les "frais de scolarité" seront trop élevés pour eux, les subventions ayant été utilisées pour acheter des ordinateurs dernier cri, et non pour faciliter l'entrée des démunis, qui, s'ils le sont, c'est qu'ils le méritent.

Ce qui vaut pour le dessin vaut pour le latin, le grec, l'italien, et c...
Mais alors que va-t-on enseigner à l'université?

N'allez pas croire que le libéral (et son allié le pilier de comptoir) veuillent en finir avec l'enseignement! Oh que non! L'enseignement, selon le libéral, doit servir à fournir de bons ouvriers aux entreprises. L'enseignement doit former des tâcherons pour que Bouigues, Michelin, et consort n'aient plus à chercher vainement, les pauvrets, des victimes consentantes pour faire fonctionner leurs usines, accomplir les travaux nécessaires à l'augmentation des profits des actionnaires, à l'augmentation de l'effet de serre, bref, à la croissance...

Ben oui, vous avez cru que les entreprises étaient là pour que le citoyen lambda puisse vivre heureux et libre?Eh bien non! Le citoyen lambda doit certes "aller à l'école" (comme disent les piliers de comptoir) pendant des années, mais "à l'école", il doit apprendre comment permettre à son patron et aux actionnaires de l'entreprise de faire le maximum de bénéfices. Pour cela, il sera polyvalent, mobile (il n'aura donc pas de famille, ou sera divorcé), ne sera pas syndiqué, (et donc ne fera évidemment jamais grève bien qu'il en ait le droit, bien entendu) et il acceptera sans sourciller que son patron et ses actionnaires, pour des raisons indépendantes de leur volonté soient obligés de délocaliser en l'abandonnant sur place muni de ses compétences désormais obsolètes.

Ce qu'on propose finalement aux universités, c'est de renoncer à leur rôle de transmission de la culture pour devenir un rouage de plus dans l'exploitation des masses au profit des actionnaires. Plus généralement, on dira qu'au lieu de mettre la production industrielle au service de la population, il s'agit une fois de plus de mettre la population au service d'une production industrielle génératrice de profits sans doute, mais surtout de gaspillage, de mal-être, et qui, au demeurant, court ainsi au devant de sa propre destruction.

Résumé à l'usage des électeurs piliers de comptoir de M. Sarkozy

Si facultés y'en a fermer, pauvre bougre dans ton genre pas pouvoir trouver école pour enfants à lui. Si écoles privatisées, toi payer autant d'impôts qu'avant sauf que écoles alors réservées à fils et filles de riches. Toi pas avoir intérêt.
Si enfants apprennent à l'école à devenir ouvrier de Bouigues quoi eux faire quand Bouigues y'en aura délocaliser? Hein?
Fabriquer des trucs inutiles pour faire du fric ça y'en a pas bon programme! Toi pas avoir intérêt non plus!